L’armée s’est réunie en urgence, dimanche, peu après que le président, le Frère musulman Mohamed Morsi, a annulé la dissolution du Parlement. 
L’armée ne capitule pas. Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), instance militaire toute puissante censée assurer la transition en Egypte dans l’attente d’une nouvelle constitution, a tenu une réunion en urgence après l’annulation, dimanche, de la dissolution de l’Assemblée du peuple par le président Mohamed Morsi.
Le CSFA a tenu une « réunion urgente sous la présidence du maréchal Hussein Tantaoui pour examiner les mesures présidentielles », rapporte l’agence officielle Mena.
Le président égyptien, Mohamed Morsi, a décidé dimanche de rétablir le Parlement dominé par les islamistes, trois semaines après sa dissolution qui avait permis à l’armée de reprendre à son compte le pouvoir législatif en Egypte.
Il est cependant impossible de savoir quand les députés pourront de nouveau siéger. La police et l’armée forment un cordon autour de l’Assemblée, rebutant quiconque s’en approche, élus compris,rapporte le correspondant de la BBC au Caire.
La décision du premier président civil d’Egypte augure d’un bras de fer avec le CSFA, qui s’était attribué mi-juin le pouvoir législatif grâce à une décision de justice dénoncée comme un « coup institutionnel ».
Le CSFA, dont l’impopularité croît chaque jour, détient également un droit de regard et de veto sur la future constitution.
Mohamed Morsi est issu des Frères musulmans, principaux rivaux historiques des militaires qui dominent le système dans le plus peuplé des pays arabes depuis la chute de la monarchie en 1952.
Avec AFP
L’Assemblée du peuple égyptienne doit se réunir mardi, deux jours après que Mohammed Morsi a annulé la dissolution du Parlement prononcée par l’armée en juin.
Moins de dix jours après sa prise de fonction, le nouveau président égyptien a engagé un bras de fer avec l’armée. Par décret, Mohammed Morsi a ordonné de rétablir le Parlement, dont la dissolution le 15 juin avait permis aux militaires de s’attribuer le pouvoir législatif en Égypte. Dans la foulée, le président de l’Assemblée du peuple égyptienne, Saad al-Katatni, a convoqué une session pour mardi.
L’Assemblée du peuple avait été élue en janvier. Le scrutin s’était soldé par un raz-de-marée islamiste, près de la moitié des sièges revenant aux Frères musulmans et près d’un quart aux fondamentalistes salafistes. Mais la Haute Cour constitutionnelle avait par la suite invalidé ces législatives, en raison d’un vice juridique dans la loi électorale ayant régi le scrutin. Sur la base de cette décision de justice, le CSFA a annoncé en juin qu’il exercerait le pouvoir législatif jusqu’à l’élection d’une nouvelle Assemblée du peuple. Au passage, le CSFA s’octroyait un droit de veto sur tout article de la future Constitution.
Mais la mesure était contestée par le parti de Mohammed Morsi, les Frères musulmans, principaux rivaux historiques des militaires et première force politique de l’Assemblée. Accusant l’armée d’avoir orchestré cette dissolution pour s’adjuger le pouvoir législatif et dénonçant un «coup d’État», ils ont considéré que l’Assemblée du peuple restait valide et gardait le pouvoir législatif.

Morsi «manque de respect à la justice»
La décision du chef de l’État, prise sans annonce préalable, a surpris tout le monde. Pour la presse égyptienne, c’est un «séisme politique», un défi lancé au Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui lui a remis le pouvoir exécutif après la présidentielle. «Morsi a dit au CSFA échec et mat», écrit en une le quotidien indépendant al-Watan, tandis qu’un autre quotidien, al-Tahrir, titre «Morsi a battu le CSFA».
Mais d’autres relèvent que le chef de l’État risque d’avoir sur le dos l’appareil judiciaire. «Dans un pays démocratique, un président ne peut manquer de respect à la justice, proteste Rifaat al-Saïd, chef du parti de gauche al-Tagammu. Qu’il le veuille ou non, Morsi doit respecter les décisions de la justice.» Le dirigeant politique a annoncé que plusieurs partis boycotteraient les sessions de la Chambre. De son côté, la Haute cour constitutionnelle a réagi lundi en rappelant que tous ses jugements étaient «définitifs» et «contraignants», ajoutant qu’elle allait examiner les plaintes déposées contre la décision de Mohamed Morsi.
Le décret présidentiel de dimanche prévoit aussi «l’organisation d’élections anticipées pour la Chambre, 60 jours après l’approbation par référendum de la nouvelle Constitution du pays, et l’adoption d’une nouvelle loi régissant le Parlement». Pour examiner les mesures présidentielles, le CSFA a convoqué dimanche soir une «réunion urgente sous la présidence du maréchal Hussein Tantaoui». Mais pour l’heure, aucune réaction officielle des militaires n’a été publiée.
Avec AFP
La Haute Cour constitutionnelle d’Egypte a déclaré ce lundi que ses jugements s’imposaient à toutes les institutions de l’Etat, en réponse à la décision du président Mohamed Morsi de convoquer le parlement dont l’élection a été invalidée par le tribunal.
La Cour, réunie d’urgence, a précisé qu’elle n’était pas habilitée à revenir sur le décret du chef de l’Etat, mais qu’elle examinerait mardi les recours contestant la constitutionnalité de la décision présidentielle. La Haute Cour a invalidé le 14 juin dernier un tiers des sièges de l’Assemblée du peuple, la chambre basse du parlement, en jugeant la loi électorale contraire à la constitution. Ce jugement a conduit les généraux du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak en 2011, à dissoudre le parlement deux jours plus tard.
«Les décisions et les jugements sont définitifs et ne peuvent faire objet d’appels comme le stipule la loi. Ces décisions et leurs justifications s’imposent à toutes les autorités de l’Etat», a déclaré la Haute Cour dans un communiqué. «La Cour affirme, comme elle l’a fait à plusieurs reprises, qu’elle ne prend parti dans aucune confrontation politique.»
Reuters
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Les frères musulmans sont en train d’assoir leur autorité religieuse, et après ce sera la charia, la loi islamiste, je le dit à tous les égyptiens, ne laissez pas la charia ( loi islamiste ) dominer votre pays . J’espère seulement qu’il n’est pas trop tard . Restez des hommes et des femmes libres, ne vous laissez pas dominer par une religion, qui n’est autre qu’une religion qui veut imposer sa loi en assassinant ceux qui ne sont pas de leurs avis ne vous laissez pas dominer par la charia, qui n’est autre qu’une religion à fabriquer des morts surtout si vous n’êtes pas de leur avis . Vous êtes des hommes et des femmes libres, alors ne vous laissez pas dominer en esclavage par des hommes pratiquant la charia, sinon la charia loi islamiste sera votre esclavages, et ils vous feront devenir esclave de la charia car ils ne veulent que votre mort, car pour eux; c’est LA CHARIA OU VOTRE MORT, CHASSEZ CES GENS DE VOTRE PAYS, un verset biblique dit : que si Dieu vous a affranchis c’est pour votre liberté, alors cette liberté gardez la, chérissez là et débarrassez vous des gens qui veulent vous voler votre liberté
débarassez vous des frères musulmans, débarassez vous de la charia, débarassez vous de cette soi disant religion qui ne veut que votre morts, dans l’espoir de régner sur ceux qui survivront, LES FRÉRES MUSULMANS JETEZ LES DEHORS DE VOTRE PAYS, ET RESTEZ LIBRES, Dieu a payé très chère pour votre liberté, ne vous remettez pas sous un joug de l’esclavage .