Après la « grande combine » de la semaine dernière plus aucune nouvelle ne devrait surprendre l’observateur de la vie politique.
Et pourtant. Roni Bar-On, l’un des plus virulents contempteurs du Premier ministre, y compris sur le plan personnel, et qui s’est gaussé de l’accord conclu entre Binyamin Netanyahou et Shaoul Mofaz, n’a cependant pas craché sur la présidence de la plus prestigieuse des Commissions parlementaires : celle des Affaires étrangères et de la Défense.
Cette nomination est une surprise à plusieurs titres.
A part qu’elle va créer des tensions entre Bar-On et le Premier ministre – tant l’attitude du premier envers le second est méprisante et méprisable – cet arrogant avocat a été proposé par Mofaz malgré son soutien à Tsipi Livni lors des primaires, et malgré Avi Dichterui lorgnait sur ce poste et espérait l’obtenir en « récompense » à son retrait de la course et son ralliement à Mofaz.
L’explication à cette décision étrange de Shaoul Mofaz est très simple en réalité : à Kadima, Bar-On est l’un des poids lourds de l’opposition à Mofaz et à son ralliement contesté à la coalition de Netanyahou.
Et face aux bruits de plus en plus persistants de scission future au sein du parti, Mofaz a voulu désamorcer la bombe en faisant une « offre qui ne se refuse pas » à Roni Bar-On.
Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas débattu pour refuser, tant les postes et les honneurs lui collent à la peau bien plus que les principes et la morale.
Shraga Blum/ Israel7.com Article original
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