Les manifestations contre la corruption s’étendent de Téhéran aux autres villes iraniennes
Les rassemblements contre la corruption sur les grandes places, se sont propagés jeudi, partant de Téhéran pour attirer un nombre estimé à environ 50.000 à 60.000 manifestants de plus à Mashhad, Kermanshah, Urmia, près de la frontière turque et Arak entre Téhéran et Ispahan. Debkafile, en rédigeant ses articles sur cette vague montante de protestations populaires iraniennes, souligne qu’elles deviennent de plus en plus à thèmes politiques. Des affiches appellent à la »Mort à Rouhani » et des groupes crient en chœur : « Non à la Syrie! Non au Liban! Non à Gaza! » [à l’aide militaire, matérielle et humaine à l’exportation] et « La corruption est partout! ». A Mashhad, les manifestations se sont rassemblés à l’extérieur de la résidence du favori du Guide Suprême pour la présidence : Ebrahim Raisi, qui dirige le Astan Quds Razavi, L’organisme financier personnel de Khamenei.

Selon Iran Manif – La foule de deux mille personnes qui s’est rassemblée sur la place Azadi de Kermanchah en Iran continue de manifester et ne cesse de grossir.
Les slogans reflètent l’art qu’ont les Iraniens de scander leur colère: « Laissez tomber la Syrie, pensez à nous », « Le peuple mendie et Monsieur (Khamenei) se prend pour Dieu », « Rejoignez-nous! ».
Le cortège s’est ébranlé pour défiler dans les rues de la capitale kurde. Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes. La foule a répliqué : « A bas la dictature »!
Sanandaj, la ville voisine, déborde de forces de sécurité, agglutinées les unes sur les autres. Les soldats en service militaire ont confié à ceux qui voulaient manifester qu’ils étaient avec le peuple, mais des unités spéciales anti-émeutes ont été déversées dans les rues.
A Khorramabad des centaines d’habitants se sont regroupés pour manifester leur soutien aux Machadis révoltés contre la misère. Ils ont été rejoints par les épargnants spoliés par les banques d’Etat et l’ensemble des couches sociales. « Il suffit d’une fraude en moins pour régler tous nos problèmes », « Laissez tomber la Syrie, réglez nos problèmes », ont scandé les manifestants.
Les protestations contre la corruption ont d’abord éclaté dans la capitale, Téhéran, à l’extérieur de la résidence de Khamenei, avec des panneaux exigeant de savoir : « Où est l’argent? ». C’est une référence directe aux vastes sommes accordées à nouveau par l’Administration Obama pour avoir signé l’accord nucléaire de 2015 (on parlait alors d’environ 150 milliards de $ devant être « dégelés »]. Le gouvernement a imposé des ordres stricts de censure sur ces événements et a ordonné à de vastes cohortes d’officiers et agents des gardiens de la révolution mobilisés d’agir avec une certaine retenue et de s’abstenir autant que possible de procéder à trop d’arrestations. C’est alors que les manifestations ont commencé à se répandre un peu partout.
anti-corruption demos, Ayatollah Ali Khamenei, Iran
Anti-corruption protests spread from Tehran to other Iranian cities
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Espérons que cette vague de contestation portera ces fruits et qu’ils feront pas la même erreur qu’en 2009, que les saoudiens financent et les occidentaux la suive