Après les attentats, un tiers des jeunes prêts à rejoindre l’armée

Le 16 novembre dernier, les étudiants du Mans ont tenu à marcher en hommage aux victimes des attentats.-24JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP-

Après les attentats qui ont touché Paris et la jeunesse de France, le 13 novembre dernier, l’institut OpinionWay publie une étude rassurante concernant les jeunes de moins de trente ans (*). En préambule, elle montre que les deux tiers des jeunes Français restent globalement optimistes sur la capacité de la société française à «Être ensemble». Plus positif encore, chez les jeunes de moins de 21 ans, ils seraient 73% à le penser.

L’École joue son rôle mais doit mieux faire

Interrogés sur le rôle de l’École dans l’apprentissage de la citoyenneté, les jeunes se montrent toutefois assez partagés. Près des trois-quarts (74%) estiment que dans leur histoire personnelle et pour eux, l’école de la République a bel et bien rempli son rôle. Néanmoins, un jeune sur deux considère qu’elle n’a pas réalisé sa mission de manière satisfaisante.

Après les événements de novembre, la jeunesse estime qu’il est important d’accentuer le rôle de l’École dans la construction de la citoyenneté. Près de neuf jeunes sur dix jugent que dans les années à venir, elle devra en faire davantage. Cette opinion, très largement partagée, confirme le sentiment selon lequel l’école ne remplit plus aussi efficacement le rôle d’enseignement des valeurs républicaines.

En réponse aux attentats

Face aux événements de novembre, un tiers des jeunes de moins de 21 ans déclarent pouvoir s’engager pour la défense nationale. Il est évident que cette proportion est à rapprocher de l’engouement pour l’armée qui a suivi les événements de novembre.

Pour 89% des jeunes, l’engagement dans la vie de la cité permet une société plus unie et plus forte. Les jeunes femmes sont même 91% à le penser. Seulement, si cette idée générale est acceptée par tous, les formes de cet engagement restent encore à définir. Les associations de proximité (quartier, culture, sports, etc.) constituent la forme privilégiée d’engagement pour les deux tiers des jeunes. A contrario, les engagements des jeunes dans la vie politique paraissent disqualifiés. Seuls 22% d‘entre eux envisagent de s’investir dans une activité politique. Concernant l’adhésion à un syndicat, ils ne sont plus que 11% à l’imaginer.

2 Commentaires

  1. Un tiers c’est très bien et ça contre-balancera la politique irresponsable des dernières années où les bureaux de recrutements de l’armée s’étaient majoritairement ouverts dans les « cités » pour palier au chômage. Car quelque chose me dit que ce tiers se trouve ailleurs…

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