On a pu entendre le même ton de fermeté, dans le discours de résolution à combattre le terrorisme, surgir dans la voix monocorde des politiques, à l’occasion de l’arrestation du Jihadiste français Mehdi Nemmouche. « Nous les combattrons » (ter repetitas, dixit le très populaire François Hollande). Dans la foulée, on procédait à quatre arrestations préventives en région parisienne, tandis que l’enquête se poursuit dans les milieux impliqués bruxellois et que le feu vert est donné à l’extradition de notre Produit Extérieur Brut de tueur vers la Belgique. Entre-temps, on apprend, bien évidemment, que comme Merah, on en avait perdu la trace avant qu’il ne tue. Fatalitas….

Parallèlement et sans vergogne, l’Union Européenne réitère son intérêt à poursuivre un « processus de paix », après un très « léger » accroc au contrat qu’on doit à Mahmoud Abbas : il a déjà trahi tous ses interlocuteurs, à commencer par l’Américain Kerry, pour refonder la grande union palestinienne entre négociateurs de façade (OLP) et pro-iraniens génocidaires du Hamas. Qu’importe! On reprend les mêmes, on y ajoute quelques planificateurs chroniques d’attentats, et on recommence!

Concrètement, cela signifie que le contribuable européo-américain va continuer, d’une main, de se laisser laver le cerveau par la presse, tandis que de l’autre, on lui subtilisera les subsides suffisants à nourrir les appétits des crocodiles terroristes. Directement ou indirectement, il paiera les cartouches ou bâtons de TNT qui, demain, tueront ou feront exploser des bus remplis de civils israéliens. C’est aussi froidement mathématique que cela.

Si, sur les télévisions françaises, on n’a pas encore entendu d’Aymeric Caron (ou tout autre) trouver de bonnes raisons de tuer au Roubaisien Nemmouche, toute la période précédant son arrestation a été rythmée par la théorie du complot : on a réussi, comble de perversité, à dénoncer les deux Israéliens assassinés comme des agents infiltrés dans un Musée, victimes d’une « élimination ciblée » (sic. !) menée par d’autres Israéliens d’un service concurrent, un jour de Shabbat (samedi 24 mai).

Autant, sur le plan politique que sur son volet médiatique, tout semble orchestré, de bout en bout, pour que le public nage dans la plus parfaite confusion, quant aux faits, aux valeurs et aux principes, avec lesquels il ne saurait, évidemment, être question de passer la moindre compromission.

En réalité, si on veut bien combattre les effets secondaires du terrorisme d’Al Qaïda ou de ses branches dissidentes, comme l’Etat Islamique en Irak et au Levant, (auquel appartient Mehdi Nemmouche, depuis son stage de formation en Syrie), on ne va, tout-de-même pas dramatiser le rôle de « partis politiques », tels que le Hamas ou le Hezbollah, dans l’ensemble des conflits qui se jouent au Moyen-Orient. Il ne reste plus au Hamas qu’à adopter scrupuleusement le modèle d’infiltration des organes du pouvoir, comme l’a fait le Hezbollah Article original au Liban et à artificiellement accentuer la séparation fictive entre sa « branche politique » et sa « branche militaire », pour être certain de son accession au titre « d’interlocuteur valable » par une Cour flatteuse d’occidentaux obséquieux…

Le principal responsable des blocages n’est jamais la violence à l’état pur des terroristes, avides de faire de Jérusalem (ou de Bruxelles, Lille ou Paris) leur future capitale, mais l’obstination de ceux qui osent se défendre contre leurs « légitimes aspirations ».

En réalité, les seuls « interlocuteurs » avec lesquels l’Occident européo-américain accepte réellement de négocier, ceux qu’il aime tant choyer, en essayant de les comprendre, ce sont bel et bien les terroristes et nuls autres.

C’est bien connu, les délinquants sont les victimes d’une société cruelle (ou d’un Etat israélien qui incarne toutes les répressions/oppressions) et lorsqu’ils deviennent terroristes, c’est que leurs maîtres à l’école les ont trop maltraités, en leur parlant de façon « discriminatoire ». N’est-ce pas Mme Taubira?


Manif du Hamas en plein Jérusalem : « Nous ne voulons pas de Juifs, ici!

Pour reprendre ce projet de gouvernement palestinien d’union nationale, il doit se réaliser sous couverture de quelques technocrates propres sur eux, aux yeux des Occidentaux, tels que le 1er Ministre Hamdallah.

Il aura une consistance purement « technique », mais personne, selon les Occidentaux, ne semble définir la politique suivie en coulisse : ni Abbas, ni Haniyeh, ni Mesha’al. Comme il existe le blanchiment bancaire, dans le système financier, on met au point une forme de «  blanchiment adminisitratif du terrorisme « , via des technopolitiques inconsistants.

Comment ne pas voir, d’emblée, que la distribution des tâches correspond très précisément au mirage auquel on a envie de participer, depuis Bruxelles, Washington et Paris ?

Tout comme les gouvernements nationaux européens sont sous la tutelle anonyme des bureaucrates méprisants des cultures et des peuples à Bruxelles, l’entité palestinienne offre à l’Europe un miroir « d’universitaires » et « d’experts » qui feront bonne figure, le temps nécessaire. Ils ne traiteront que les dossiers « techniques », en attendant que la réconciliation ou fusion-acquisition de l’AP par le Hamas soit totale. Ou que la politique réelle ne se mène à coups de ceintures d’explosifs, comme à la jonction de Tapouach, vendredi et mardi 3 juin?

Même réponse « technique », de la part d’Obama, lors de son discours de West-Point, dans son combat contre le terrorisme. Il ne s’agit, en fait, pas, de résoudre à long terme, le double problème du Jihadisme (sunno-chi’ite) comme unique alternative aux dictatures autoritaires ou monarchies moyen-orientales, mais de procéder à des « transferts de compétence » et à la livraison de quelques moyens supplémentaires, en matière d’entraînement et de logistique, d’Afghanistan vers l’Afrique et à la marge de ce Moyen-Orient trop compliqué. Des agents très spéciaux sont en quête de « rebelles modérés », qui représentent quelques poignées de tribus réfugiées en Jordanie ou déjà submergées par un océan de camps d’entraînement jihadistes,qui pullulent sur tout le territoire irako-syrien Article original et en plein cœur de la Turquie, dont on cherche désespérément la coopération…

Ces grandes Unions, qu’elles soient européenne ou américaine, ne voient pas au-delà de la simple « affaire de police », où elles doivent arrêter quelques fauteurs de trouble plus ou moins sanguinaires sur des continents « arriérés » et où l’empêcheur de tourner en rond serait toujours l’Etat Juif producteur de valeurs, qu’on ne peut ni complètement soutenir dans son combat, ni tout-à-fait abandonner, quoi que…

La réunification palestinienne n’est qu’accessoirement une reformation du « carré » pour faire face ensemble à Israël.

C’est aussi et avant tout, une réponse à l’isolement du Hamas, de la part du nouveau maître d’Egypte, le Maréchal Al Sissi, et, plus globalement, à la chasse aux Frères Musulmans, pères légitimes de tous les Jihadismes, lancée par les pays du Golfe, excepté le petit Qatar, trafiquant d’influence.

Comme le démontre l’arrestation récente d’un grand argentier du Hamas, Toameh Article original, le Hamas mange à tous les râteliers, qu’ils soient iraniens, saoudiens, turcs, qataris… Perdant l’appui de l’Egypte et risquant des sanctions sunnites pour son retour dans le giron de Téhéran, il lui faut inventer les voies impénétrables de sa survie, dans les années à venir et poursuivre son projet de destruction (voir Chapitre VII de sa charte).

Depuis longtemps, l’avenir politique des Palestiniens ne se joue plus ni à Ramallah, à Gaza, ni même à Washington, mais à Téhéran, au Caire ou à Riyad, incidemment à Damas, devenu le terrain de jeu de toutes les forces en présence, par procuration rebelle ou milicienne libano-irakienne. Mais les guerres intra et inter-confessionnelles finiront bien par cesser, faute de combattants…

Dans ce nœud de vipères qui a pour laboratoire la Syrie toute entière, mais aussi l’Irak, les groupes jihadistes tels Daesh (EIIL) ou le Front Al Nusra, tentent pourtant d’envoyer des messagers vers l’Europe qui ne comprend toujours pas leur objectif final, en 3 actes :

– La déstabilisation des pouvoirs locaux,

– La mise à sac de Jérusalem

– La conquête des pays occidentaux par la mise sous tutelle des populations récalcitrantes

Mais, l’aveuglement médiatico-politique des dirigeants du « Monde Libre », en crise économico-gestionnaire permanente, reste complet. Lorsqu’une lueur de lucidité risquerait d’apparaître, on s’ingéniera à subodorer un « complot », toujours fomenté par les mêmes services « manipulateurs », alors même qu’il n’y aurait, de l’aveu des experts, qu’une coordination de tous les instants, s’établissant sur un minimum de confiance réciproque, qui puisse faire obstacle aux appétits irrédentistes de l’Islamisme conquérant.
La Troisième Guerre mondiale que mènent les Islamistes radicaux contre tous les autres, est déjà au cœur de nos capitales, elle déborde à Toulouse, Bruxelles et Marseille. Mais, il n’y a nul décisionnaire aux commandes pour dégager une vision d’ensemble de la bataille qui se profile.

Il ne s’agit plus que de quelques gendarmes spécialisés, courant après d’anciens voleurs devenus destructeurs massifs terroristes. L’Occident s’endort sur quelques messages contradictoires vite oubliés, sans jamais prendre la mesure politique de la vague qui déferle sur ses digues et de sa responsabilité dans le refus de la contenir, autrement que par des mesurettes rapidement inefficaces.

Par son antisionisme atrabilaire, ce « traité transatlantique » du ne rien faire ou le moins possible, favorable à un combat a minima contre l’ennemi qu’il se refuse à identifier comme tel, continue d’alimenter le mal qui le ronge. Tant qu’il ne tue, essentiellement, que des Juifs, des Kurdes, des Chrétiens d’Orient et autres survivances d’une trop lointaine Antiquité, après tout…

Par Marc Brzustowski.

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Armand Maruani

{{Il faut que le monde libre se réunisse au sommet avec la Russie et la Chine et déclarent officiellement la guerre contre les jihadistes .}}

{{Oui nous sommes déjà au début d’une guerre mondiale .}}

{{Relevons le défi , leur donner de tels coups de massue qu’on les ramènerait au Moyen-Age .}}

{{ {{Il n’y a pas d’autre solutions , les considérer comme les nazis du XXI ième siècle .}}

Kreuzer

 » Combat a minima contre un ennemi qu’il se refuse à identifier comme tel »….

Marc, il a dû vous échapper que F. Hollande, il y a qqs jours, a proclamé, sur le ton le plus martial qu’il pouvait : « Nous combattrons, nous combattrons, nous combattrons ! »
Cela aurait pu avoir une certaine allure, une certaine portée, si l’on n’avait appris, qqs jours plus tôt, que son Garde des Sceaux s’apprêtait à faire voter (ce jour) un projet visant à libérer de prison quasiment un tiers des détenus, dangereux, récidivistes, bref, des victimes de la société.
En pratique, cela signifie que,—- pour ne prendre que le dernier exemple de victime de la société présent à la mémoire vite oublieuse, des populations—-, le gars de Roubaix que des douaniers ont arrêté, lors d’un contrôle de routine, ayant déjà séjourné en prison où « il s’est radicalisé », disent les médias à l’envi, eh bien! il ne faudra surtout pas le remettre en prison, dès fois qu’il se radicalise encore plus (ou qu’il se mette en tête de radicaliser d’autres détenus, allez savoir! ), même s’il a sur « la conscience  » le meurtre de quatre malheureux juifs belges.
Suivant la logique de Taubira,vider les prisons, y a que ça de vrai, de moral. Les victimes, c’est les jihadistes, c’est les terroristes!
Cela vous choque?
Moi, oui.
Mais, lorsque vous parlez de cela avec des hommes politiques qui n’ont pas l’air d’histrions, ni de vendus, vous entendez des réparties à tomber sur les fesses:
—–« Nous restons vigilants » (un député Ump, avt les européennes)
—-Moi: ce n’est plus de vigilance, qu’il est question, ça aurait dû être avant. C’est DES ARMES qu’il nous faut!
Pour l’histoire du Lycée Voltaire du Qatar, qui refuse l’enseignement des Lumières, on refuse d’entendre.
Le « mécénat » du Qatar concernant le Théâtre Impérial de Fontainebleau, aboutissant à ce que ce dernier soit carrément DEBAPTISE, et prenne le nom de l »émir de là-bas, l’on vous répond: mais, Kreutzer, nous n’avions pas les moyens de réhabiliter ce monument! Et puis, c’est le moyen de faire apprécier la culture française »!
QUE REPONDEZ VOUS A CELA?