La radio israélienne a rapporté que des responsables syriens ont déclaré au quotidien koweïtien « Al-Ra’i » que la Syrie considérerait toute attaque israélienne sur ses stocks d’armes chimiques comme une déclaration de guerre et qu’elle pourrait ensuite diriger ces armes contre Israël. L’article notait également qu’une tentative israélienne de détruire les armes chimiques de la Syrie pourrait conduire à des fuites de produits chimiques nocifs.
La contamination pourrait conduire à un grand nombre de décès et obliger la Syrie à répondre.
Ces responsables s’en seraient pris également au premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et aux récentes déclarations du ministre de la Défense Ehoud Barak au sujet d’une possible attaque prévemtive israélienne sur la Syrie pour empêcher que des armes chimiques passent entre les mains du Hezbollah ou d’autres groupes terroristes.
« Ces déclarations sont enfantines et ont été faites sans trop y penser, » a déclaré une source, expliquant que les dirigeants israéliens avaient échoué à comprendre pleinement les conséquences d’une décision israélienne d’attaque.
C’est la deuxième fois cette semaine que des responsables syriens ont menacé d’utiliser des armes chimiques contre un attaquant étranger, même si c’est la première fois qu’Israël est mentionné explicitement.
Ces derniers jours, le nombre de demandes de masques à gaz au sein de la population israélienne a augmenté à plus de 3.000 par jour, semble-t-il suite aux rapports médiatiques généralisés sur le risque d’armes chimiques provenant de Syrie.
3700 personnes en ont fait la demande lundi, 4200 mardi.
Mais sur une journée moyenne, le service postal, sous-traitant de l’Etat, distribue entre 2.000 et 2.200 masques à gaz à travers ses huit stations de distribution et via une livraison à domicile.
Toutefois, en cas d’attaque chimique contre Israël, tout porte à croire qu’Israël n’est pas prêt.
En effet, à ce jour, le Haut Commandement a distribué des masques à gaz à 53% du public.
Selon les services postaux, seuls 4,2 millions de citoyens se sont dotés de kits de protection. 47% restent sans rien.
Selon l’armée israélienne, trois obstacles se posent : un désintérêt du public (ce qui est en train de changer), le budget et la capacité de production annuelle.
Mais théoriquement, pour équiper tous les résidents avec un masque à gaz, il faudrait 1,3 milliard de shekels.
Or aujourd’hui, seules deux entreprises dans le pays fabriquent des masques à gaz – Shalon, qui les fabrique en soi, et Super-Gum, qui remet à neuf les anciens kits.
Même si l’argent était disponible, et si ces deux lignes de production travaillaient à plein régime, il faudrait encore deux ans pour faire tous les kits nécessaires et il n’existe aucun moyen d’accélérer le rythme.
Lundi, la Syrie a déclaré qu’elle utiliserait ses armes chimiques et biologiques si le pays était confronté à une attaque étrangère.
Pour la première fois le régime a reconnu qu’il possède des armes de destruction massive.
La déclaration, publiée par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jihad Makdissi, a suggéré que Bachar al-Assad continuera la lutte pour rester au pouvoir, quel qu’en soit le coût.
Makdissi a également déclaré que les armes étaient en sécurité.
Israël craint qu’elles ne soient livrées au Hezbollah ou qu’elles tombent entre les mains des rebelles, dont beaucoup seraient liés à Al-Qaïda.
Mardi, le principal groupe rebelle, « l’Armée syrienne libre », a déclaré que le gouvernement syrien avait déménagé des armes chimiques vers les frontières.
Mercredi, l’adjoint au ministre des Affaires étrangères russe, Gennady Gatilov, cité par une agence de presse russe, aurait déclaré que Moscou avait reçu « des assurances fermes » de Damas que son arsenal chimique est « totalement protégé ».
De son côté, Israël suivrait les armes de destruction massive syriennes avec des satellites et des drones.
Les opérations de reconnaissance auraient augmenté en raison des craintes que le Hezbollah tente d’obtenir des armes chimiques d’Assad.
Mais les satellites espions, les avions de reconnaissance avancée et les drones ne seraient que quelques-uns des systèmes dont Israël use pour suivre les événements en Syrie et en particulier garder un œil sur les armes chimiques dans le pays.
Mardi, le chef d’état-major de Tsahal, Benny Gantz, a déclaré que les forces loyales à Bachar al-Assad conservaient encore le contrôle des armes chimiques et que la sécurité autour des installations avait été récemment renforcée.
Traduit et adapté par Misha Uzan / JForum (Correspondant Spécial)

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( suite et fin )
» On va les » enrichir » avec de l’uranium »
enveloppé avec la papier cadeau…. naturellement . Peut être un jour de pourim pour fêter çà .
L’arme chimique : » l’arme des pauvres » . On va les » enrichir » avec de l’uranium .