La Turquie va aider le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l’opposition syrienne, à se développer en Syrie et au niveau international, a déclaré vendredi à l’AFP le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu.
« Nous aiderons le CNS à se renforcer en développant ses relations avec la communauté internationale et avec le peuple syrien », a déclaré le ministre turc.
« A ce stade il est important que le CNS ait accès à la communauté internationale, au peuple syrien, et qu’il se dote d’une base solide en tant qu’organisation du peuple syrien », a-t-il ajouté.
M. Davutoglu a déjà rencontré deux fois les représentants du CNS, qui a été créé à l’issue de plusieurs réunions en Turquie.
Il a précisé que la Turquie reconnaît le CNS « en tant que parti politique » et en tant qu’interlocuteur dans la crise syrienne.
La Turquie a coupé les ponts avec le régime de Damas, son ancien allié, pour protester contre la répression des manifestations anti-gouvernementales dans ce pays.
Elle s’est s’est associée à la Ligue arabe, qui a donné mercredi à la Syrie un nouveau délai de trois jours pour mettre fin à la répression sanglante, faute de quoi des « sanctions économiques » seront adoptées contre le régime de Damas.
ANKARA, 18 nov 2011 (AFP)
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