La blogosphère s’est enchantée de découvrir ce Cheikh jordanien Ahmad Adwan qui cite les passages du Coran, où la promesse d’une terre faite aux Juifs par Allah est non-négociable, pour tout croyant musulman et qui traite les Palestiniens de menteurs historiques invétérés et, pour le coup, d’Infidèles. 
Cheikh Ahmad Adwan.
Ce religieux bédouin, il est vrai, n’y va pas avec le dos de la cuillère pour fustiger un peuple palestinien Article original qui, comme durant
Mais on imagine mal un dignitaire religieux isolé dire
Deux jours plus tôt, lors de la Conférence sur la Sécurité, à Munich, le Prince saoudien
Cette diplomatie arabo-jordanienne va, cependant, plus loin, quand elle contrebalance les prétentions et intransigeances, tant du Sieur Abu Mazen qu’elle réclame instamment des modifications du plan Kerry. Dans le même temps, on peut se douter que les navettes vers Téhéran, comme celle effectuée la semaine passée, par Jibril Rajoub, au nom de l’OLP, sont diversement perçues dans les capitales arabes sunnites et du Golfe arabique.
D’autre part, l’histoire prenant Israël pour cible, en tant « qu’emêcheur de paix », occulte très largement que la Charte de l’OLP de 1968, confirmée plus tard, vise l’instauration d’une « Palestine historique » qui ne s’arrête pas au Jourdain, mais le franchit allègrement jusqu’en Irak (Mésopotamie).
Ainsi la Jordanie invoque son propre traité de paix avec Israël, en 1994, pour contrer les exigences de l’homme de Ramallah, concernant, aussi bien la Vallée du Jourdain que la Ville Sainte de Jérusalem.
John Kerry s’est, en effet, une fois encore, cogné la tête contre une autre réalité moyen-orientale qu’il tend à jeter aux oubliettes : le processus israélo-palestinien n’est pas « la mère des batailles » diplomatiques, pour la bonne raison qu’il existe,
Les sources de
Kerry lui a répondu en ordonnant une réévaluation du plan de sécurité, échafaudé par le Général américain John Allen, ancien commandant de l’OTAN en Afghanistan, avec l’assistance d’une équipe

Israël objecte, de façon insistante, à tout
Mais ce danger est devenu beaucoup plus aigü, depuis que les Jihadistes de l
Les objections de la Jordanie portent sur 4 points essentiels :
1. D’abord, les systèmes de surveillance électroniques américains mettraient le Royaume tout entier sous l’oeil des Etats-Unis. Le même argument s’appliquerait, en cas d’acceptation de la dernière proposition d’Abbas, d’un déploiement des forces de l’OTAN. Aucun pays souverain n’en voudrait, connaissant leur inefficacité légendaire.
2. A aucun prix Amman ne veut voir de forces palestiniennes d’aucune sorte prendre position le long du fleuve Jourdain. Cette objection très claire a été soulignée maintes et maintes fois, par une série de messages envoyés à Washington.
3. La question même de Jérusalem pose un autre type de problème, puisque Kerry ignore, tout simplement, le Statut de la Jordanie, en ce qui concerne les Lieux Saints, particulièrement le
En 2013, Mahmoud Abbas a signé un pacte
Autre source de légitimité branlante, pour un futur Etat palestinien : s’il peut réclamer une capitale administrative, à Jérusalem-Est ou autour de Jérusalem (Abou Dis?), il ne saurait, jamais, s’en prévaloir comme « Gardien des Lieux Saints », gérés par d’autres, se réclamant comme originaires d’Arabie Saoudite, qu’ils soient Hachémites (Jordaniens) ou Wahhabites,à Médine et la Mecque. Cela réduit d’autant une prétention à la centralité ou la sacralité de ce conflit, élevé à ce rang par les chancelleries occidentales. Or, ce point de centralité est crucial et irréfutable, en ce qui concerne l’autre partie, le peuple Juif dans son Etat et sur sa Terre.
Le Roi Abdallah exige la
4. Il a aussi insisté sur le fait que toute solution ne devait pas occulter le problème des réfugiés palestiniens en Jordanie, car c’est la Jordanie qui supervise la communauté palestinienne la plus vaste, qui représente environ 2 millions de membres. Ceux-ci sont mieux formés et mieux intégrés que les Palestiniens de Syrie ou du Liban, comme on le voit dans le Camp d’El-Haweh, source de groupes terroristes de différentes obédiences, aujourd’hui, contre le Hezbollah.
La Jordanie craint d’être considéré comme l’Etat Palestinien
Ce point est une autre pierree d’achoppement du plan Kerry, sur le « droit au retour ». Passe encore que le futur Etat absorbe quelques portions d’une population revenant de Jordanie. Mais
C’est alors que, pour se sortir d’affaires, Kerry se serait, selon les sources de
Par Marc Brzustowski, avec Sources : debka.com Article original ; israel-flash.com Article original ; ynetnews.com Article original
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La Jordanie craint de devenir un Etat palestinien « de facto »; réitère ses positions sur le dossier palestinien

« La Jordanie ne reconnaîtra pas Israël en tant qu’Etat juif », a affirmé le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Judeh dimanche soir, lors d’une session exceptionnelle dédiée au processus de paix israélo-palestinien et à la visite dans le royaume de son parrain, John Kerry.
« Celui qui pense que la Jordanie deviendra l’Etat alternatif de quelqu’un délire! », a lancé le ministre.
Judeh a également fustigé la proposition du secrétaire d’Etat américain d’inclure la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif dans le traité de paix israélo-palestinien.
« Cette proposition est inacceptable et la position de la Jordanie est constante » (la Jordanie n’ayant jamais reconnu le caractère juif d’Israël, ndlr), a ajouté le ministre.
Suite à ces déclarations, Judeh a exposé les principes jordaniens concernant les négociations israélo-palestiniennes. C’est à ce jour la déclaration publique la plus explicite du Royaume, qui est resté jusque-là assez discret.
Le ministre a largement fait écho, dans son discours, à la position des Palestiniens, mais a averti que la Jordanie n’accepterait aucun accord-cadre « qui ne répondrait pas pleinement aux intérêts suprêmes du Royaume ». Judeh a ainsi rejeté implicitement la naturalisation de millions de réfugiés palestiniens et de leurs descendants, par la Jordanie et a fait référence aux dispositifs de sécurité le long de la frontière d’un futur Etat palestinien dans la vallée du Jourdain.

Depuis l’abandon de sa revendication sur la Cisjordanie en 1988, le gouvernement jordanien a révoqué la citoyenneté de milliers de Palestiniens qui sont originaires de la région à travers une série de mesures bureaucratiques complexes. Quelques 200.000 réfugiés en provenance de la bande de Gaza n’ont jamais reçu la citoyenneté jordanienne.
Soucieuse d’un changement démographique en faveur des Palestiniens, la Jordanie a récemment bloqué l’entrée de réfugiés palestiniens fuyant la guerre civile en Syrie.
Officiellement, la Jordanie craint que la définition d’Israël comme un Etat juif puisse éventuellement conduire à l’expulsion forcée des Palestiniens vivant à présent en Israël vers l’est du Jourdain.
Selon certaines estimations, environ la moitié de la population de la Jordanie (soit 6,4 millions) ne possèdent pas la citoyenneté jordanienne. De nombreux réfugiés palestiniens figurent notamment parmi ces « non-citoyens », mais aussi des réfugiés irakiens et syriens.
Plus de 3 millions de personnes résidant en Jordanie sont d’origine palestinienne, avec près de 2 millions enregistrés comme réfugiés auprès de l’Agence onusienne, l’UNRWA.
i24news.tv Article original
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