Marine Le Pen, la présidente du Front National (extrême droite), a réclamé à nouveau la dissolution de l’Assemblée nationale, lundi, au lendemain de sénatoriales qui ont vu pour la première fois deux élus de son parti devenir sénateurs.
« Nous avons largement dépassé notre socle politique » de grands électeurs, passant de 1 000 à 4 000, a fait valoir l’eurodéputée sur France 2. « Nous avons été capables de rassembler des élus de terrain » qui « nous font confiance ».
« Nous avons dénoncé avec la plus grande rigueur des réformes territoriales qui vont entraîner un chaos épouvantable dans nos territoires », sans « faire un centime d’économies », a-t-elle analysé pour expliquer ce succès.
De plus « les élus sur le terrain payent les conséquences de la politique menée. Ils voient, eux, les ravages de l’immigration sur les territoires », « les conséquences des diktats de l’UE », selon Mme Le Pen.
Ces sénatoriales, « de bon augure » pour les scrutins de 2015, sont « une marche supplémentaire vers notre objectif d’arriver au pouvoir », a-t-elle affirmé, ajoutant: « Nous pouvons gagner la présidentielle ».
Nicolas Sarkozy est-il un obstacle sur ce chemin? Son retour « est totalement raté », a tranché Mme Le Pen, « il apparaît tel qu’en lui-même, un homme capable de refaire pour la 5, 6, 7e fois les mêmes promesses » dont il n’a pas tenu « une seule pendant son mandat », selon elle.
Si François Hollande ne « tire pas de conséquences » de la perte, par la gauche, de la majorité au Palais du Luxembourg, « quand le fera-t-il? », a-t-elle demandé. « Chaque élection a été un échec total, de plus en plus lourd ».
« Il faut dissoudre l’Assemblée nationale », a martelé la dirigeante frontiste. « Dans une démocratie digne de ce nom, c’est le peuple et lui seul qui décide lorsqu’il y a un désaveu à ce point de la politique menée ».
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