À chaque opération militaire contre la bande de Gaza, des hauts responsables du système de sécurité, passés et présents, se tiennent aux côtés des forces armées et politiques, louant avec enthousiasme le rang militaire et politique, nous nourrissant de l’espoir que c’est la dernière guerre. Mais, avec le temps, nous sommes confrontés à la dure réalité qui se développe devant nous : Israël, doté de la puissante armée de la région, peine à obtenir une véritable victoire face à une organisation éphémère et aucune stratégie n’existe.

« Une opération sans précédent », déclare un général (à la télévision). « Le djihad islamique en prend un coup de la tête aux pieds », déclare un ancien haut responsable du système de sécurité dans un autre studio. Un autre général imposant exprime avec enthousiasme : « Une opération aussi précise n’a pas été menée depuis cinquante ans, depuis l’opération ‘Aviv Neurim' ». Nous sommes habitués à ce rituel à chaque opération militaire contre la bande de Gaza. Dans les studios, des généraux vêtus d’uniformes bien ajustés occupent les chaises et envoient des éloges exceptionnels à l’opération militaire dans l’espace public. Même les rangs politiques reçoivent des éloges, bien que certains d’entre eux s’opposent farouchement à la politique du gouvernement et la critiquent.

Cette dynamique se répète cycliquement depuis de nombreuses années. Chaque opération qui s’est déroulée durant presque ces 20 dernières années a eu droit à un rituel régulier : d’anciens militaires se vantent et disent que nous assistons à une opération exceptionnelle qui changera l’équation contre la bande de Gaza, qui obtiendra une dissuasion significative contre les organisations terroristes et garantira une longue période de tranquillité aux citoyens du sud. Mais, la réalité se développe devant nous à maintes reprises. La dissuasion n’est pas atteinte, et peu importe à quel point les détails de la dernière opération sont saisissants, après un court laps de temps, nous retournons à ce cercle vicieux qui envoie des millions de citoyens dans les abris, porte atteinte à l’économie et, surtout, cause des traumatismes inimaginables aux générations d’enfants qui grandissent.

« Le moment est venu de continuer jusqu’au bout. Ne pas aller vers un cessez-le-feu. Nous sommes habitués ici à prolonger cela pendant plusieurs jours. L’essentiel est que nous sortions avec le dessus », a déclaré hier un citoyen de la ville de Sderot à l’un des journalistes des chaînes de télévision. Ces mots, cette mélodie douce, sont si familiers. À chaque cycle de combats, nous entendons les mêmes choses de la part des citoyens en danger dans la périphérie. Pour eux, contrairement aux résidents du centre, il s’agit de leur vie même et non seulement de titres ou de flashs d’actualités. Il est surprenant qu’ils croient toujours en un changement, qu’une initiative révolutionnaire viendra changer l’équation selon laquelle chaque prochaine escalade est inévitable.

Mais, parlons un instant de l’ennemi. Contre qui nous nous battons. Les récentes opérations menées dans la bande de Gaza se sont concentrées sur le Jihad islamique, la seconde organisation en importance dans la bande de Gaza, loin derrière le Hamas qui règne en maître sur Gaza. Israël, avec l’une des meilleures forces aériennes au monde, des capacités de renseignement exceptionnelles, enregistre des réussites contre une organisation ridicule qui réussit à arrêter le pays encore et encore, et tout ce que le rang politique et militaire parvient à obtenir contre eux se résume à une goutte d’avertissement qui peut peut-être maintenir une position pendant un certain temps. Vraiment maintenant. Est-ce le résultat maximal que l’armée la plus puissante de la région peut nous apporter ?

Et, qu’en est-il de la stratégie à long terme, existe-t-elle même en Israël ?

Finalement, les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza ne disparaîtront pas soudainement, et leur nombre ne fera qu’augmenter. Leur hostilité envers nous est là pour rester. Depuis leur plus jeune âge, ils sont éduqués à haïr les Juifs, dans les écoles et autres cadres éducatifs. Alors, quelle est la stratégie d’Israël face à ce problème ? Continuer dans des cycles sans fin ? Essayer de gagner encore un peu de tranquillité à chaque cycle ? Vivre pour toujours avec notre épée à la main ?

Israël semble interdit de victoire. À aucun moment la défaite totale de l’ennemi ne nous est autorisée, pour lui éviter l’humiliation. Alors que l’Occident et les États-Unis ont su humilier l’Allemagne nazie et le Japon pour mettre fin à la guerre, nous avons le sentiment qu’Israël a le droit de perdre, mais n’a pas le droit de gagner complètement. Israël, au péril de sa vie, ne peut pas anéantir ses ennemis, aussi sauvage soit-il, parce qu’il convient de choyer les ennemis d’Israël, comme l’ont fait les institutions internationales pendant 75 ans à l’égard des Palestiniens. Les États-Unis veulent absolument imposer à Israël un État palestinien en Judée Samarie. Ça sera le troisième : le Royaume de Jordanie, l’État du Hamas à Gaza, et l’État du Djihad islamique en Judée Samarie.

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3 Commentaires
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paris

le coran est la source même de la haine des juifs
combien de sourates demandent la disparition des juifs
mais ces écrits sont ils vraiment de Mahomet? Qui peut le certifier ?
Dés la mort du « prophète » les rivalités entre Téhéran Bagdad La Mecque ne sont pas éteintes de nos jours.
Si Mein Kampf est interdite d’édition il serait normal d’interdire le Coran tel qu’il parait aujourd’hui.

Jacques

Un seul homme puissant peut laisser le plus fort militairement gagner la partie, que ce soit en Cisjordanie ou en Ukraine, son nom est Donald Trump. Pendant des siècles, le plus fort gagnait. Depuis le 20eme siècles, les puissances occidentales soutiennent le plus faible pour éterniser les guerres, que ce soit en Israel ou en Ukraine. Pourquoi ? tout simplement parce que ces puissances occidentales vendent beaucoup d’armes au Moyen Orient et en Ukraine, et les entreprises productrices d’armes donnent une commission au leaders politiques qui prolongent ces guerres en privilégiant le parti le plus faible.
Qu’on le veuille ou non, la paix est le pire cauchemar d’un fabricant d’armes. De meme, une population en bonne santé est le pire cauchemar d’une entreprise pharmaceutique.

Franck DEBANNER

Tout à fait d’accord !