L’Unesco suspend une partie de ses activités jusqu’en 2012

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L’arrivée de la Palestine au sein de l’organisation a entraîné la fin de l’apport financier des États-Unis. Près de 65 millions de dollars manquent dans les caisses.
C’est la conséquence directe de l’admission de la Palestine au sein des États membres de l’Unesco*. L’organisation onusienne, par besoin d’économies, a décidé de suspendre l’exécution de certains de ses programmes jusqu’à la fin de l’année en cours. En cause, la décision des États-Unis, jusqu’alors plus gros contributeurs, d’annuler leur financement par rétorsion à l’intégration palestinienne.

«La situation, et je pèse mes mots, est difficile», a déclaré jeudi, Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco, devant les représentants de l’ensemble des États membres. Avec l’arrêt des contributions financières des États-Unis et, dans une moindre mesure, d’Israël, l’organisation voit son budget prévisionnel pour 2012 amputé d’environ 65 millions de dollars, ce qui représente 22 % du budget global.

En stoppant certaines de ses actions jusqu’à la fin de l’année, Irina Bokova table sur «une économie de 35 millions de dollars». En piochant encore 30 millions de dollars dans le fonds de roulement de l’Unesco, elle compte ainsi combler le déficit de trésorerie impliqué par le retrait des Américains, annoncé le 31 octobre. Ils auraient dû verser sa contribution dès le mois de décembre.

Le comité pour le patrimoine mondial maintenu

Ces mesures drastiques ne remettent pas en cause la tenue du comité intergouvernemental de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui se tiendra à Bali, du 22 au 29 novembre, a précisé une porte-parole. Les conséquences de cette coupe budgétaire sont encore difficiles à analyser pour l’heure, elles ne devraient concerner que les «nouvelles dépenses», selon une porte parole de l’Unesco. «On ne va pas fermer boutique. On respecte les engagements déjà pris, mais on ne fait pas de nouvelles dépenses d’ici la fin de l’année», a précisé cette dernière à l’AFP.

Dans tous les cas cette solution ne sera pas suffisante pour les deux années à venir. La directrice générale de l’Unesco a annoncé que l’organisation devra faire face à un déficit de 143 millions de dollars. Pour y parer, elle s’est dite prête «à prendre des mesures radicales» et «à profiter de la situation pour réduire encore les frais administratifs en donnant la priorité aux activités de l’agence». Un fonds d’urgence ouvert aux donations d’institutions, de fondations et de particuliers, qui est en place sur le site internet de l’agence depuis ce jeudi, a été créé. L’argent récolté servira pour les activités «au cœur» de l’organisation onusienne.

Irina Bokova envisagerait aussi de doubler le fonds de roulement, de 30 à 65 millions de dollars, de l’agence. Néanmoins pour ce faire, il faudrait une augmentation de la contribution des États-membres, ce qui ne sera pas chose aisée. Le projet sera soumis au prochain conseil exécutif de l’Unesco, programmé au printemps prochain.

Une situation bloquée ?

Quant à un retour du financement des États-Unis, Irina Bokova l’a déjà implicitement sollicité trois jours après son retrait, en appelant les Américains «à la raison». Problème, ces derniers sont tenus de respecter chez eux deux lois du début des années 1990 leur interdisant de financer une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens comme État membre à part entière, et ce, en l’absence d’accord de paix avec Israël. Un accord de paix qui semble d’autant plus fragilisé depuis l’arrivée de la Palestine à l’Unesco.

Par Jérémy MACCAUD – Le Figaro Article original

(Avec AFP)

1 COMMENT

  1. Sans aller jusqu’à de telles extrémités, l’hypocrisie et le credulité des arabes est consternante:

    Il prétendent trembler pour leurs frères palestiniens mais demandent aux autres de faire les efforts pour améliorer leur situation:
    – C’est l’EU et les US qui finances les palestiniens: Les pays arabes sont riches comme crésus et demandent aux autres de partager leur bout de pain
    – les pays arabes environnants ne veulent pas des palestiniens (Jordanie et Liban en tête)
    – des territoires vacants il y en a à la pelle dans les pays arabes: regardez ce que représente Israël face à l’immensité de leur territoires.
    – quand cela les arrange ils massacre leur propre peule sans remords

    En fait,
    – Les palestiniens et la haine du juif ne sont pour les dirigeants arabes que des éléments fédérateurs des masses credules pour atteindre leur plans hégémoniques,
    – La haine que les dirigeants arabes instiguent à l’egard d’Israel ne sert qu’à detourner l’attention de leur peuple qu’ils surexploitent sans vergogne

    Et cela marche, car les masses sont manipulables en terre arabe comme en terre chretienne, comme ailleurs.

    La religion a toujours été uilisée ainsi. on en arrive à sodomiser quelqu’un (kaddafi) en citant le nom de D.
    On en arrive à massacrer des populations innocentes pendant des fetes destinées à demander le pardon au seigneur (Algerie). Mais ne vous en faites pas: les croisés n’ont pas fait mieux de leur temps, La saint Barthelemi etait aussi un bon pretexte pour se debarasser d’une frange de la population trop influente.
    C’etait à l’époque direz vous ? et la shoah, alors ?

    C’est triste: les religions sont utilisées par des manipulateurs dans scupules pour arriver au resultat inverse de ce qu’elles pretendent enseigner !

  2. Je me réjouis de cette décision.
    Les palestiniens, qui n’ont déjà plus rien à manger, n’ont qu’à se faire aider de leurs frères musulmans des pays environnants. Seulement voilà, si leurs “frères” étaient si sensibles, ils auraient levé le petit doigt depuis bien longtemps. On s’en moque, qu’ils cr…, quelques arabes de moins, ça ne fera pas de mal à notre monde !

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