La mégalomanie fait croire aux gens qu’ils sont capables de résoudre des problèmes complexes par la force de leur volonté. Parfois, la mégalomanie donne des résultats, mais habituellement, elle reste seulement une obsession.
La plupart des médiateurs venus au Moyen-Orient au cours des 20 dernières années ont souffert de mégalomanie. Ils observent ce conflit national et religieux qui dure depuis plus de 100 ans et pensent qu’ils peuvent le résoudre en traçant des lignes géographiques.
Ils ont vu l’Islam radical se cacher derrière la dictature laïque de Yasser Arafat et de Mahmoud Abbas, et ont choisi de l’ignorer. Ils ont remarqué les implantations juives au-delà de la Ligne verte, et pensé que s’ils les forçaient, ils parviendraient à déplacer les Israéliens. Ils ont finalement axé leur politique sur une solution à deux États sur les frontières de 1967, et sont depuis rentrés dans le mur à plusieurs reprises.
Durant toutes ces années, nous n’avons pas vu un seul responsable international capable de penser autrement, ou un seul médiateur avoir le courage politique de regarder le problème en face.
L’essence du problème est que la barrière entre les partis est infranchissable. Peu importe qui vous voulez blâmer, la réalité est là. Les Palestiniens ne sont pas prêts à faire des compromis, les Israéliens ne sont pas prêts à jouer avec leur sécurité. Tout comme un véhicule enlisé dans la boue pendant 20 ans. Et plus vous accélérez, plus vous vous enfoncez.
Israël dispose de deux options pour le moment : la séparation d’avec les Palestiniens ou un Etat bi-national. La plupart des Israéliens, de droite ou de gauche tendent vers la première option, et discutent les lignes géographiques mais pas leur nécessité. Le sioniste moderne penche pour un maximum de terres avec un minimum de Palestiniens. Et alors que le temps passe, cette approche devient de plus en plus compliquée.
La proposition égyptienne du président Abdel Fattah al-Sisi, en supposant qu’il ne se rétractera ou ne niera pas, est la première idée originale pour une séparation depuis les Accords d’Oslo : créer de nouvelles lignes géographiques, plutôt que d’essayer de revenir sur des lignes qui appartiennent au passé. Un grand Etat palestinien dans le sud, à partir de la bande de Gaza jusque dans le Sinaï, et le renouvellement des territoires de l’Autorité palestinienne, donnés aux Palestiniens dans le cadre des Accords d’Oslo.
La Jordanie n’est pas mentionnée en raison de sa sensibilité politique, et les Égyptiens (les précédents gouvernements) n’étaient pas prêts à aborder la question palestinienne. La proximité géographique et la menace pour Israël ne perturbaient pas Hosni Moubarak ou les Frères musulmans.
Les sages disaient que le travail de gens vertueux est fait par d’autres. Ce qu’ils n’ont pas annoncé, c’est ceux qui feront ce travail. Nous n’étions probablement pas ces gens vertueux et ne nous considérions pas comme tels. Nous avons attendu trop longtemps, sans prendre aucune décision, ni d’un côté ni de l’autre.
Aujourd’hui, 20 ans après les Accords d’Oslo et 35 ans après l’accord de paix avec l’Egypte, une idée a été émise, qui a le potentiel pour le vertueux, le juste et même tout le reste. Un potentiel, pas une promesse.
Au cours des dernières années, les diplomates européens et américains se sont réunis avec qui ils peuvaient afin de discuter des accords de paix. Ils se sont renseignés sur le Premier ministre Benyamin Netanyahou, ont mené des enquêtes d’opinion, et ont demandé ce que pourrait apporter la paix. La question fait partie de la routine de beaucoup d’entre eux. Je ne suis pas certain qu’ils sont vraiment à la recherche d’une réponse.
Si l’Amérique est la terre des opportunités, le Moyen-Orient est la terre des restrictions – à la fois en temps de guerre et de paix – et les solutions sont ballottées. Les diplomates aiment parler d’idées originales, sans les adopter.
Abbas n’est pas non plus un homme d’initiatives. Le refus d’accepter un compromis fait partie intégrante de sa personnalité, et constitue une tradition dans ce conflit.
Un tour plutôt comique de l’histoire, Israël et l’Egypte restent au premier plan. Il n’y a personne d’autre pour faire avancer ces rares occasions.
JForum adaptation Ynet – Yoaz Hendel
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Une chose est certaine c’est que le pays d’Abbas et ses congénères arabes (des hommes vivant en Judée-samarie appelée palestiniens) leur vrai pays c’est la JORDANIE.
Le roi de Jordanie à soutenu le hamas ses frères. Certaines banques jordaniennes ont étaient la banque des islamistes.
Je ne comprend pas pourquoi Israël soutient la JORDANIE j’aimerai qu’on m’explique. CE ROYAUME EST ISSU DE LA REPARTITION BRITANNIQUE EN 1949 donc royaume très récent.