L’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri a appelé lundi son pays à dénoncer le « massacre » en cours en Syrie, indiquant que Beyrouth ne devait pas rester silencieux devant la répression brutale menée par le régime syrien.
« Le Liban ne peut pas rester indifférent face au massacre sans fin qui se déroule actuellement en (Syrie) », a indiqué dans un communiqué Saad Hariri, dont le gouvernement a été renversé en janvier par le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par la Syrie.
Il a appelé le nouveau gouvernement libanais et son Premier ministre Najib Mikati, dans lequel le Hezbollah tient une place importante, à se dissocier et à ne pas soutenir la répression qui est actuellement menée dans le pays voisin.
« Le Liban doit être proche de la Syrie mais dans ce cas cela veut dire être proche de sa population », a-t-il ajouté.
Sa déclaration intervient alors que plusieurs pays arabes dont l’Arabie saoudite ont dénoncé la répression en cours en Syrie et ont appelé le gouvernement à cesser ces opérations meurtrières.
Selon les ONG, plus de 2.000 personnes, en majorité des civils, ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation en Syrie à la mi-mars.
BEYROUTH, 8 août 2011 (AFP) –
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