Parachath Wayèra – Le nombre trois

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On peut constater, depuis la « montée » d’Abraham à partir d’Our Kasdim vers Erets Yisraël jusqu’à l’épisode de la « ligature » d’Isaac, la persistance du nombre « trois ».
Au début de la paracha Lekh lekha, Hachem ordonne à notre patriarche « d’aller pour lui hors de son pays, de son lieu d’enfantement et de la maison de son père », soit trois prescriptions (Berèchith 12, 1).

De même, lors de l’épisode de la « ligature » d’Isaac, Abraham répond à trois reprises à Hachem : « Me voici ! » (הנני) (Berèchith 22, 1 ; 22, 7 et 22, 1).

Le verset 2 qui définit la mission conférée par Hachem à Abraham contient à trois reprises le mot את, article purement explétif dont le texte aurait pu apparemment faire l’économie.

Au verset 3, trois personnages vont partir ensemble : Abraham, ses « deux jeunes » gens » (שני נעריו) qui ne forment qu’une seule entité, et son fils Isaac.

Au verset 6, « Abraham prit le bois de l’holocauste, le mit sur Isaac son fils, et il prit en main le feu et le couteau. »

Le voyage se termine « le troisième jour » (verset 4). C’est alors qu’Isaac demande à son père : « Voici le feu et le bois, et où est l’agneau pour l’holocauste ? » (verset 7).

Et finalement restent en tête-à-tête, si l’on peut dire, Hachem, Abraham et son fils.

Le nombre trois, selon le Maharal, embrasse une unité complète, en associant un concept, son opposé et leur intermédiaire, de la même façon qu’un triangle constitue une forme complète en joignant une fin à son commencement.

De la même façon, nous enseigne le Midrach (Bamidbar rabba 1, 7), la Tora, essence même d’une unité parfaite, nous a été donnée dans le feu, dans l’eau et dans le désert (D’après le Professeur Moché Hallamish, Université Bar Ilan).

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Haftarath parachath Wayèra – La Sunamite et Elimélekh

Lorsque le prophète Elisée fait proposer à la Sunamite, pour la remercier de son hospitalité, de « parler pour elle au roi ou au chef de l’armée », sa seule réponse est : « J’habite au milieu de mon peuple » (II Rois 4,13).

En d’autres termes, « Je suis satisfaite de mon sort,  j’aime les gens ordinaires qui m’entourent, et je ne désire pas m’élever davantage dans l’échelle sociale. »

Le Zohar sur la Megilath Ruth dessine une comparaison entre la Sunamite et Elimélekh, le mari de Naomi.

Celui-ci, personnage éminent de Bethléhem, a pris la fuite vers Moab plutôt que d’assumer ses responsabilités envers son peuple. La Sunamite, en revanche, symbolise un attachement indéfectible de l’individu à la société à laquelle il appartient.

Jacques KOHN

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