Le régime syrien de Bachar el-Assad « ne peut continuer à ignorer le message du Conseil de sécurité » de l’ONU qui a condamné il y a une semaine la répression dans ce pays, a indiqué mercredi le ministère français des Affaires étrangères.
« Les autorités de Damas ne peuvent continuer à ignorer le message du Conseil de sécurité auquel de nombreux pays de la région ont fait écho. L’heure n’est plus aux manoeuvres dilatoires. Les autorités syriennes doivent répondre aux aspirations légitimes du peuple syrien », a déclaré Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère, lors d’un point-presse.
Le rapport sur lévolution de la situation en Syrie que doit faire mercredi le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, « conformément à la déclaration du Conseil de sécurité du 3 août, donnera de nouveaux éléments dinformation sur la gravité de la situation en Syrie », a-t-elle affirmé.
« Après les nouvelles exactions commises par le régime syrien contre les civils et alors que la pression internationale est de plus en plus forte, la France est plus que jamais déterminée à ce que la répression et la violence en Syrie cessent », a-t-elle ajouté.
L’adoption il y a une semaine par le Conseil de sécurité d’une déclaration « condamnant » la répression des manifestations d’opposants a accru la pression internationale sur le président syrien.
Au cours d’une conversation téléphonique, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon lui a demandé samedi de mettre fin à sa campagne militaire contre les opposants et aux arrestations de masse. M. Assad avait refusé jusque là de prendre ses appels.
Jeudi dernier, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, indiquant que le Conseil de sécurité devait réexaminer la situation en Syrie une semaine après l’adoption de sa déclaration, n’avait pas exclu « de revenir à la charge pour avoir un texte plus contraignant ».
PARIS, 10 août 2011 (AFP)
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