NATIONS UNIES (Reuters) – La situation en Syrie ne justifie pas pour l’instant la création de couloirs humanitaires pour venir en aide à la population civile, idée avancée par la France, jugent les Nations unies.
« Un certain nombre de suggestions ont été émises sur les moyens de fournir une aide aux Syriens affectés par les troubles actuels », a dit Valerie Amos, secrétaire générale adjointe de l’Onu aux affaires humanitaires, en allusion aux idées de « couloirs humanitaires » et de « zones tampon ».
« Pour le moment, les besoins humanitaires identifiés en Syrie ne justifient pas la mise en oeuvre de l’un ou l’autre de ces mécanismes », a-t-elle ajouté.
« Avant d’approfondir les discussions sur ces options, il est essentiel d’obtenir une meilleure évaluation des besoins exacts de la population et à quels endroits. »
Valerie Amos a reconnu que l’Onu n’était pas en mesure d’avoir une vision globale de la situation en Syrie en raison du manque de personnel sur place. Elle a déclaré que trois millions de personnes étaient affectées par les troubles et que le Croissant-Rouge syrien avait sollicité une aide pour fournir de la nourriture à 1,5 million de personnes.
L’Onu estime que 3.500 civils ont été victimes depuis mars de la répression en Syrie du mouvement de contestation contre le régime de Bachar al Assad.
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