La Turquie est opposée à l’idée de frappes militaires contre l’Iran, a déclaré samedi le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, alors que des responsables israéliens ont agité la menace d’une attaque contre des installations nucléaires iraniennes.
« Le fait même de parler d’une éventuelle intervention militaire dans la région n’est pas correct (…) Nous sommes opposés à une telle intervention et pensons qu’elle provoquerait plus d’instabilité », a déclaré M. Davutoglu, qui s’exprimait à Ankara, selon l’agence de presse turque Anatolie.
« Il n’est pas acceptable que des pays, qui sont eux-mêmes soupçonnés d’avoir des armes nucléaires, provoquent de nouvelles tensions dans notre région », a-t-il ajouté, dans une référence claire à Israël.
Des responsables israéliens ont agité ces derniers jours la menace d’une attaque contre des installations nucléaires iraniennes, au moment où l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait part de ses « sérieuses inquiétudes » quant à une « possible dimension militaire » du programme nucléaire iranien.
« Il faut éliminer les armes nucléaires, pas seulement dans tel ou tel pays, mais dans toute la région », a ajouté le ministre turc.
Il a appelé l’Iran et l’AIEA à « la clarté » et à « l’ouverture » concernant leurs déclarations et conclusions sur cette question du nucléaire à des fins militaires.
Les déclarations de l’AIEA doivent s’appuyer sur des « preuves concrètes », a-t-il dit.
ISTANBUL, 12 nov 2011 (AFP)
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