Huckabee recadre Carlson après une interview explosive
Une interview menée à l’aéroport Ben Gourion a déclenché une vive controverse entre l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, et le commentateur conservateur Tucker Carlson. L’échange, rapidement relayé sur les réseaux sociaux, a donné lieu à une série de déclarations et de réponses publiques, illustrant les tensions croissantes autour de la couverture médiatique d’Israël.
Au cœur de la polémique figurait une affirmation de Carlson selon laquelle Israël aurait servi de refuge à un ressortissant accusé d’agression sexuelle aux États-Unis, Tom Alexandrovich. Le journaliste évoquait, de manière plus large, « des dizaines » de suspects qui auraient fui vers l’État hébreu pour échapper à la justice américaine. Huckabee a contesté ces propos, affirmant qu’ils déformaient la réalité. Selon lui, Alexandrovich, citoyen israélien arrêté dans le Nevada en août 2025, avait été libéré sous caution et n’avait enfreint aucune décision judiciaire en regagnant Israël. Il aurait comparu à distance devant le tribunal et plaidé non coupable.
Dans plusieurs messages publiés sur les réseaux sociaux, Huckabee a reproché à Carlson de ne pas avoir vérifié les faits avant de formuler ses accusations. Il a estimé que l’interview visait davantage à « piéger » qu’à informer. L’ambassadeur a également dénoncé d’autres allégations avancées lors de l’entretien, notamment celle impliquant le président israélien Isaac Herzog dans des contacts supposés avec Jeffrey Epstein. Huckabee a fermement réfuté cette affirmation, qualifiant toute insinuation de diffamatoire.
Peu après, Carlson a publié une vidéo reconnaissant avoir reçu une communication officielle du bureau présidentiel israélien indiquant qu’Herzog n’avait jamais eu de lien avec Epstein. Il a présenté des excuses pour avoir relayé une accusation sans preuve suffisante, admettant avoir manqué d’informations fiables au moment de ses déclarations.
L’échange ne s’est pas limité aux questions judiciaires. La discussion a également porté sur la définition du sionisme. Huckabee a exprimé son incompréhension face à ce qu’il a décrit comme une conversation « confuse » et détournée de son objet. Il a proposé une définition simple : le sionisme correspond, selon lui, à la conviction qu’Israël a le droit d’exister en sécurité. Il a affirmé avoir demandé à Carlson de se prononcer clairement sur ce point, sans obtenir de réponse explicite.
Enfin, Huckabee a accusé le commentateur de relayer ou d’évoquer des théories controversées, dont la thèse dite « khazare », largement rejetée par les historiens et souvent associée à des discours conspirationnistes. Il a souligné que ces idées circulent dans certains milieux extrémistes et qu’elles contribuent, selon lui, à alimenter des perceptions erronées.
Cette séquence illustre l’intensité des débats médiatiques actuels autour d’Israël et du conflit régional. Elle met en lumière la responsabilité des acteurs publics, qu’ils soient diplomates ou commentateurs, dans la vérification des informations et la précision des propos tenus sur des sujets sensibles.
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Les melons n’ont pas besoin de jeter Israël aux orties, ni les antisémites transformés en anti Sionistes, les Juifs d’Israël le font parfaitement bien.