Le général Haftar veut stabiliser la Libye en expulsant les Islamistes. 
Les assauts du Général Khalifa Haftar contre le Parlement libyen à Tripoli, dimanche et contre les bastions islamistes de Benghazi, la semaine dernière, à la tête d’un groupe d’anciens soldats libyens et de milices fidèles, a gagné une partie du soutien des Etats-Unis et des Emirats Arabes Unis, qui espèrent que sa campagne amènera la stabilité dans ce pays rongé par le chaos.
Trois premiers ministres sont arrivés et repartis depuis le renversement de Kadhafi, l’homme d’une seule loi, la sienne, en 2011. Haftar a clairement fait connaître son objectif, accusant les Islamistes du désordre ambiant « qui a mené le pays à la ruine ». Les sources des renseignements militaires de
Il est difficile d’évaluer jusqu’à quel point l’Administration Obama et le Prince Sheikh Mohammed Zayyed Al Nahyan soutiendront réellement la cause d’Haftar. Cela dépendra, probablement de ses succès sur le terrain, et de sa capacité à sculpter une nouvelle forme de gouvernement stable, débarrassé des extrémistes islamistes, dans la région nord de la Libye, entre les deux villes -clés de Tripoli et Benghazi. Certaines sources diplomatiques lient ce Général aux services secrets américains, et leurs relations remonteraient à 1991.
D’autre part, après les reproches amers du Congrès à l’Administration Obama, pour son impréparation à la défense de ses ambassades en Afrique du Nord (affaire dite du Benghazi-gate), le Département d’Etat vient d’ordonner le déploiement de 200 Marine’s, basés à Sigonella, en Italie et prêts à intervenir « n’importe où », notamment, en cas de chauffe en Tunisie ou en Libye.
La milice islamiste la plus dangereuse, dans la ligne de mire du Général libyen, est Ansar al-Sharia et son leader Abu Khattala, et les services de renseignements américains ont récemment fini par conclure qu’il avait mené l’attentat contre le consulat américain, le 11 septembre 2012, conduisant au lynchage et à la mort de l’Ambassadeur Chris Stevens et de trois des membres de la CIA appartenant à son équipe. La tête de Khattalla est mise à prix, mort ou vif, et un plan d’exécution « à la Ben Laden » serait en préparation.
La campagne de Khalifa Haftar pour éliminer les milices islamistes qui tiennent la Libye dans leurs griffes, peut très bien être lié ou non au plan américain contre Ansar al Sharia et son chef. Mais il leur sera utile dans tous les cas, tant qu’il les invince, ainsi que d’autres brigades extrémistes, de leurs bastions au cœur des institutions légales des principales villes de Libye.
Durant leur attaque de vendredi, les forces fidèles à Haftar, en tirant des roquettes de surface Grad, des obus de mortiers et munitions de mitrailleuses anti-aériennes, ont infligé de lourdes pertes aux forces islamistes qui contrôlent Benghazi.
Dimanche, alors que le combat fait toujours rage à Benghazi, une seconde force d’Haftar a frappé à 650 kms à l’Est, pour prendre d’assaut le Parlement de Tripoli, qu’il accuse d’être étranglé par des entités islamistes. A Tripoli, les forces d’Haftar ont obtenu un soutien important de la vaste force Al-Saïqa, formée d’anciens commandos et parachutistes de l’armée libienne ainsi que de la brigade al-Qaaqaa, formée par des soldats de l’Ouest de la Libye, qui ont déserté l’armée.
Ils ont poussé les Députés à s’enfuir et les ont remplacés par 60 membres de l’Assemblée constituante. Quelle que soit la façon dont il l’appelle, Haftar mène, par conséquent une révolte militaire en Libye. De la même façon que la prime alliance entre l’armée égyptienne et Tamarod, avant le renversement de Morsi, son porte-parole insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un coup d’Etat, mais bien qu’ils agissent conformément à la volonté et « au choix du peuple ».
Les Ministres et hauts-responsables du gouvernement libyen, qui ont cessé de fonctionner ensemble depuis le départ du dernier Premier Ministre, l’an dernier, ont refusé de reconnaître le nouvel organisme de gouvernance et ont appelé toutes les milices terroristes islamistes à entrer en guerre contre les aspirants à devenir les nouveaux maîtres.
En révolte virtuelle contre les dysfonctionnements du gouvernement, le Commandant des Forces Spéciales de l’armée, Wanis Bukhamada, a annoncé, mardi, que ses forces rejoignaient « l’Opération Dignité », comme le Général Khalifa Haftar a dénommé sa campagne visant à restaurer la stabilité de la règle nationale.
Ces forces spéciales sont les mieux entraînées de l’armée débutante libyenne. Elles ont mené le combat contre les milices lourdement armées qui rôdent dans la capitale, Tripoli. Une base aérienne de la ville de Tobrouk, à l’Est, a aussi déclaré son allégeance auw forces d’Haftar, dans son combat contre les « extrémistes ».
Les sources des renseignements militaires de Debkafile conservent un jugement réservé sur les chances de réussite de la campagne du Général Haftar et des alliés, ou sur la durée du soutien des Etats-Unis et du Golfe, sur lesquels il puisse réellement compter. La situation demeurera incertaine, aussi longtemps que les milices les plus puissantes de Libye resteront de côté, avant de se décider pour quel camp elles doivent prendre partie.
debka.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
![]() |
![]() |







































{{Ce Général El Sissi a même des chances d’être sacré Empereur par les égyptiens comme le fut son aïeule , une certaine Impératrice d’Autriche .}}
{{Ne souriez pas ! Si , si . Pourquoi pas ?}}