Les articles de Newsweek ne font que souligner l’hypocrisie et l’ignorance d’une communauté américaine des renseignements qui adopte une attitude vindicative envers Israël.

L’Algemeiner nous apprend que la principale source du Newsweek, Paul Pillar Article original, est un soutien inconditionnel du mouvement
Le second article de Newsweek sur les soi-disant efforts d’espionnage d’Israël aux Etats-Unis, intitulé « L’espionnage agressif israélien aux Etats-Unis la plupart du temps étouffé », embarrasse son auteur et ses sources presque plus que l’article initial publié mardi dernier.
Cela sert comme preuve supplémentaire de ce que sait déjà quiconque a jamais travaillé à Washington DC et avec la Maison Blanche : l’analyse américaine des évènements concernant les étrangers, est, parfois, déformée, voire carrément erronée.
Les responsables de la sécurité et des renseignements U.S ont tendance à juger l’action des autres, comme si elles étaient entreprises par les Américains, dont la seule conséquence, c’est de donner la nette impression que l’hôpital se fout de la charité.
La communauté des renseignements américains, qui espionne chaque recoin du monde connu, nous attribue le même obsession, de temps en temps, surtout lorsque cela sert les intérêts des Etats-Unis. Le meilleur exemple est vraiment l’incident concernant la supposée tentative israélienne de mettre un espion dans une chambre d’hôtel où séjournait Al Glore, incident qui introduit le second article dans Newsweek de Jeff Stein.
L’article cite un homme des services secrets qui, selon le rapport, assurait la sécurité de la chambre d’hôtel du Vice-Président de l’époque, à Jérusalem, probablement à l’hôtel King David et s’assurait que la chambre ne contenait pas de micros.
Selon le protocole en vigueur dans ce genre de cas, et tout cela est bien connu des responsables de la sécurité et des renseignements en Israël, un homme des services secrets demeure dans la chambre d’hôtel pour s’assurer qu’elle reste « propre » et qu’il n’y aura pas de tentative d’infiltration de tueurs, lorsque la pièce est vide.
Selon le reportage du Newsweek, le garde du corps était seul dans la pièce, lorsqu’il a brusquement entendu un bruit provenant de la bouche d’aération de l’air conditionné et vu sa grille se soulever, avec le passage de l’air. Quelqu’un, tentait, selon ses dires, d’entrer dans la pièce à travers la conduite d’air alors ouverte.

L’agent des services secrets a, alors, toussé pour alerter l’intrus de sa présence et “l’espion israélien”, qu’il décrit comme pris la main dans le sac, a fait une volte-face et est retourné dans la conduite d’aération d’où il était venu. Telle est la preuve qu’apporte l’article des tactiques israéliennes « agressives » d’espionnage.
Quiconque qui est un peu dans le coup, sait pertinemment que si les services de renseignements voulaient espionner Al Gore, ils auraient pu le faire de bien des façons, particulièrement en Israël, où ils jouissaient de l’avantage d’être chez eux.
Dans ce cas, c’est plutôt triste et embarrassant pour le Newsweek, il s’agit très probablement de ni plus ni moins que d’un préposé de l’hôtel à la maintenance, qui prenait soin du système d’aération. Il s’agissait, probablement, de rien de plus que d’un examen de routine, du type de celles menées en anticipant sur une visite d’Etat d’une telle personnalité de haut rang.
Ce récit est rempli d’autres présumées “histoires embarrassantes” supplémentaires, pour le service d’espionnage israélien, dont celles de PDG des principales industries militaires israéliennes, invités aux USA pour des tournées apportant des opportunités de réaliser de bonnes affaires et ces séjours d’affaires sont décrits, dans l’article, comme des preuves claires et nettes des intentions malveillantes d’Israël.
En tant que correspondant du Yedioth Aharonoth à Washington depuis Presque sept ans, la tendance des responsables des renseignements américains à attribuer leurs propres bévues aux autres m’est devenue très familière. Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que le reportage du Newsweek n’a pas composé lui-même les récits qu’il rapporte.
Il a nourrit ses légendes par les ajouts d’anciens membres des services d’espionnage américain et d’aides au Congrès mis au courant, lors de briefings des responsables de la sécurité. Le reportage qui en résulte est quelque chose qui se situe très exactement entre le commentaire embarrassant et absolument risible, et il témoigne bien plus qu’autre chose d’un manque général de compréhension concernant les travaux de recueil de renseignements.
Ce qui est réellement préoccupant, ce sont les motivations de ces sources alimentant Stein pour lui suggérer de rédiger de telles histoires à dormir debout et il peut y avoir trois formes de réponses principales pour pousser à écrire de tels reportages pittoresques :
1. La ferme volonté d’empêcher la libération de l’espion américano-israélien condamné, Jonathan Pollard, et la colère contre la volonté de l’Administration Obama de succomber à la pression israélienne et d’offrir sa libération contre l’extension des négociations de paix.
Cet accord ne s’est jamais concrétisé, mais le seul fait que le Secrétaire d’Etat américain John Kerry soit parvenu à convaincre Obama de ne pas tenir compte des recommandations de ses services de renseignements – qui ont réussi jusqu’à présent à tout faire pour empêcher cette libération, par des prétentions aussi scandaleuses que sans fondement – ont inspiré cette colère.
Le noyau dur anti-israélien au sein des services de renseignements américains a fait opposition à la libération de Jonathan Pollard, tout simplement, en prétendant qu’Israël est toujours impliqué dans l’espionnage contre les Etats-Unis et qu’il peut encore divulguer toute l’étendue du travail de Pollard. Cette forme de détention préventive à perpétuité constitue la vengeance de ces services.
Au moment où on a commencé à parler de la possibilité d’un tel accord, le Chef de la CIA a menace de démissionner, si la libération avait lieu, et même l’ancien Président US Bill Clinton a exprimé des craintes. Le seul fait qu’Obama ait même pu souhaiter aller de l’avant semble une mesure tout-à-fait inhabituelle.
2. Le geste consistant à permettre à Israël de se joindre au club très exclusif de l’exemption de visa, l’une des plus grandes réalisations potentielles du lobby pro-israélien, a, de nouveau, provoqué la colère de cette communauté des renseignements américains. Il est aussi possible que des Républicains conservateurs utilisent leurs relations parmi les anciens responsables anonymes des renseignements pour fustiger l’Administration Obama.
3. Il y a une colère grandissante des responsables américains à l’égard de leurs homologues israéliens, qui les ont mis dans l’embarras de façon répétée. Par exemple, une synthèse des renseignements de 2005, concernant le programme nucléaire iranien, et réalisée par les 16 agences américaines annonçait qu’il l’Iran avait gelé son programme nucléaire.
Israël a affirmé sans mal que cette évaluation était totalement erronée et les Américains ne s’étaient pas privés de dénoncer cette position, juste avant que les auteurs de cette soi-disant évaluation ne doivent se rétracter et faired leurs plus plates excuses, à peine quelques années plus tard.
Un autre cas supplémentaire de cet aveuglement embarrassant a eu lieu concernant l’usage d’armes chimiques par le Président syrien Bachar al Assad. Le chef du bureau d’analyse des renseignements militaires de Tsahal, à l’époque, le Général-Major Itaï Baron, avait affirmé à plusieurs reprises que les Américains se trompaient, et qu’Assad avait bel et bien utilisé ses armes chimiques – et les Américains ont, une fois encore, dû manger leur chapeau.
Cela vaut aussi la peine de rappeler que les efforts des services de renseignements américains contre leurs « amis israéliens », tels que les ont révélées les fuites du donneur d’alerte Edward Snowden – des révélation s qui ont donné bien des sueurs froides à ce services. Et ils ne sont pas près de l’oublier.
Voilà le bouillon de culture peu ragoutant du renseignement américain, qui peut être à l’origine des « révélations » du Newsweek, véritable coup d’épée dans l’eau, mais qui fait suffisamment de bruit pour nourrir les esprits complotistes, avides de prétendus scoops pour condamner Israël, quel qu’en soit l’occasion ou le moyen.
Ron Ben-Yishai
Publié le : 11. 05.14, 00:42 / Israel Opinion
ynetnews.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski
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Rav Yehouda Ben Ichaï
Le centre communautaire « Emouna » et le Mouvement de Jérusalem pour la libération de Jonathan Pollard organisent le dimanche 11 mai une prière et une conférence. Le Rav Yehouda Ben Ichaï, qui a rencontré Jonathan Pollard dans sa prison aux Etats-Unis, nous explique l’importance de la mobilisation autour de ce prisonnier de Sion.
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Rav Ben Ichaï : La liberté de Pollard met à l’épreuve trois dimensions essentielles du peuple juif. D’abord le sentiment de solidarité qui doit habiter chaque juif. Nous sommes collectivement responsables de chaque membre de notre peuple. C’est d’ailleurs sur ce principe qu’a été fondée l’Alliance Israélite Universelle en 1860. Il ne s’agissait pas à l’époque de créer des écoles mais de secourir des juifs syriens injustement accusés ainsi qu’une famille juive d’Italie dont l’enfant avait été converti de force au christianisme. L’Etat d’Israël constitue l’aboutissement de cet idéal. Il a pour mission de libérer tous les juifs du monde.
Ensuite cette affaire est essentielle pour affirmer l’indépendance de l’Etat d’Israël. Jonathan Pollard est l’équivalent d’un soldat. Il a risqué sa vie pour défendre notre pays. Tout Etat a le droit d’obtenir la libération de ses prisonniers de guerre et même de ses espions. C’est une règle universelle et il n’y a aucune raison pour qu’elle ne soit pas respectée s’agissant d’Israël.
Enfin du simple point de vue humanitaire, la détention de Pollard est un scandale. Cet homme a été privé de ses droits les plus élémentaires. On lui a même interdit de se rendre à l’enterrement de son père comme s’il s’agissait d’un dangereux criminel. On le traite comme s’il était un otage, une marchandise. On veut l’échanger contre des terroristes ou des parties de la terre d’Israël. C’est une honte.
Les Etats-Unis veulent montrer qu’ils nous considèrent comme leur vassal. Alors que des centaines d’espions américains agissent sur notre sol, ils n’ont pas supporté que Pollard aide Israël alors même que les renseignements qu’il a fournis étaient indispensables à notre sécurité et n’ont en aucun cas mis en danger les Etats-Unis. Même les Russes à l’époque des Refuzniks n’étaient pas aussi intransigeants. Nathan Sharanski et les autres prisonniers de Sion ont passé plusieurs années en Sibérie mais ils ont fini par être libérés. Jonathan Pollard lui est en prison depuis 27 ans !
C’est un homme rempli de foi, un homme d’une grande force. Il a confiance en son peuple et tout ce qui est fait pour obtenir sa libération est très important à ses yeux. Certes, il nourrit une certaine amertume envers les autorités israéliennes qui ont mis du temps à s’engager réellement pour obtenir sa libération. Mais il sait tout ce qui passe et il est plus important que jamais de se mobiliser pour lui.

6 mai 2014
leptithebdo.net Article original
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Que fait Israël, le gouvernement, les journalistes israéliens, pourquoi pas de pétition?
Honte à la « communauté internationale » et aux USA qui nous contraignent à libérer par centaines des terroristes pour une soi-disant négociation de paix qui n’a jamais abouti à rien de bon pour nous…
Alors que les USA espionnent le monde entier sans vergogne, même Angela Merkel et Hollande…
Et pendant ce temps Jonathan Pollard pourrit dans une cellule depuis près de 30 ans…
A vomir.
Il est dit dans la ‘amida (« matir assourim ») que D. libère ceux qui sont prisonniers.
J’ai confiance que ce sera le cas dans le cas de Pollard