
Selon nos confrères de i24News, Recep Tayyip Erdoğan a laissé entendre jeudi que “Jérusalem appartenait à la Turquie”, faisant référence au contrôle de l’Empire ottoman sur la ville pendant une grande partie de l’ère moderne.
“Dans cette ville que nous avons dû quitter en larmes pendant la Première Guerre mondiale, il est encore possible de croiser des traces de la résistance ottomane. Donc Jérusalem est notre ville”, a-t-il déclaré aux législateurs turcs lors d’un important discours politique à Ankara.
“La question de Jérusalem n’est pas un problème géopolitique ordinaire pour nous. En effet, l’aspect physique actuel de la vieille ville, qui est le cœur de Jérusalem, a été imaginé par Soliman le Magnifique, avec ses murs, son bazar et ses nombreux bâtiments,” a précisé le président turc.
Le peuple palestinien vit à Jérusalem “depuis des milliers d’années, mais ses droits ont été violés”, a-t-il conclu.

«Jérusalem est notre ville», affirme Erdogan qui rappelle la résistance ottomane au sein de la ville sainte
«Jérusalem est notre ville.» Tels ont été les mots de Recep Tayyip Erdogan ce jeudi lors d’un point presse au cours duquel il a rappelé les sacrifices des soldats ottomans qui se sont battus durant la Première Guerre mondiale pour sauvegarder la ville sainte, rapporte l’agence Anadolu.
Dans le contexte de normalisation des relations avec Israël, le Président turc a déclaré ce jeudi 1er octobre «Jérusalem est notre ville», relate l’agence de presse turque Anadolu sur son compte Twitter.
#عاجل | #أردوغان: #القدس مدينتنا سيما أنه من الممكن إلى اليوم العثور على آثار المقاومة العثمانية التي اضطرت للخروج منها خلال الحرب العالمية الأولى
— ANADOLU AGENCY (AR) (@aa_arabic) October 1, 2020
«Jérusalem est notre ville, d’autant qu’il est possible à ce jour de retrouver les traces de la résistance ottomane qui en a été chassée pendant la Première Guerre mondiale», a affirmé M.Erdogan.
La Turquie rejette l’accord de paix
Le 14 août, au lendemain de l’annonce par Donald Trump de la conclusion d’un accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis, sous les auspices des États-Unis, le Président turc avait dénoncé l’accord et menacé de suspendre les relations diplomatiques avec Abou Dhabi.
«Nous pourrions suspendre nos relations diplomatiques avec Abou Dhabi ou bien rappeler notre ambassadeur», avait-il déclaré lors d’un point presse à Istanbul. «J’ai donné des instructions à notre ministre des Affaires étrangères. J’ai dit que nous pourrions suspendre nos relations diplomatiques avec le gouvernement d’Abou Dhabi ou bien rappeler notre ambassadeur», avait-il ajouté.
Quid des relations israélo-turques?
Les relations entre la Turquie et Israël ont été gelées en 2010 suite à l’incursion violente de la marine israélienne sur le Mavi Marmara, navire turc qui acheminait de l’aide humanitaire vers Gaza, causant la mort d’au moins dix personnes. Un événement sanglant qui a entraîné le retrait des envoyés diplomatiques des deux parties.
En 2016, les deux pays ont annoncé la normalisation de leurs relations diplomatiques, sans pour autant avoir d’ambassadeurs dans leurs capitales respectives depuis que les États-Unis ont déménagé leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem en mai 2018.
En dépit de cette situation, la coopération militaire et économique entre les deux États a continué à se renforcer. Entre 2017 et 2018, les importations israéliennes en provenance de Turquie sont passées de 3 à 6,2 milliards de dollars, selon le site France diplomatie.
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ET TA SOEUR
ROSA