Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU adopte la Résolution 181 qui crée deux États : un État juif et un État arabe.
En 1977, cette même assemblée choisit de faire du 29 novembre le « Jour international de solidarité avec le peuple palestinien ».
Et voilà que le jeudi 29 novembre 2012, donc exactement 65 ans après le partage, Mahmoud Abbas, dans une démarche unilatérale, s’adresse à l’Assemblée générale de l’ONU pour demander que l’Autorité palestinienne qui, depuis 74, occupait le statut d’« entité » observatrice, obtienne celui d’État observateur non-membre, à l’instar du Vatican.
Son discours, bien qu’il présente Israël comme un État raciste, colonisateur et criminel –« Nous devons reconnaître que notre victoire a provoqué les puissances de la colonisation, de la guerre et de l’occupation » – ne semble avoir choqué aucun chef d’État à l’exception de Bibi qui l’a qualifié d’«hostile et venimeux».
Et le statut d’État observateur non membre – qu’on veut voir comme une reconnaissance de facto d’un Etat palestinien-lui a été octroyé par 138 voix sur 193. Neuf pays ont voté contre, et 41 ont opté pour l’abstention.
Parmi les neuf pays ayant voté contre la Résolution, citons Israël, les États-Unis et celui qui est, sans l’ombre d’un doute le plus fidèle ami d’Israël, le Canada.
Quant au gouvernement Obama, difficile, au vu du faible nombre d’opposants, de ne pas s’interroger sur le réel désir des Etats-Unis de faire obstacle à la demande de Mahmoud Abbas.
À moins qu’il ne faille y voir la preuve qu’ils ne sont plus en mesure de faire pression sur les autres pays, qu’on ne cherche plus à avoir leur approbation, qu’on ne craint plus l’Oncle Sam.
Parmi les États qui se sont abstenus, il en est un qui, au départ, devait s’opposer : l’Allemagne.
En effet, après avoir annoncé le 28 novembre qu’il voterait contre l’octroi du statut demandé par Abbas, le lendemain, il a opté pour l’abstention de préférence à une opposition franche.
Toutefois, Angela Merkel a renouvelé dès le 1er décembre son soutien à l’État juif en ces termes :
«L’Allemagne sera toujours aux côtés d’Israël sur la question (de la sécurité d’Israël)», a déclaré la chancelière allemande, et elle a ajouté «Israël a non seulement le droit, mais aussi le devoir de protéger ses citoyens».
La décision de l’ONU de reconnaître cet État nous inspire quelques réflexions.
Premièrement, il est étrange de constater que si Israël n’avait pas conquis en 67 la Cisjordanie actuelle et la Bande de Gaza, jamais les « Palestiniens » n’auraient existé en tant que « peuple ».
Donc jamais les « Palestiniens » n’auraient pu exprimer leur désir d’avoir un État. Et donc jamais ils n’auraient eu la moindre chance d’obtenir quelque statut que ce soit à l’ONU.
À ceux qui l’ignoreraient, rappelons – car ce n’est pas le genre d’événement que rappellent les médias- que la Palestine en tant qu’État des Palestiniens n’existait pas avant 48, que l’ONU avait tenté en 47 de créer un État palestinien, mais que l’Assemblée s’était heurtée au refus des États arabes.
Ensuite, avec la guerre de 48, la Jordanie a occupé la Judée-Samarie devenue la Cisjordanie, et l’Égypte, la Bande de Gaza.
Pour Hussein de Jordanie, comme pour Nasser, il devient alors hors de question d’accorder aux Palestiniens un État, voire une simple autonomie.
Mais quand en 67 Israël conquiert ces deux territoires, on entend dire soudain que ces territoires sont des terres appartenant aux « Palestiniens » !
Et la planète entière est consternée par la décision de quelques pays de s’opposer, en 2012, à la création d’un État palestinien décrété unilatéralement, en l’absence de négociations préalables.
Deuxièmement, quoi qu’on en dise, reconnaître la « Palestine », c’est reconnaître implicitement le Hamas.
Alors, n’est-ce point aberrant de demander à Israël de reconnaître un gouvernement qui s’est fixé pour objectif de l’éradiquer purement et simplement de la surface du globe ?
On nous rétorquera que le Hamas n’est pas l’Autorité palestinienne, que l’un vise la disparition d’Israël alors que l’autre aspire à vivre en « bon voisinage » avec le peuple juif.
C’est oublier que le peuple palestinien – puisqu’on veut l’appeler ainsi- est uni contre l’ennemi israélien, et que la différence entre le Hamas et le Fatah tient à la franchise de l’un (le Hamas) et au double langage de l’autre.
En réalité, l’Autorité palestinienne vise la destruction d’Israël tout autant que le Hamas.
J’en veux pour preuve le fait que ses médias et toutes ses institutions, à commencer par ses établissements scolaires, nient purement et simplement l’existence d’Israël.
Et c’est sans parler des nombreuses déclarations dans lesquelles Abou Mazen affirme que jamais il ne reconnaîtra Israël comme étant un État juif.
Même s’il est difficile de dire au nom de qui parle Abbas – Gaza et/ou la Cisjordanie- il reste que les conséquences de ce nouveau statut, de cet « acte de naissance » des Palestiniens se feront sentir durement.
Pour avoir décidé de passer outre les mises en garde des Etats-Unis et du Canada, Abou Mazen devra assumer les conséquences de ses actes, conséquences graves pour les Palestiniens
Le seul avantage que confère ce nouveau statut à l’Autorité palestinienne est l’accès aux agences onusiennes parmi lesquelles figure la « Cour Pénale internationale » dont il compte se servir comme arme de chantage pour dissuader Israël de construire en Judée-Samarie.
Mais puisque ce titre ne lui confère guère de droits à l’Assemblée (droit de vote, droit de présenter des résolutions, etc.), c’est donc qu’il ne fait pas de la Palestine un État à part entière.
En revanche,
– il présente un inconvénient de taille pour les Palestiniens, même si on préfère le passer sous silence : ils sont contraints de reconnaître Israël et ne pourront plus faire usage du terrorisme ;
– indépendamment du fait qu’il semble difficile que cet État puisse survivre avec un taux de chômage qui frise les 20% et une économie extrêmement dépendante d’Israël avec 90% de ses exportations vers l’État juif, le prix à payer pour ce succès diplomatique est élevé si l’on considère trois des pays qui ont voté contre cette décision.
1. Rejet de la décision de l’Assemblée générale des nations unies par le gouvernement israélien qui considère que « la démarche unilatérale de l’Autorité palestinienne à l’ONU constitue une grave violation des accords qui ont été signés avec l’État d’Israël ».
En conséquence, dit-il, « le gouvernement d’Israël rejette la décision de l’Assemblée générale des Nations unies ».
Donc, non seulement cette reconnaissance de l’ONU ne change en rien la situation des Palestiniens dans la mesure où, comme l’a dit Netanyahou, « Il n’y aura pas de véritable État palestinien sans une reconnaissance de l’État d’Israël en tant qu’État du peuple juif, sans une proclamation de la fin du conflit, sans arrangements de sécurité réels qui permettent de protéger Israël et ses habitants », mais elle est lourde de conséquences.
Mais peut-être cette décision fait-elle l’affaire des Palestiniens qui craignent plus que tout des négociations directes lesquelles pourraient les acculer – dans le cas où Israël proposerait un accord acceptable- à reconnaître l’État juif, ce qui constituerait pour eux la pire des humiliations.
Aurait-on oublié la Résolution de Khartoum, votée en 67 par les États arabes réunis en sommet, au Soudan ?
Cette résolution dite des « Trois non » proclamait : pas de paix avec Israël ; pas de reconnaissance d’Israël ; pas de négociations avec Israël.
2. Abrogation des Accord d’Oslo qui prévoyaient la création d’un État palestinien par la négociation entre les partis et non par une démarche unilatérale. L’Autorité palestinienne a peut-être signé l’ « Acte de naissance » des Palestiniens à l’ONU mais, en même temps, elle a signé la Mort du processus de paix.
3. Révision et allongement de la liste des organisations considérées comme des organisations terroristes, conformément à l’article 8 de l’Ordonnance de Prévention du Terrorisme de 1948 (Le personnel de Coordination et de Soutien iranien (ou) palestinien, le Comité Populaire du soutien du peuple palestinien, et le Comité Populaire iranien pour le soutien de l’Intifada palestinienne. – Le Fonds humanitaire des Familles palestiniennes et libanaises – L’Institution Al-Quds, etc.) avec toutes les conséquences que cela entraîne
4. Suspension du transfert des taxes que l’État juif collecte au profit de l’autorité palestinienne.
5. Construction de milliers de logements en Judée-Samarie et à Jérusalem –est
1. Fermeture possible, avec l’accord des parlementaires démocrates et républicains, de la représentation de l’OLP à Washington si les Palestiniens n’acceptent pas de retourner à la table des négociations.
2. Élimination de l’aide financière aux Palestiniens si la Cour pénale internationale se saisit d’une cause proposée ou appuyée par l’Autorité palestinienne.
3. Suppression des subventions américaines à toutes les institutions de l’ONU auxquelles auront accès les Palestiniens grâce à leur nouveau statut, comme ils ce fut le cas en 2011 quand les Palestiniens ont rejoint l’UNESCO.
I
Ottawa s’est dit « profondément déçu, mais non surpris » par les résultats de ce vote. Le ministre Baird a déclaré : « La position de notre gouvernement est claire: seule la négociation mènera à une paix juste et durable, et non les mesures unilatérales ».
Le Canada voit dans cette mesure unilatérale « un obstacle à la paix », et il souhaite voir les partis revenir à la table des négociations sans condition.
« Nous favorisons au Moyen-Orient une solution à deux États », a indiqué M. Harper, soulignant qu’« une manière de la réaliser est par le retour de l’Autorité palestinienne à la table de négociations pour vraiment atteindre une résolution complète avec Israël ».
Il semblerait même, si l’on se fie au Globe and Mail, que Stephen Harper aurait lui-même prévenu M. Abbas « des conséquences » qu’il devrait subir s’il ne retirait pas sa demande. Le gouvernement canadien aurait menacé de fermer les bureaux de la Délégation palestinienne à Ottawa, et de renvoyer chez lui le chef de la délégation.
S’il est vrai que le gouvernement Harper n’a jamais caché son soutien à l’État juif, et qu’il a affiché ses couleurs dès son élection, force est de constater qu’il ne se contente pas de déclarations de principes.
Ainsi, immédiatement après la décision de l’Assemblée générale de l’ONU d’accorder à l’Autorité palestinienne le statut d’État observateur non- membre, le Canada a osé clamer haut et fort son désaccord et le manifester en posant des actes .
1. Rappel des chefs de mission à Ramallah et en Israël, mais aussi des représentants du Canada aux sièges sociaux de l’ONU à New-York et à Genève. Il s’agit là de la première mesure prise par le gouvernement Harper en attendant, à la lumière des conséquences de ce vote, de décider des mesures à prendre.
Contrairement à tous ces chefs d’État qui se plient à l’opinion publique, laquelle est calquée sans discernement sur celle des médias, le Premier ministre du Canada n’écoute que sa raison. Et son cœur, devrais-je ajouter.
Monsieur Harper est non seulement courageux dans ses paroles, il l’est aussi dans ses actes.

Et ce en dépit des voix discordantes qui s’élèvent au Canada, pour dénoncer avec virulence la prise de position de son gouvernement.
– « Le gouvernement fédéral est allé trop loin en rappelant ses diplomates à l’ONU et ceux en Israël et en Palestine. Il ternit de plus la réputation du Canada sur la scène internationale », clame le Parti d’opposition.
– «Je crois que plusieurs pourraient dire qu’ils sont allés trop loin et je serais l’un d’entre eux», a affirmé Paul Dewar, porte-parole néo-démocrate en matière d’Affaires étrangères.
– «De jeter de l’huile sur le feu c’est vraiment pas, il me semble, le rôle du diplomate en chef du Canada qu’est John Baird.
Et plus ça va, pire c’est », a déclaré le député du Bloc québécois, André Bellavance, jugeant qu’Ottawa a adopté une position radicale une position radicale .
Si pour le moment le Canada se contente de rappeler ses ambassadeurs, en revanche, dans le cas où les Palestiniens refuseraient de retourner à la table des négociations et/ou de poursuivre certains militaires devant le CPI, il pourrait prendre des sanctions qui seraient très préjudiciables aux Palestiniens :
– Fin du programme d’aide de 300 millions de dollars sur 5 ans, et ce d’autant plus que ce programme prend fin en mars 2013.
– Rupture des relations diplomatiques avec l’Autorité palestinienne.
Le Canada est le seul pays à avoir le courage de défendre Israël quand l’Occident s’allie au pays arabes pour tenter de le détruire.
Je voudrais rappeler que ce n’est pas la première fois que le Canada – seul pays dont on peut dire sans risque de se tromper qu’il est le « véritable ami d’Israël, doté d’une vision réaliste et correcte des choses » – ose prendre une position contraire à celle de l’ensemble de la communauté internationale.
Et les décisions de Stephen Harper, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ne lui sont nullement dictées par ses collaborateurs, encore moins par le Président Obama.
Personne ne peut dicter au Premier ministre du Canada ce qu’il doit faire ou ne pas faire. Je suis persuadée que seuls son sens de la justice, sa foi, son refus des inégalités, ses convictions et ses aspirations les plus intimes lui dictent les positions à adopter.
Et quelles que soient les conséquences, jamais il ne blâmera quelqu’un d’autre que lui.
Je me permets de reprendre à ce propos ce que je rappelais dans une précédente chronique à savoir que :
– le Canada a été le premier pays à suspendre ses relations avec les Palestiniens quand ils ont élu un gouvernement de terroristes ;
– le Canada a été le premier pays à se retirer de la Conférence de Durban II qu’il a qualifiée de « conférence de la haine ».
– le Canada est un des rares pays à condamner sans ambiguïté le Hezbollah, le Hamas et l’Iran et à offrir un soutien inconditionnel à l’État juif.
Devant la Coalition interparlementaire de lutte contre l’antisémitisme, Stephen Harper a dénoncé ce qu’il appelle les «3D» du nouvel antisémitisme: «la démonisation, le double standard et la délégitimisation».
Puis il a fait la déclaration suivante : « … tant et aussi longtemps que je que je serai premier ministre, que ce soit à l’ONU ou à la Francophonie, ou à n’importe quel autre endroit, le Canada prendra position, peu importe le prix »
Mais ce n’est pas tout
– en 2006, lors de la guerre du Liban, Stephen Harper a osé apporter son soutien à Israël en reconnaissant à l’État juif « le droit à l’autodéfense » alors que la communauté internationale lui déniait ce droit.
En refusant de reconnaître ce droit à Israël, alors qu’il n’existe pas un État qui ne puisse s’en prévaloir, la communauté internationale nie à Israël le droit d’exister.
– En 2010, « l’assaut » par Tsahal de la flottille dite humanitaire avait provoqué la condamnation d’Israël un peu partout à travers le monde.
Mais le gouvernement canadien s’est abstenu de condamner Israël car, après avoir examiné les preuves qui lui ont été fournies, il a jugé que le pays ne faisait que se défendre, qu’il réagissait à un acte illégal, que les soi-disant humanitaires du Mavi Marmara étaient responsables puisqu’ils avaient posé des gestes violents envers les militaires.
– En 2011, lors du sommet du G8, notre Premier ministre a insisté pour que soit éliminée dans la résolution sur le Proche-Orient le retour aux «frontières de 1967», retour qu’Obama avait suggéré dans son discours. Comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman, Stephen Harper a pris conscience que « les frontières de 1967 ne correspondent pas aux besoins de sécurité d’Israël ni à la réalité démographique actuelle».
Et pourtant, Stephen Harper savait que le Canada risquait de perdre le siège qu’il occupait au Conseil de sécurité de l’ONU (et il l’a perdu) à cause de sa position dans le conflit israélo-palestinien, mais à ses yeux la défense de la seule démocratie au Moyen-Orient devait l’emporter sur toutes les autres considérations.
Et ce d’autant plus qu’il ne croit pas que le Canada ait un rôle de conciliateur à jouer dans le conflit israélo-palestinien.
– En juillet 2012, quand le CIO a refusé de répondre à la demande d’Israël voulant que les JO de Londres 2012 s’ouvrent par une minute de silence en mémoire des 11 athlètes et entraîneurs israéliens assassinés froidement par des Palestiniens lors des JO de Munich, la communauté internationale a accepté sans sourciller la décision sans appel du CIO.
Une seule exception : le Canada.
Il a été le premier pays à se joindre à l’appel d’Israël en demandant officiellement, mercredi 13 juin, que soit observée une minute de silence lors de l’ouverture des JO de Londres, en mémoire des 11 athlètes tués dans l’attentat des Jeux de Munich en 1972.
« L’adoption de cette motion fait partie de notre responsabilité de nous souvenir des victimes de cette attaque terroriste qui a eu lieu il y a 40 ans – le devoir de mémoire » a écrit le député libéral Irwin Cotler, porte-parole du Parti en matière de justice et des droits de la personne.
Qui plus est, la motion a été votée à l’unanimité :
« Je suis heureux de la collaboration de tous les partis dans une cause commune et j’espère que le CIO acceptera notre demande », a-t-il ajouté.
Donc, aujourd’hui, en refusant aux Palestiniens le statut d’État observateur non-membre, Stephen Harper, toujours égal à lui-même, a pris la décision qui lui semblait la plus juste et la plus rationnelle.
Et peut-être que, grâce à la politique de Stephen Harper, certaines personnes qui n’osaient pas prendre position en faveur d’Israël parce qu’il est dans l’air du temps d’être antisioniste, modifieront leur position.
De tous les chefs d’État que nous connaissons, je crois bien qu’il est le seul dont on puisse dire sans risque d’erreur qu’il est l’homme qui dit ce qu’il pense et qui pense ce qu’il dit.
Et c’est en cela qu’il force l’admiration.
Qu’on ne soit pas d’accord avec ses idées, c’est le droit de tout un chacun.
Ce n’est pas tant son soutien inconditionnel à Israël que son authenticité qui force le respect et l’admiration.
Un seul politicien a suscité mon admiration pour sa droiture, pour sa foi dans les idées qu’il prônait et ce, même si je ne les partageais pas toujours, c’est René Lévesque.
Comme Stephen Harper, il croyait en ce qu’il disait et, parce qu’il était authentique, beaucoup de gens se laissaient gagner à ses idées.
Et j’avancerais même que certains chefs d’État doivent admirer le courage dont fait preuve Stephen Harper dans ses prises de position, tout en déplorant de ne pas être capables de lui emboîter le pas. Harper n’est pas un chef d’État à l’image de ses homologues, il s’en démarque nettement, car il est animé par des convictions très fortes qui lui dictent ses actions.
Quel chef d’État oserait aligner sa position sur celle du gouvernement canadien ?
Se ranger derrière Israël quand la seule conduite qui lui aurait valu des éloges est l’antisionisme est tout à son honneur.
En mon nom , mais aussi au nom de la communauté juive du Canada- exception faite évidemment des juifs antisionistes et/ou ultra-orthodoxes- je me permets de féliciter notre Premier ministre, et je veux lui dire combien je suis fière de l’amitié qui lie mon pays d’adoption à mon pays de cœur, combien je suis fière d’être canadienne.
Dora Marrache
Chroniqueuse, Radio-Shalom
TAGS: Canada Harper Lévesque Politique CIO J.O.1972
Palestine/ONU Résolution de Khartoum Refus arabe Etat Israël
![]() |
![]() |






































