Les poupées qui ont appartenu à Denise et Micheline Lévy, qui étaient âgés de neuf et huit ans quand elles ont été brutalement rafflées, ont été données à un musée de l’Holocauste à Paris.

Jewish sisters

Les deux poupées, une rose et une bleu, ont été retrouvées gisant dans la rue après la raffle des deux sœurs et lde eur famille par des gendarmes à Gemeaux, dans l’est de la France, en Février 1944.
Un commerçant du village les a trouvées et gardées. Elles ont traversé trois générations déjà pour que la mémoire des deux jeunes filles soit vivante.

Leur histoire tragique va maintenant être révélée au monde grâce à Frédérique Gilles, 38 ans, qui a décidé de remettre les poupées au Mémorial de la Shoah. Cet enseignant, originaire de la même ville où les petites filles ont été arrêtées, a reçu ces poupées de sa grand-mère.

Elle lui a confié qu’elle n’a jamais joué avec, parce qu’elle était au courant de l’histoire.

«Notre famille a essayé de savoir ce qui est arrivé aux deux petites filles, mais elles ne sont jamais revenus. Nous avons été incapables de retrouver leurs parents ou des membres de leur famille », a dit Mme Gilles au Telegraph.

Elle a confié se sentir mal à l’aise de conserver les poupées, par respect pour les jeunes filles.

 A French schoolteacher will today present the dolls to a Holocaust museum in Paris

«Il n’a pas été facile de les donner, mais ça a été la meilleure chose à faire pour préserver la mémoire de ces petites filles, dit-elle.
Denise et Micheline, leurs parents, grands-parents, une tante, un oncle et un cousin ont tous été déportés de France quelques mois avant la Libération de Paris.
Ils étaient restés cachés aux Gemeaux pendant presque toute la Seconde Guerre mondiale.
Les petites filles étaient nées à Haguenau, dans le Bas-Rhin, près de Strasbourg et de la frontière allemande, mais ont été arrêtées plus à l’ouest et expulsés de France et déportées le 7 Mars, 1944.

Pendant la guerre, les responsables français ont aidé les SS à rafler des dizaines de milliers de Juifs français pour les emmener dans les camps de la mort où ils ont péri dans les chambres à gaz.
Les poupées vont maintenant figurer au musée aux côtés de milliers d’objets – dont un violon dont a joué un prisonnier à Auschwitz.

The Telegraph

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