Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé mercredi qu’il fallait bloquer le programme nucléaire controversé de l’Iran avant qu’il ne soit « trop tard ».
« Il n’est pas possible de dormir tranquille alors que les Iraniens continuent d’avancer dans leur programme, il faut trouver le moment propice avant qu’il ne soit plus possible d’agir », a déclaré M. Barak lors d’une conférence internationale sur la sécurité organisée à l’Université de Tel-Aviv. »On ne doit pas attendre qu’ils acquièrent la capacité nucléaire, qu’ils construisent (la bombe), la déploient et se préparent à l’activer, et agir seulement après.
Parce que quand c’est trop tard, on ne peut plus rien faire », a mis en garde le ministre de la Défense.
M. Barak a de nouveau souligné que « toutes les options sont sur la table », en allusion à une possible attaque contre les installations nucléaires iraniennes.
A propos des Etats-Unis, M. Barak a réaffirmé qu’il y avait des « différences d’approche (…) notre échelle de temps est différente » face au nucléaire iranien. « L’administration américaine sait qu’en fin de compte Israël est seul responsable de sa sécurité », a-t-il ajouté.
« Personne dans le monde ne conteste le fait qu’Israël, contrairement à d’autres pays, ne peut pas se permettre de ne pas tenir compte de ce défi », a assuré M. Barak.
Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait accusé le groupe « 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) d’avoir réduit ses exigences en réclamant la semaine dernière à Bagdad que l’Iran n’enrichisse plus d’uranium au-delà de 5% et transfère à l’étranger son stock actuel d’environ 100 kilos d’uranium enrichi à 20%.
L’enrichissement d’uranium est au centre des inquiétudes de la communauté internationale, l’Occident soupçonnant Téhéran de dissimuler un volet militaire sous couvert d’un programme pacifique.
« Nous n’avons pas l’intention de poursuivre indéfiniment ces discussions pour l’amour de la discussion. Le créneau se réduit », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Dan Shapiro, lors de la même conférence.
« Nous ne nous faisons aucune illusion sur le fait que l’Iran puisse chercher à gagner du temps.
C’est à l’Iran de prouver qu’il est sérieux ».
Selon M. Shapiro, « des divergences significatives » ont émergées à Bagdad. « Il y a cependant un étroit terrain d’entente commune » qui servira de socle à la prochaine réunion des « 5+1 » à Moscou les 18 et 19 juin.
L’ambassadeur a souligné que les « sanctions les plus dures » contre l’Iran étaient encore à venir mais que « les Etats-Unis n’excluent aucune option afin d’empêcher un Iran nucléaire ».
Les Etats-Unis et Israël rappellent régulièrement qu’ils n’écartent pas l’option militaire contre l’Iran, mais l’administration du président Barack Obama a clairement affirmé qu’à ce stade elle privilégiait la voie diplomatique.
30-05-2012/AFP
![]() |
![]() |









































