Des militaires dissidents ont mené jeudi dans la région d’Idleb (nord-ouest), une nouvelle attaque contre les services de sécurité, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) sans faire état de victimes dans l’immédiat.
Selon cette ONG basée au Royaume-Uni, « un groupe de militaires dissidents a attaqué avec des roquettes RPG un siège des +jeunesses+ dépendant du régime, où se réunissaient des membres de la Sécurité ».
« Des accrochages ont suivi cette attaque », a-t-on précisé de même source sans faire état dans l’immédiat de victimes.
Des militaires dissidents avaient attaqué mercredi près de Damas un centre des services secrets, selon l’opposition, la première attaque de ce type en huit mois de contestation contre le régime.
L’attaque a été menée à l’aube par « l’Armée syrienne libre », une force d’opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par le colonel Riad al-Assaad, qui a déserté et s’est réfugié en Turquie, avaient indiqué les Comités locaux de coordination (LCC).
« L’Armée libre a frappé avec des roquettes et des grenades le centre des services de renseignements de l’armée de l’air situé à l’entrée de Damas », ont expliqué dans un communiqué les LCC, une organisation de l’opposition qui coordonne les manifestations sur le terrain contre le régime de Bachar al-Assad.
Les Etats-Unis ont condamné cette attaque, estimant que les actes d’opposition violents font le jeu du régime. « Nous ne tolérons la violence ni de la part de l’armée syrienne et du régime, ni de la part de l’opposition », a déclaré un porte-parole du département d’Etat.
Nicosie, 17 nov 2011 (AFP)
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