Des renforts militaires ont pénétré dans Lattaquié, une importante ville du littoral nord-ouest du pays, pour faire cesser les tirs de francs-tireurs postés sur les toits qui ont fait depuis vendredi quatre morts, dont deux officiers, et 150 blessés.
« L’armée est entrée à Lattaquié, à 350 km au nord-ouest de Damas, pour mettre fin à la destruction et aux meurtres », a affirmé dimanche al-Watan, un quotidien privé proche du pouvoir. Il précise que samedi deux officiers des forces de sécurité ont été tués et 70 militaires blessés.
Samedi un haut responsable syrien, sous couvert de l’anonymat, avait affirmé que « des francs-tireurs ont tiré sur des passants, tuant deux personnes et en blessant deux autres ».
« Des dizaines de voitures et des magasins ont été brûlés ce qui a poussé l’armée à intervenir pour imposer la sécurité », ajoute le quotidien.
Par ailleurs, le journal gouvernemental Techrine fait état de 150 blessés vendredi et samedi, sans faire la distinction entre civils et militaires.
Al-Watan affirme que « les voyous ne sont pas des Syriens et que leur nationalité sera dévoilée bientôt ».
Par ailleurs, Mme Boussaïna Chaabane, conseillère du président syrien, avait accusé samedi devant la presse « certains réfugiés palestiniens du camp de Ramel, proche de Lattaquié d’avoir voulu créer la fitna (dissension confessionnelle) en tirant sur les forces de securité et sur les manifestants » afin de faire monter la tension entre eux.
Le secrétaire général du Front Populaire de Liberation de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) a démenti « toute implication de Palestiniens du camp de Ramel dans les évènements de samedi ».
Lattaquié, une des villes les plus prospères de Syrie, est peuplée de sunnites, de chrétiens et d’allaouites.
Le pays est en proie depuis 13 jours à une contestation sans précédent contre le régime.
DAMAS, 27 mars 2011 (AFP) –
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