Nous parlons beaucoup d’un droit que l’on veut institutionaliser qui est le droit à l’avortement. Le droit de la femme semble primé sur le droit de l’enfant. Pour justifier l’IVG le discours porte toujours sur des cas extrêmes. Mais de quoi parlons-nous, et ce qu’il faut savoir.

1 – Les délais pour pratiquer une IVG dépendent de la méthode choisie :

L’IVG chirurgicale peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles.

L’IVG médicamenteuse est pratiquée jusqu’à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit au maximum 9 semaines après le début des dernières règles.

2 – Développements du fœtus

2.1 Premier trimestre : de la fécondation à 14 semaines.

À 5 semaines de grossesse, le cœur de l’embryon commence à battre, mais il n’est pas encore possible de l’entendre lors de l’examen médical.

À 6 semaines, l’embryon mesure 5 mm.

À 7 semaines, la tête de l’embryon est beaucoup plus grosse que le reste de son corps. Ses bras commencent à se former, avec l’apparition des coudes et des mains. Ses doigts ne sont pas encore séparés les uns des autres. Ses yeux sont bien visibles.

À 10 semaines, l’embryon a déjà une apparence humaine : on peut distinguer ses yeux, son nez et sa bouche. Ses paupières sont fermées. Ses doigts sont maintenant séparés et ses orteils commencent à se former. Il commence à bouger ses membres, mais vous ne pouvez pas encore le sentir.

Il passe du stade d’embryon à celui de fœtus : toutes les parties de son corps sont en place, mais elles ne sont pas encore complètement formées. Elles vont continuer à croître et à se développer tout au long de la grossesse.

Entre 10 et 14 semaines, le fœtus grandit et les os de son squelette commencent à se former.

À 14 semaines, il mesure 8,5 cm. Les organes génitaux du bébé sont assez développés pour permettre de savoir s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille, mais ils ne sont pas encore complètement formés. À l’échographie, c’est habituellement entre 16 et 18 semaines que vous pourrez connaître le sexe de votre bébé.

2.2 Deuxième trimestre : de 15 à 28 semaines. 

Fœtus au début du deuxième trimestre.

À 16 semaines, sa tête semble toujours disproportionnée par rapport au reste du corps, mais son tronc, ses bras et ses jambes commencent à s’allonger.

Autour de 20 semaines, l’utérus est rendu à la hauteur du nombril. Les mouvements du bébé sont plus prononcés et assez forts pour les percevoir. Certaines femmes ressentent toutefois ces mouvements un peu plus tôt ou un peu plus tard dans la grossesse. Le bébé est enduit d’une sorte de crème blanche qui protège sa peau. On l’appelle le vernix caseosa.

À 22 semaines, le bébé mesure environ 19 cm. Ses cheveux commencent à pousser et son corps est couvert d’un petit duvet appelé lanugo.

Entre 23 et 27 semaines, le bébé prend du poids et sa tête devient mieux proportionnée par rapport à son corps.

À 24 semaines, il entend les sons de basse fréquence provenant de l’extérieur de l’utérus.

Autour de 26 semaines, ses sourcils et ses cils sont visibles.

Autour de 28 semaines, les yeux du bébé commencent à s’ouvrir. Ils deviendront sensibles à la lumière plus tard, vers 32 semaines.

2.3 Troisième trimestre : de 29 semaines à la naissance

Fœtus à la fin du troisième trimestre.

À 30 semaines, le bébé mesure environ 28 cm.

À 36 semaines, la peau du bébé est rosée et son petit duvet commence à disparaître, même s’il peut demeurer présent jusqu’après la naissance. Le bébé est plus gros, à cause des réserves de graisse qu’il accumule.

Entre 37 et 42 semaines, il est prêt pour le grand jour!

Conclusion :

A 5 semaines de grossesse, le cœur de l’embryon commence à battre. À 14 semaines , les organes génitaux du bébé sont assez développés pour permettre de savoir s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. Et c’est là que l’on peut pratiquer l’IVG. Certains militent pour que se soit à 16 semaines. Or à 16 semaines, sa tête semble toujours disproportionnée par rapport au reste du corps, mais son tronc, ses bras et ses jambes commencent à s’allonger. Ce n’est donc pas ou plus des simples cellules informes.

Nombre de naissances.

En France voici les statistiques de l’INSSE

Nombre d’IVG pratiquées en France.

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie les dernières données disponibles sur le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en France métropolitaine et dans les départements et les régions d’outre-mer (DROM). En France, le taux de recours à l’IVG suit une tendance à la hausse depuis le milieu des années 1990.

Le taux de recours à l’IVG poursuit sa hausse en 2019

En 2019, la France enregistre 232 000 IVG, soit le nombre le plus élevé depuis les années 1990. Si ce sont les jeunes femmes de 20 à 29 ans qui sont les plus concernées par l’IVG, l’augmentation du taux de recours est notable chez les femmes trentenaires depuis les années 2010. La hausse est la plus marquée chez les 30-34ans (+ 3,9 points entre 2010 et 2019). À l’inverse, sur la même période, le taux de recours diminue chez les femmes de moins de 20 ans : chez les 15-17 ans, il est passé de 10,5 pour 1000 jeunes filles en 2010 à 5,7 en 2019, chez les 18-19 ans, de 22,2 à 16,7 IVG.

Alors que la population la plus concernée pratique de moins en moins l’IVG, c’est une population adulte de 20 à 29 ans qui pratique de plus en plus l’IVG. C’est donc une population formée et installée qui est demanderesse de l’IVG.

Résultats 232000 IVG et 741000 naissances fait à peu près qu’un bébé sur quatre disparait dans le cadre d’un IVG . Le droit de la femme est certes garanti qu’en est il du droit de l’enfant ?

Aux Etats-Unis.

En attendant, l’institut Guttmacher, qui milite pour l’accès à la contraception et à l’avortement dans le monde, a constaté une recrudescence des avortements dans le pays, dont les raisons semblent difficiles à expliquer à ce stade. Plus de 930.000 avortements ont eu lieu en 2020 aux États-Unis contre 860.000 en 2017, soit un taux de 14,4 avortements pour mille femmes en âge de procréer contre 13,5 trois ans plus tôt, selon son rapport. Cela correspond à une grossesse sur cinq. La hausse est perceptible dans toutes les régions du pays, avec des variations d’un État à l’autre et parfois même en leur sein.

Des réformes locales pourraient expliquer ces différences (l’ouverture de nouvelles cliniques dans un État, ou le remboursement par l’État des frais pour avorter…) mais la tendance globale reste plus complexe à comprendre, selon le document. Depuis trente ans, le nombre d’avortements réalisés chaque année aux États-Unis avait fortement diminué – il était supérieur à 1,5 million jusqu’au début des années 1990 – grâce aux progrès dans l’accès à la contraception.

Le nombre de naissance aux Etats Unis est de 3 659 289 bébés l’année dernière, soit environ 1% de plus qu’en 2020, a rapporté le Centre national des statistiques de santé (NCHS). Depuis 2014, le nombre de naissances n’avait cessé de décliner, en moyenne de 2% par an, et même de 4% en 2020.

Résultats 930000 IVG et 3659289 naissances fait à peu près qu’un bébé sur cinq disparait dans le cadre d’un IVG. Le fait qu’une bonne partie de la population est religieuse et s’interdit le recours à l’IVG explique la différence avec la France.

JFORUM.FR

4 Commentaires

  1. Pendant que l’Occident pratique l’IVG le reste du monde lui progresse, les occidentaux vont
    ils finir par disparaître ? Apparemment la faim a disparu de l’Afrique puisque ils se multiplient et croissent plus vite que nous , je crains que l’Europe blanche n’existera plus dans 50 ans si nous nous ressaisissons pas intelligemment…..et que l’on ne me raconte pas d’histoire que c’est une question de femme ou d’homme ou de république !

  2. Le droit à la Vie dans la Liberté et la Dignité devrait être le seul droit mondialement reconnu.
    Il faut être particulièrement rétréci de l’intellectualité et de toute éthique spirituelle pour accorder le droit de mort à la femelle humaine sur son bébé. Le droit à l’avortement ne peut être qu’encadré légalement et circonstancié, comme une exception contingente au droit à la Vie, et médicalement justifié.

  3. Je n’aime pas du tout ce titre terriblement orienté, « en France, une grossesse sur quatre est l’objet d’une IVG » me semblerait plus honnête.
    Je suis également extrêmement choqué qu’ici et là dans le monde ce droit fondamental de liberté féminine soit remis en question.. !
    Ce droit, d’ailleurs, ne concerne à mon avis que les femmes, et les discussions, les législations devraient leur être réservées avec l’exclusion de la gente masculine.
    Au strict sens légal, un « bébé » n’a d’existence qu’au premier jour de sa naissance, toute autre définition me semble une interprétation plus ou moins théocratique n’ayant pas sa place dans une constitution républicaine respectant et protégeant ses citoyennes et citoyens dont l’égalité est un des marqueurs d’une démocratie..
    Les contrôles des naissances du ressort exclusif des femmes sont par ailleurs le seul moyen de gérer les risques d’explosions démographiques de la planète, quand bien même une phase temporaire de vieillissement de la population serait inévitablement à gérer..
    Des femmes libres, des femmes éduquées sont indispensables !

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