© 2009 AFP (Timothy A. Clary)
Le Suisse Roger Federer, N.1 mondial, a été privé d’un sixième titre consécutif à l’US Open par la « grinta » d’un Argentin de 20 ans au coup droit dévastateur, Juan Martin Del Potro, qui fait lundi une entrée par la grande porte dans le monde des vainqueurs en Grand Chelem.Le Suisse Roger Federer, N.1 mondial, a été privé d’un sixième titre consécutif à l’US Open par la « grinta » d’un Argentin de 20 ans au coup droit dévastateur, Juan Martin Del Potro, qui fait lundi une entrée par la grande porte dans le monde des vainqueurs en Grand Chelem.

Un jour après avoir sorti Rafael Nadal en trois sets en demi-finale, Del Potro a battu Federer en finale en quatre heures 3-6, 7-6 (7/5), 4-6, 7-6 (7/4), 6-2 pour stopper à 40 la série de matches gagnés d’affilée par le Suisse à New York.

Avant lui, personne n’avait battu Nadal et Federer sur la voie d’une victoire en tournoi du Grand Chelem.

Federer, qui n’avait plus perdu à New York depuis 2003 (en 8e de finale contre un… Argentin, David Nalbandian), s’est vu ainsi privé de son 16e tournoi du Grand Chelem, qui aurait été son troisième de la saison après Roland-Garros et Wimbledon. Il a pourtant été par deux fois à deux points du match dans la quatrième manche, à 4-5 sur service adverse.

Le jeune Argentin n’avait encore jamais atteint la finale d’un des quatre tournois majeurs et n’avait jamais battu le Suisse en six rencontres.
Roger Federer lors de sa finale de l’US Open perdue face à Del Potro le 14 septembre 2009.

« C’est un rêve, je n’ai pas de mots, ce souvenir restera à jamais gravé dans ma mémoire », a dit Del Potro dans un anglais hésitant avant de prononcer quelques mots en espagnol et d’écraser une larme lors de la remise du trophée.

Le plus grand joueur de l’histoire par la taille à remporter un tournoi du Grand Chelem (1,98 m) doit surtout sa victoire à ses coups de marteau en coup droit (37 gagnants) et à une meilleure tenue au service que Federer, défaillant dans ce secteur (11 doubles fautes, seulement 50% de premier service).

Federer « pas trop déçu »
Juan Martin Del Potro lors de la finale de l’US Open le 14 septembre 2009.

Alors qu’il a semblé plusieurs fois au bord de la rupture, notamment lorsqu’il a cédé la troisième manche sur deux doubles fautes consécutives, Del Potro a su profiter de certaines largesses de Federer pour se remettre dans le match. Le Suisse a gâché un nombre conséquent de balles de break (5 sur 22).

« J’ai raté trop d’occasions de faire la différence. Il a eu moments bas et je n’aurais jamais dû le laisser revenir plusieurs fois dans la partie, notamment dans le deuxième set », a résumé le Suisse, qui restait sur 4 succès dans ses 5 derniers tournois et ne comptait qu’une seule défaite depuis début mai (en quart de finale à Montréal contre le Français Jo-Wilfried Tsonga).

« Juan Martin a été incroyable, il s’est accroché et il était le meilleur à la fin », a ajouté Federer qui s’est dit « relax »: « Bien sûr, j’aurais adoré gagné une sixième fois mais si on m’avait dit il y a six ans que j’aurais enchaîné 40 victoires de suite dans ce tournoi, je ne l’aurais pas cru. »
Juan Martin Del Potro embrasse son trophée après sa victoire en finale de l’US OPen face à Féderer le 14 septembre 2009.

Le Suisse, devenu papa de jumelles (Myla et Charlene) fin juillet, n’a pas paru très ébranlé par sa défaite. « On ne peut pas tout avoir, a dit le Bâlois. J’ai passé un bel été, je ne suis pas trop déçu parce que je crois que j’ai fait un beau tournoi malgré tout. J’ai eu ma chance, je ne l’ai pas saisie. »

+DelPo+, son surnom sur le circuit, est le premier Argentin et Sud-Américain à remporter l’US Open depuis Guillermo Vilas en 1977. Il devient aussi le premier joueur non Européen à remporter un Grand Chelem depuis son compatriote Gaston Gaudio à Roland-Garros en 2005.

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