Antisémitisme : la problématique essence du peuple juif

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Antisémitisme : la problématique essence du peuple juif

Le 22 janvier 2019, Jérusalem a accueilli le forum de la Shoah, à l’occasion du 75ème de la libération du camp d’Auschwitz Birkenau. De nombreux chefs d’Etat et responsables politiques internationaux se sont succédés pour témoigner leur amitié à l’égard d’Israël, et dénoncer la résurgence de l’antisémitisme dans le monde, à un niveau rarement égalé au cours de ces dernières décennies. Tous ont déploré la multiplicité des actes antisémites et rappelé la nécessité d’être particulièrement vigilent, de sorte que l’horreur de l’extermination entreprise au cours de la seconde guerre mondiale ne se reproduise plus jamais. En réalité, la question se pose de savoir si la haine viscérale que suscitent les juifs n’est pas directement liée à l’essence du peuple juif : considérer le peuple juif comme ayant été choisi par D pour transmettre un message universel, est juste insupportable.

Le 18 octobre 2019, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur « la liberté de religion ou de conviction », Ahmed Shaheed, s’est dit alarmé par « les attaques contre les synagogues, la profanation des cimetières ou les restrictions imposées au port de symboles religieux et la pratique de rites religieux » constitutif « de violations à la liberté de religion ou de conviction des juifs ». En réalité, il n’en est rien. Bon nombre de juifs ne fréquentent pas les synagogues, ne pratiquent pas la religion, voire, ne sont pas croyants : la judéité n’est pas en lien avec une pratique ou des convictions religieuses mais est simplement identitaire. Les antisémites peuvent être classés en trois catégories.

1° l’antisémitisme religieux

Dans les rapports entre familles religieuses, le mécanisme antsémite fonctionne conformément aux modes comportementaux décrits dans la Bible (épisode de Caïn et Abel et relation entre Jacob et Esaü). Caîn a tué son frère Abel pour n’avoir pas supporté la préférence divine accordée à son offrande. Pour sa part, Jacob a (par la ruse et la complicité de sa mère) gagné le Droit d’ainesse de son frère et, finalement, obtenu la bénédiction d’Isaac. Le mécanisme est donc simple : il suffit de tuer celui qui a été préféré par le Ciel, et prendre sa place… par la ruse.

Dans la chrétienté (qui s’est présenté comme le « nouvel Israël ») il a été répété pendant deux mille ans dans les églises, que les juifs n’avaient pas reconnu Jésus comme « leur Messie » et, plus grave, qu’ils l’avaient tué. L’Evangiles de Mathieu a posé le principe de la responsabilité collective des juifs dans la crucifiction de Jésus : en se lavant les mains, Ponce Pilate se serait adressé aux juifs en les interrogeant : «  Je ne suis pas responsable de ce sang, a vous de voir ». Les juifs auraient alors répondu : « Son sang sur nous et sur la tête de nos enfants ». (Mathieu 27 versets 22 à 36). Conséquence (dans l’Europe chrétienne): meurtres de juifs, sopliation de leur bien, pogroms, statut juridique de sous-hommes…avant que Vatican II (du 11 oct 1962 au 8 déc 1965) ne remette en cause cette doctrine.

Dans le monde de l’Islam, le mécanisme est similaire (avec toutefois la nécessité de se débarasser, non seulement des Juifs, mais aussi des chrétiens). S’agissant des Juifs, il est rappelé qu’ils ont été préférés aux autres peuples (Coran 45, 16) et choisis parmi tous les peuples de l’univers (Coran 44, 32-33), ils n’en ont pas moins « falsifié leurs écritures » (Coran 2, 75) et « supprimé de la Thora l’annonce future de la venue de Muhammad » (Coran 48, 29). Les juifs sont, depuis, considérés « dhimmis », et tenus de payer un impôt parce qu’ils ne professent pas la religion de la vérité (Coran 9,29). Conséquence : Les Musulmans doivent répéter (17 fois par jour) la prière « Al fatiha » par laquelle il est demandé à Allah miséricordieux, de les « guider dans la voie droite et non celle de ceux qui ont encouru ta colère (les Juifs) et ceux qui se sont égarés (les Chrétiens)». La Sourate 2 verset 61 indique ainsi : « Ils (les Juifs) furent frappés d’humiliation et d’indigence. Ils ont encouru la colère d’Allah pour n’avoir pas voulu croire à ses signes et pour avoir tué injustement ses prophètes. Telles furent les suites de leur transgression et de leur désobéissance ». Désormais, les islamistes doivent s’en prendre aux Juifs, et à ceux établis en Palestine, puisqu’il profane(rait) une terre d’Islam.

2° l’antisémitisme gauchiste

Pour les personnes athées (notamment les marxistes), le fonctionnement de l’univers relève exclusivement du matérialisme : il n’existe pas d’être supérieur qui aurait créé le monde, fixé les modalités de son organisation, et choisi un peuple pour transmettre son message. Dès lors, le concept même de « juif » (comme membre d’un « peuple divinement élu ») est une aberration, juste insensé, voire inacceptable. Pour ces personnes, la destruction (ou prosaïquement la disparition) d’Israël permettrait de prouver que D n’existe pas.

Aussi, et par souci de cohérence (également avec leur conviction anti colonialiste), les gauchistes se sont trouvés un alliés de poids, les islamistes, avec qui ils partagent le rêve d’une disparition d’Israël. Pour eux, la haine du juif et d’Israël est liée à l’incompatible existence d’un Etat juif avec leur mode de pensée.

3° l’antisémitisme des suprémacistes blancs

Enfin, pour les suprémacistes blancs, la race blanche est supérieure à toutes les autres et doit dominer le monde (suprématie de la race blanche). Les suprémacistes blancs refusent donc la coexistence et la mixité avec les personnes de couleurs, et aspirent à une régénérescence de la race blanche. La théorie suprémaciste (raciste) justifie, ainsi, les violences faites aux Non Blancs, aux Musulmans et, partant, aux Juifs.

Bien évidemment, l’existence des Juifs remet en question leur suprématie : Israël est un véritable miracle économique, scientifique, intellectuel et, en dehors d’Israël, certains Juifs occupent des fonctions prestigieuses dans les milieux financiers, politiques et scientifiques.

Pour régler le problème de l’antisémitisme, il est indispensable d’édicter des sanctions contre les personnes qui s’en prennent aux Juifs et à leur biens, ou qui diffusent des  messages haineux à leur endroit. De même, doit être martelé qu’Israël est un Etat de droit, reconnu parmi les Nations Unies, et qu’à ce titre, il doit être respecté dans son intégrité et son droit à exister.

Pour autant, il est à craindre que la sanction des actes antisémites ou de la diffusion des propos haineux diffamant Israël, ne suffisent pas, s’il est occulté l’essence particulière du peuple juif. Or, cette spécificité du peuple juif (choisi par le Ciel comme messager), est définitivement inadmissible pour les islamistes, les (islamo) gauchistes et les suprémacistes blancs. Pour les antisémites, s’en prendre aux juifs ou à Israël ne relève pas d’une transgression légale, mais bien d’une conviction viscérale.

La fin de l’antisémitisme supposera donc de l’Islam qu’il se réforme (comme le christianisme), qu’il accepte sa place de benjamin (dans l’ordre des messages religieux), et qu’il intègre le principe de tolérance. Suivront alors, gauchistes et suprématistes blancs qui remettront (naturellement) en cause leur propre théorie.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

1 COMMENT

  1. Dans les jours sombres qui se profilent, le peuple élu, le peuple JUIF sera le seul Peuple qui fera face à Gog et Magog pour sauver le peu de ce qui restera de l’humanité.
    L’histoire de Moise contre Pharaon d’Egypte se produira, mais cette fois-ci dans le sens inverse, c’est-à-dire que nous allons entretenir, nourrir et blanchir l’hydre qui va essayer d’anéantir l’humanité toute entière.
    A BON ENTENDEUR !

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