L’usage récent par John Kerry du terme « Apartheid » en référence à l’avenir d’Israël était un acte antisémite.

L’antisémitisme n’est pas une simple intolérance. Elle implique d’assigner des intentions malignes aux Juifs là où il n’y n’en existe pas d’une part, et le rejet de la raison comme fondement de la compréhension et de la gouvernance du monde d’autre part.

L’usage récent par John Kerry du terme « Apartheid » en référence à l’avenir d’Israël était un acte antisémite.

Dans des remarques devant la Commission Trilatérale quelques jours après la signature par le chef de l’OLP Mahmoud Abbas d’un accord avec les groupes terroristes Hamas et Jihad islamique, Kerry déclara que si Israël ne parvient bientôt pas à un accord avec les Palestiniens, il cessera soit d’être un Etat juif ou bien il deviendra un « Etat d’apartheid ».

Laissons de côté le fait que les scénarios de Kerry sont fondés sur des données démographiques fausses. Comme je l’ai démontré dans mon livre « The Israeli Solution : un Plan à Un Etat pour la Paix au Moyen-Orient », Israël maintiendra une majorité juive solide et croissante dans un « Etat unitaire » incluant le territoire à l’intérieur des lignes d’armistice de 1949 avec la Judée et la Samarie. Mais même si les données fictives de Kerry étaient correctes, le seul « Etat d’Apartheid » qui ait la moindre chance d’émerger est l’Etat palestinien dont Kerry proclame que la survie d’Israël dépend. L’exigence palestinienne d’un Etat qui inclurait leur Etat doit être ethniquement purifié de toute présence juive avant qu’ils ne donnent leur accord pour accepter une responsabilité souveraine dessus.

En d’autres termes, les futurs dirigeants de cet Etat – de l’OLP, au Hamas en passant par le Jihad islamique aussi – sont si imbus de haine génocidaire qu’ils insistent pour que les 650.000 Juifs vivant à Jerusalem, en Judée et en Samarie soient chassés de force de leurs foyers. Ces villes, cités et quartiers juifs doivent être vidés avant que les Palestiniens dont Kerry se fait si ardemment le champion, ne s’accordent enfin pour mettre en place leur Etat d’Apartheid.

Selon la Convention de Rome en 1988, l’Apartheid est un crime par préméditation, non par résultat. C’est l’intention maligne des Palestiniens – à travers leur spectre politique et idéologique – de fonder un Etat justifié par l’intolérance antijuive et la purification ethnique. En puissant contraste, aucun dirigeant ou faction israélien n’a la moindre intention de fonder la politique nationale sur un assujettissement racial d’aucune sorte.

En ignorant le fait que tout chef palestinien considère les Juifs comme un contaminant qui doit être effacé du territoire que les Palestiniens cherchent à contrôler (avant même qu’ils n’acceptent une responsabilité souveraine dessus), en attribuant aux Juifs des intentions des malignes à l’égard des Palestiniens qu’aucun politicien israélien ayant la moindre chance de gouverner ne recèle, Kerry adopte une position antisémite élargie et à pleine gorge.

C’est à la fois dénué de toute raison et diffamatoire pour les Juifs.

S’adressant au journal « Daily Beast » sur les remarques de Kerry dimanche, le porte-parole du département d’Etat Jen Psaki usa du déni aussi classique que suspecte : « certains de ses meilleurs amis sont Juifs ».

Selon ses termes : « Le secrétaire d’Etat, comme la ministre de la justice Tzipi Livni, et les anciens Premiers ministres israéliens Ehud Olmert et Ehud Barak, répétait pourquoi il n’y a aucune autre possibilité que la solution à un Etat si vous croyez, comme lui, dans le principe d’un Etat juif. Il parlait de l’avenir que désire Israël ».

Ainsi pour justifier son propre antisémitisme – et le vendre à la communauté juive américaine – Kerry s’engage, par une forme d’ingérence partisane et vulgaire dans la politique intérieure d’un autre pays. De fait, Kerry est allé jusqu’à suggérer que si le Premier ministre Benyamin Netanyahou était chassé du pouvoir, et que les meilleurs amis de Kerry le remplaçaient, alors les choses iraient à merveille. Selon ses termes : « S’il y a un changement de gouvernement ou bien un changement de sentiments, quelque chose se produira ». En se plaçant lui-même directement dans l’arène politique israélienne, Kerry joue le répertoire de son médiateur Martin Indyk.

Depuis son mandat d’ambassadeur en Israël pendant le gouvernement Clinton, Indyk a joué vite et mal dans la politique israélienne, recrutant activement des Israéliens pour influencer l’opinion publique israélienne en faveur de la Gauche tout en stigmatisant les politiciens non situés à Gauche et les citoyens israéliens ordinaires, comme mauvais, stupides et destructeurs.

Livni, Olmert, Barak et d’autres ne partagent certainement pas la sensibilité antisémite de Kerry. Bien que leur comportement permette à des étrangers comme Kerry d’adopter des positions antisémites, leurs actions s’appuient plus probablement sur leur obsession égocentrique pour le pouvoir. Livni, Olmert et Barak diabolisent leurs opposants politiques parce que les faits ne corroborent pas leur politique. La seule carte qu’ils puissent jouer est la politique de la destruction personnalisée. Aussi l’utilisent-ils encore et encore.

Cela a marché dans le passé. C’est pourquoi Olmert et Barak ont été en mesure de former des gouvernements de coalition. Mais les effets cumulés de la guerre terroriste palestinienne entamée après qu’Israël eût offert à l’OLP un Etat à Camp David en 2000, l’échec du retrait de Gaza en 2005, et la guerre de 2006 au Liban ont mené à une situation où le public israélien ne veut plus acheter ce que vend la Gauche.

En réalisant cela, Barak, Livni et d’autres ont fondé leur quête de pouvoir politique sur leur statut de favoris des USA. Dans le précédent gouvernement de Netanyahou, Barak s’est vanté du soutien reçu du gouvernement Obama pour sa position de haut rang de ministre de la défense. La position de Livni comme ministre de la justice est totalement due au soutien reçu du gouvernement Obama.

Ni Barak ni Livni n’ont jamais perdu de vue la cause de leur élévation politique, malgré leurs défaites électorales. Comme Barak dans le précédent gouvernement de Netanyahou, aujourd’hui Livni apporte à Kerry et Indyk la couverture « israélienne » de leur politique anti-israélienne. En travaillant avec Kerry et Indyk, elle est en mesure de rejeter ainsi sa politique sur le gouvernement élu.

Livni de nouveau, comme Barak dans le précédent gouvernement – a été en mesure de détenir sa position de haut rang au gouvernement et d’exercer de l’influence sur le gouvernement en proclamant que seule sa présence au gouvernement maintient les USA à distance. Selon cette façon de penser, sans sa participation, le gouvernement Obama se tournerait contre Israël.

Maintenant que Kerry a donné une formulation à gorge déployée de sa démagogie antisémite, la médiation de Livni est largement dévalorisée. Depuis que les déclarations antisémites de Kerry montrent que Livni a échoué à protéger Israël de l’hostilité du gouvernement Obama, le motif de la poursuite de sa participation au gouvernement a disparu.

Il en va de même pour le groupe juif américain favori du gouvernement américain, J Street. Depuis sa formation dans la période précédant les élections présidentielles de 2008, J Street a servi de principal support du gouvernement Obama dans la communauté juive américaine. J Street a utilisé des instruments rhétoriques importants dans les années 1990 pour se revendiquer à la fois « pro-paix et pro-Israël ». Après vingt ans d’échec du processus de paix, au moins aux oreilles israéliennes, ces slogans sonnent creux.

Mais le vrai problème avec la proclamation de J Street, c’est que sa rhétorique est sans pertinence. Le vrai problème est que sa rhétorique est trompeuse.

Le passé de J Street n’a rien à voir ni avec le soutien à Israël, ni avec la paix. C’est plutôt un passé d’agitation anti-Israël continue. J Street a continuellement apporté un alibi juif américain aux actions anti-Israël du gouvernement en l’appelant même à prendre les mesures les plus extrêmes. Elles comprenaient l’appel au gouvernement à soutenir une résolution anti-Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU, et de s’opposer à des sanctions contre l’Iran pour son programme illicite d’armement nucléaire. J Street a adopté le tout nouveau pacte d’unité de l’OLP avec le Hamas et le Jihad islamique. Et maintenant il défend Kerry pour l’antisémitisme de ses remarques sur l’Apartheid.

Le comité d’action politique de J Street mène campagne pour vaincre les membres pro-Israël du Congrès. Et son opération sur les campus y invite des orateurs dans les universités des USA pour calomnier Israël et Tsahal et appeler au désinvestissement dans les affaires détenues par des Israéliens.

Mercredi prochain, la conférence des présidents des principales organisations juives américaines doit voter sur la candidature de J Street pour rejoindre le groupe comme organisation « pro-paix, pro-Israël ».

Les remarques de Kerry sur « l’Apartheid » sont un évènement clé. C’est la première fois qu’un secrétaire d’Etat en poste a publiquement adopté une caricature antisémite des Juifs et de l’Etat juif.

La meilleure réponse qu’aussi bien le gouvernement israélien et la communauté juive puissent donner à l’acte d’hostilité et d’intolérance sans précédent de Kerry est de rejeter ses facilitateurs juifs. Livni doit prendre la porte. Et la Conférence des présidents des principales organisations juives doit rejeter la candidature de J Street en tant que membre.

Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 29/04/2014

jpost.com Article original

Adaptation française de Sentinelle 5774

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oxomars

Autant de clarté mérite que l’on s’y arrête. Les faits historique démontrent sans ambiguïté la falsification de l’entité palestinienne. Cette dernière ne supporte pas l’inefficacité de son offre politique face à un état qui réussit. Le gros problème de l’AP et du Hamas, réside dans le souci d’endiguer la lassitude de leurs populations. Sans d’autre avenir que l’indigence permanente, le Palestinien ne va pas pouvoir tenir longtemps Johnny !

DANY83270

Les principaux dirigeants israéliens tels que Nétanyahou et Perez sont co-responsables de la situation dans laquelle se trouvent les discussions bloquées avec les « palestiniens » parce qu’ils refusent de mettre sur la table la description de la réalité historique , à savoir que :

– les Arabes sont venus occuper la Judée-Samarie sans droit ni titre étant donné qu’ils ont refusé le plan de partage de l’ONU et qu’ils ont préféré faire les guerres de 1948 , 1967 et 1973 contre Israël au lieu de se retrousser les manches pour construire leur pays et maintenant que les Juifs ont bâti des implantations, les Arabes envahisseurs cherchent à s’approprier à bon compte le travail des autres comme ils l’ont toujours fait au cours de l’Histoire.

– la Conférence de Sanrémo avait attribué toute la palestine Ottomane à la fondation d’un foyer national pour les Juifs mais les Britanniques ont déjà amputé 72% de ce territoire pour le donner aux Arabes en créant la Jordanie et dans ces conditions le pays des « palestiniens » c’est la Jordanie.

– comme son nom l’indique la « Judée-Samarie » est une terre juive depuis les temps bibliques et elle a été reconquise en 1967 lors d’une guerre défensive contre les Arabes qui avaient menacé Israël de destruction et ce n’est pas aux vaincus à dicter leurs conditions aux vainqueurs.

– les pays Arabes tels que la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Syrie, l’Irak, le Yémen , l’Egypte, etc….ayant expulsé 1 million de Juifs qui se trouvaient là-bas, il serait normal que la Judée-Samarie soit annexée
par Israël à titre de compensation territoriale.

En vertu de quoi, Nétanyahou et Perez doivent se fonder sur ces éléments incontestables pour faire valoir que les « discussions » n’ont pas lieu d’être et doivent être abandonnées car elles ne peuvent que se terminer par une nouvelle distribution indue de terres juives au profit des Arabes qui en ont déjà reçu beaucoup trop et qui en voudront toujours davantage dans le but d’encercler Israël par une population nombreuse et hostile qui nourrit le projet funeste de détruire Israël sous une pluie de missiles.