Un transsexuel israélien de 27 ans, venu à Nantes, le 20 octobre, pour se faire pratiquer une injection de silicone, est décédé samedi des suites de cette intervention pratiquée chez un particulier qui a été mis en examen, selon une information mardi du quotidien Ouest-France.
Le particulier soupçonné d’être l’auteur de l’injection avait été mis en examen le 10 novembre pour « exercice illégal de la médecine et administration de substances nuisibles ayant porté atteinte à l’intégrité physique ». Mais « la victime étant depuis décédée, la mise en examen sera ultérieurement modifiée pour tenir compte de ces conséquences mortelles », a précisé mardi à l’AFP le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin.
La police judiciaire est chargée de l’enquête pour élucider les circonstances dans lesquelles la victime, âgée de 27 ans, est venue à Nantes pour se faire pratiquer une injection de silicone dans les fesses, une opération, interdite en France, destinée à féminiser sa silhouette, selon Ouest-France.
L’opération, pratiquée le 20 octobre avait entraîné un malaise chez le transsexuel qui avait été hospitalisé et était ensuite tombé dans le coma, avec un pronostic vital engagé.
Le particulier soupçonné par les enquêteurs, âgé de 42 ans, a été placé en détention provisoire après sa mise en examen. Inconnu des services de police, il a nié être l’auteur de l’opération en dépit de témoignages affirmant l’inverse.
« Les injections percutanées de silicone à visée esthétique sont interdites sur le marché Français depuis 2001 », selon le site de l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).
NANTES, 15 nov 2011 (AFP)
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