Kellyanne Conway, proche conseillère de Trump, va quitter la Maison Blanche

Au côté du président depuis 2016, la conseillère a annoncé, dimanche, qu’elle souhaitait privilégier sa famille. Son mari, militant républicain opposé à Trump, doit lui aussi procéder à « des changements ».

Par  Publié hier à 09h47, mis à jour hier à 10h41

La conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, dans la salle de presse de la Maison Blanche, le 5 décembre 2019.

La réciprocité est un principe cardinal du désarmement, en relations internationales comme dans les affaires conjugales. L’une des très proches conseillères de Donald Trump, Kellyanne Conway, a créé la surprise en annonçant dimanche 23 août au soir qu’elle quitterait la Maison Blanche à la fin du mois. Présente au côté de Donald Trump dès 2016, elle s’était imposée comme sa porte-parole la plus efficace et la plus redoutable aux heures les plus dures d’une campagne mouvementée. Elle comptait depuis parmi les conseillers les plus influents et avait résisté au tourbillon de départs qui ont marqué le mandat en cours.

Dans la lettre qu’elle a diffusée pour annoncer sa décision, Kellyanne Conway a précisé que son mari, George Conway, allait lui aussi procéder à « des changements ». Cet avocat animait en effet un groupe de républicains viscéralement opposés au président, le Lincoln Project. Il a été à ce titre régulièrement esquinté publiquement par Donald Trump, qui l’a traité notamment de « loser », « jaloux de la réussite de sa femme ».

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Dans une capitale fédérale en proie à des divisions sans précédent entre pro et anti-Trump, le couple suscitait la curiosité autant que la perplexité. Samedi, l’une des filles du couple, Claudia, a sonné l’alarme sur Twitter en assurant songer à se faire émanciper et en se disant « dévastée » à l’idée de voir sa mère prendre la parole à la convention d’investiture républicaine. Dimanche soir, le drapeau blanc a enfin flotté chez les Conway, à tous les étages.

« Unis sur ce qui compte le plus : nos gosses »

« Nous ne sommes pas d’accord sur beaucoup de choses, a convenu Kellyanne Conway en parlant de son mari, mais nous sommes unis sur ce qui compte le plus : nos gosses. » « Nos quatre enfants sont des adolescents et des préadolescents qui débutent une année scolaire à distance, à la maison, pour au moins quelques mois. Comme des millions de parents du pays le savent, les enfants “qui font l’école à la maison” nécessitent un certain niveau d’attention et une vigilance aussi inhabituelle que ces temps-ci », a-t-elle poursuivi, promettant à ces enfants moins de « drama » et plus de « mama ».

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Dans la foulée, George Conway, qui l’avait déjà suggéré au cours de la journée sur son compte Twitter, a annoncé sur ce même canal se mettre lui aussi en retrait de la mêlée politique, sans renoncer à ses convictions. Il est probable qu’aucun des deux ne change d’avis sur Donald Trump, mais leurs disputes n’auront plus comme témoins que les murs impassibles de leur domicile conjugal.

2 Commentaires

  1. Comme d’habitude, l’Agence France Pourritures annonce ce départ comme un « désaveu » de Kellyanne Conway, qu serait en désaccord avec TRUMP.
    Voilà où nous en sommes au pays de la désinformation organisée par les Roquets d’Orsay et leur agence d’ordures qui déverse leurs saloperies aux torchonistes français chargés de les promouvoir dans les médias qui reprennent leurs mensonges sans les vérifier.
    Voilà comment ça marche dans le pays qui donne des leçons de Droit, de Morale et de Justice à toute la planète, mais qui oublie de balayer devant sa porte….

    • En dénonçant unilatéralement le contenant, on n’annule pas pour autant le contenu. Ou fictivement. Du moins d’après de Saussure, ça c’est sûr. Mais c’est bien essayé!

      Kellyanne s’en va, que ça plaise ou pas dans les chaumières et elle s’en va parce que son mari fervent républicain, alimente un club anti-Trump : cela reflète très bien le climat au sein des Républicains et Kellyanne veut sauver sa famille et ses enfants : c’est le portrait craché d’une candidature dite « clivante », mise en lumière par plusieurs membres de la famille elle-même. Maintenant, les défenses d’arrière-garde sont logiques en ce moment, mais croire que c’est la presse qui l’invente fait preuve d’un grand manque de discernement. Mieux vaut prévenir que guérir. Parfois on doit se préparer à une traversée du désert, et le même profil topologique s’annonce en Israël sous 18 mois maximum… L’ennui aux Etats-Unis c’est que, comme c’est le pays des affaires, les meilleurs sont à fond dans le business (comme Trump a pu l’être et c’est en quoi il reflète un idéal-type) et on laisse des pantins tenir les rênes du pays, qu’il s’agisse de Biden ou de son acolyte… Avec les fanatiques, on ne peut pas relater une annonce décevante sans automatiquement passer au bûcher des fake-news, de la manipulation mentale et des extra-terrestres. Que les polarisateurs acharnés se relaxent : on ne vote pas en Amérique et ça ne changera rien au score du match, et nous continuerons de présenter les bons côtés de Mr Trump. Quelques autres de ses avatars aussi, n’étant pas adeptes de Xi JinPing. Merci de votre attention.

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