Eran Zahavi: la star du foot israélien

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Eran Zahavi, qui célèbre ici un but 

Comment Eran Zahavi s’est mué en serial buteur avec Israël et Guangzhou R&F

 

 

 

 

 

 

Actuel meilleur buteur des éliminatoires de l’Euro 2020 avec 11 réalisations, Eran Zahavi impressionne à la pointe de l’attaque d’Israël. En Chine aussi, avec son club du Guangzhou R&F, le buteur affole les compteurs. Présentation.

Cristiano Ronaldo ? Harry Kane ? Antoine Griezmann ? Kylian Mbappé ? Et non, le meilleur buteur des éliminatoires de l’Euro 2020 n’est pas l’une de ses superstars. C’est Eran Zahavi qui trône sur le fauteuil de leader du classement des meilleurs artificiers d’Europe, avec 11 réalisations en 8 rencontres. L’attaquant d’Israël est intenable avec sa sélection.

Sur ses 10 dernières capes, le natif de Rishon LeZion a trouvé le chemin des filets à 13 reprises ! À 32 ans, il vit une sorte de plénitude, lui qui n’avait jusqu’à présent scoré que 6 fois sur ses 40 précédentes sélections. Pourtant, c’était loin d’être l’amour fou entre l’équipe nationale et lui ces derniers mois.

En 2018, à l’occasion d’un match des éliminatoires du Mondial 2018, perdu face à la Macédoine (0-1, le 7 septembre 2017), il se faisait siffler par son propre public, au point de jeter son brassard de capitaine au sol et de prendre un temps sa retraite internationale.

« Je n’en peux plus, nous sommes dans un pays qui ne sait pas honorer ses grands sportifs, alors je préfère partir. C’est incroyable que le public siffle son équipe, cela ne se produit nulle part ailleurs dans le monde. Je ne voulais pas réagir comme je l’ai fait, mais j’ai implosé », expliquait-il à l’époque au quotidien local Yedioth Ahronoth. Revenu sur sa décision, mais sans le brassard, il affiche enfin la même la réussite qu’en club.

Meilleur buteur des éliminatoires de l’Euro 2020 et de Chinese Super League

Car il n’y a pas qu’au pays que Zahavi est une star. Arrivé au Guangzhou R&F en 2016, contre un chèque de 7,2 M€, il est l’une des plus fines gâchettes de Chinese Super League. Il compte 87 réalisations en 96 apparitions sous ses couleurs.

Cette saison, en 27 matches, il a marqué 29 fois ! C’est beaucoup plus que Paulinho (17), Alex Teixeira (16), Graziano Pellè (15) ou Yannick Ferreira Carrasco (15). Technique, rusé et excellent frappeur, il brille de mille feux aux côtés de Dia Sabaa (26 ans), arrivé cette saison.

Stéphane Mbia, ancien Marseillais qui évolue aujourd’hui à Wuhan Zall, peut en témoigner. « Il est super sympa, très fair-play », nous a d’abord souligné l’ex de Ligue 1 avant d’ajouter.

« C’est un vrai tueur devant le but. Il est très malin dans le placement. Il a fait mal à mes défenseurs oui. Il est vraiment très adroit devant le but. Il est le meilleur buteur du championnat de Chine devant les Brésiliens qui jouent pourtant dans les meilleurs clubs. Il travaille après chaque séance pendant deux heures pour répéter ses gammes devant le but, il n’y a pas de hasard, c’est un sacré bosseur », nous a confié le Camerounais.

Un fin connaisseur du football israélien a abondé dans ce sens. « Le niveau est moins relevé en Chine, ce qui lui permet de tirer profit de ses qualités, mais il fait aussi ce que les autres ne font pas forcément », nous a confié ce spécialiste du football local avant de poursuivre.

Un caractère fort et des débuts compliqués

« Les autres grands noms qui arrivent en Chine ne travaillent pas autant que lui. Ils partent là-bas comme s’ils allaient en vacances. Pas Eran. Il travaille avec l’équipe, puis tout seul. Il travaille beaucoup, il travaille plus que personne en Chine, c’est pour ça qu’il réussit », nous a-t-il indiqué.

Pourtant, rien n’était programmé pour celui qui, l’espace d’une saison, n’avait pas réussi à faire oublier Javier Pastore du côté de Palerme (2 buts en 23 apparitions en Serie A en 2011/12).

« Il a eu des débuts compliqués lorsqu’il était jeune. Personne ne misait franchement sur lui à l’époque à l’Hapoel Tel Aviv. Il a travaillé dur », nous a-t-il avoué avant de glisser une sacrée anecdote.

« Il avait été prêté en deuxième division pour jouer et montrer de quoi il était capable (en janvier 2007, à Ramat HaSharon). Il avait été très bon jusqu’à la fin de la saison. L’Hapoel lui avait dit de revenir à ce moment-là. Mais il avait dit non. Il avait dit au club qu’il n’était pas encore prêt, qu’il avait besoin de s’aguerrir encore en deuxième division. Il était resté une saison de plus et avait brillé. Cela vous montre de quoi est fait ce joueur. Peu de joueurs auraient osé faire ça. Il est revenu à l’Hapoel ensuite et a réussi la carrière que l’on sait », a-t-il conclu. Et connaissant Eran Zahavi, ce n’est pas fini !

Source: www.footmercato.net

1 COMMENT

  1. Eran va essayer de marquer 2 buts contre la Pologne, car c’est probablement la dernière chance de sa vie pour jouer dans un très bon club européen qui joue la Ligue des Champions. Il a déjà l’argent (Chine), il ne lui manque que la gloire.

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