Six jeunes Iraniens qui avaient réinterprété le tube de Pharrell Williams sur les toits de Téhéran ont été arrêtés et soumis à des « aveux » télévisés.Il ne fait pas bon être « Happy » en République islamique d’Iran. Six jeunes Iraniens viennent de l’apprendre à leurs dépens. Ces artistes avaient décidé de casser les préjugés pesant sur leur pays en prouvant au monde entier qu’il était possible de s’amuser en Iran.
Bandana coloré, veste flashy, rouge à lèvres pétant ou chapeau melon, ils avaient réinterprété à leur manière le succès planétaire de Pharrell Williams.
Loin de se contenter du chant, ils s’étaient aussi essayés à la danse. Solos endiablés, duos plus épicés ou même acrobaties, trois jeunes femmes avaient même osé tomber le foulard. Postée sur YouTube, la vidéo a fait un tabac, atteignant les 165 000 vues.
Sans doute trop aux yeux des autorités islamiques.
Les six auteurs ont été présentés mardi soir à la télévision iranienne d’État, menottés, dans un commissariat.
« Trois hommes et trois femmes ont été arrêtés » et « ont avoué leur acte criminel », a annoncé d’emblée Hossein Sajedinia, le chef de la police de Téhéran, cité par l’agence Isna. Plus de doute, les six artistes se livrent à des « aveux télévisés ».
« On nous a fait des propositions pour jouer dans un film de cinéma autorisé », explique l’un des coupables, crane rasé et filmé de dos, au journaliste de la télévision d’État.
Des « aveux » pourtant immédiatement contredits par sa partenaire, désormais voilée. « Ils nous avaient dit que ce ne serait diffusé nulle part, que ce serait simplement pour exprimer notre joie.
Mais dès le premier jour où nous avons découvert… » Une troisième accusée sanglote : « Ils nous avaient promis que ce ne serait pas diffusé. En dépit de nos appels répétés, ils ne répondaient pas au téléphone. »
Pourtant, forts de leur succès, les d’artistes de Téhéran n’avaient pas hésité à publier sur Instagram une photo du groupe posant sur les toits de Téhéran.
Sur ces aveux plus que convaincants, le chef de la police de Téhéran s’adresse à ses jeunes compatriotes, qu’il invite à ne pas tomber dans le piège tendu par « ce genre de personnage » leur promettant la lune. Un phénomène qui, admet-il, existe dans la capitale iranienne.
Le responsable s’arrange en réalité quelque peu avec les faits. Si un phénomène existe à Téhéran, c’est bien celui de ces jeunes qui se jouent des interdits en draguant dans les coffee shops, en voiture, en pleine rue ou dans les soirées privées où sexe, alcool et drogue coulent à flots.
« Nous voulions dire au monde entier que la capitale iranienne fourmille de jeunes pleins de vie afin de changer l’image très dure (de l’Iran) que véhiculent les médias », expliquait fin avril au site d’information Iranwire Néda, l’une des interprètes du « Happy » iranien. Les jeunes en Iran « ont des moments de joie, même s’ils vivent avec beaucoup de difficultés », soulignait-elle.
L’arrestation des jeunes annoncée mardi soir à la télévision a soulevé une vague d’indignation sur la Toile, atteignant même Pharrell Williams en personne.
Sur Twitter, la star s’est dite « plus que triste que ces enfants soient arrêtés pour avoir essayé de répandre la joie » tandis que le hashtag #freehappyiranians (libérez les Iraniens heureux) voyait le jour.
« Si exprimer sa joie est devenu un acte criminel pour les jeunes en Iran, alors le pouvoir judiciaire, et les centres conservateurs de pouvoir qu’il représente, doivent être furieux », s’est insurgé Hadi Ghaemi, directeur de la campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran.
« C’est exactement le genre de moment où (Hassan) Rohani doit prendre position.
Élu en juin 2013 sur des promesses d’assouplissement de la politique iranienne, tant dans sa relation avec l’Occident que sur le plan des libertés individuelles, le président modéré peine à respecter ses engagements à l’intérieur de l’Iran, la faute à des courants conservateurs dominant toujours le Parlement, la justice et les organes sécuritaires.
D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si, lors du reportage, le chef de la police de Téhéran a glissé à l’adresse de ses « chers jeunes » : « Nous avons lancé une enquête de police en coopération avec les autorités judiciaires et avons identifié et arrêté les accusés en l’espace de six heures. »
De quoi faire frémir les dizaines d’Iraniennes qui ont récemment défié les autorités en osant tomber le voile sur Facebook…
Armin Arefi/ Le Point.fr Article original

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l’iran accepte les viols d’enfants avec les mariages forcer mais voir des adultes danser est un crime ,
alors une fois de plus l’islam prouve que c’est une véritable connerie