L’affligeant spectacle de soldats et policiers irakiens, enlevant précipitamment leurs uniformes pour se fondre dans le flux des réfugiés, restera gravé dans les mémoires américaines, déjà traumatisées, comme le Second Vietnam en près d’un demi-siècle, subi par « l’hyperpuissance » mondiale.
Il sera, d’autant plus, difficile de lancer une opération « Boat People » dans la mer des sables qu’est devenue la politique étrangère d’une statue de sel : l’indécis Barack Hussein Obama, qui n’a, décidément, rien d’un gagnant, encore moins d’un « visionnaire ». Cette armée « mexicaine », presque entièrement chi’ite, était censée défendre Mossoul et les autres villes, entravant la marche victorieuse des Jihadistes sur Bagdad. Elle peine, de toute évidence, à s’opposer au raz-de-marée qui la submerge.

Il n’y a qu’aujourd’hui, autour de la ville de Samarra Article original, entre Tikrit et Bagdad, où se dresse un important lieu saint chi’ite, la mosquée
D’autre part, on annonce que les partis chi’ites ont, précipitamment, tenté d’organiser des milices armées pour venir en renfort du corps militaire en déroute. Le New York Times annonce entre 2500 à 3.000 combattants venus renforcer la défense, en amont de la Capitale.

Fondée par une main et des financements étrangers, seule une ou des puissances étrangères pourront venir à la rescousse de ce tigre de papier dont les Jihadistes, mieux organisés, n’ont fait qu’une bouchée.
Obama « n’écarte aucune option », lorsqu’on le questionne sur l’envoi de drones ou tout autre moyen d’empêcher la chute résistible de la totalité de l’Irak aux mains des Islamistes sunnites. L’ennui, c’est que les faits sur le terrain renient tout le programme sur lequel il a été élu. On se souvient qu’en 2003, il s’opposait au projet d’invasion de Bush et que cette « coquetterie » politique lui a valu le soutien de tous ceux qui fustigeaient son prédécesseur. Le voilà contraint de «

Mais Le
L’Etat Islamique en Irak et au Levant se prend pour le bras vengeur d’Allah contre les impies chi’ites et les apostats. Il a un plan bien établi, reposant sur les prophéties rapportées de Mahomet Article original, que nous avions exposé, le dimanche 8 juin,

Les guérilleros d’EIIL ont confisqué les armes et véhicules militaires confiés à l’armée irakienne par les USA. Ils disposent, désormais, des meilleurs transports de troupe blindés au monde et peuvent affronter n’importe quelle armée régulière. L’autoroute grande ouverte au Jihad, marchant sur Bagdad, est le revers le plus cuisant qui puisse être pour la politique moyen-orientale du Président Barack Hussein Obama, élu sur un plan de retraite, mais sans la moindre épargne pour les peuples qu’on a prétendu « libérer ».
Rappelons que la ville de Mossoul et la Province de Ninive servaient de
Mais ce n’est pas arrivé et on a critiqué Obama, non sans justesse, pour ne pas même avoir laissé une force américaine symbolique, capable d’appuyer et de conseiller l’armée irakienne, totalement reconstruite et entraînée par les USA, qui ont livré des milliards de dollars, – partis en fumée-, en armement sophistiqué à cette « armée ».
L’armée irakienne, formée de centaines de milliers de soldats presque exclusivement chi’ites, s’est écroulée à Falloujah et n’a jamais pu reprendre la ville aux Jihadistes de l’EIIL. C’est la même armée de bras cassés qui s’est effondrée et enfuie de Mossoul, puis Tikrit.
La stratégie même, sur laquelle les Etats-Unis comptaient, lorsqu’ils se sont retirés d’Irak, est partie à la ruine, mardi 10 juin. Ce château de carte n’est pas sans rappeler, presque trait pour trait, la chute du Sud-Vietnam, après leur départ de cette partie de l’Asie du Sud-Est. L’Irak est, lentement, mais sûrement, en train de voler en éclats. Malgré des élections démocratiques, en avril, Al-Maliki, n’est, de toutes façons, pas en capacité de former un gouvernement. Les Sunnites, défavorisés depuis la chute de Saddam, historiquement punis pour l’avoir soutenu, s’en sont vengés par
La prise de Mossoul n’est pas seulement une gifle retentissante pour le gouvernement et le parlement irakien, à majorité chi’ite, mais, directement pour l’Iran, qui soutient le gouvernement chi’ite en Irak et a grand besoin de lui pour réussir sa reconquête de la Syrie, aux côtés de Bachar al Assad et du Hezbollah.
L’Etat Islamique en Irak est le pire ennemi des Chi’ites, qui qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Cela signifie que c’est le cauchemar sunnite de l’influence de l’Iran, en Irak et ailleurs. L’EIIL est déjà parvenu à conquérir plusieurs villes du Nord-Est de la Syrie, moins la partie du Kurdistan syrien qui lui résiste. Il est en train d’étendre son contrôle jusqu’aux faubourgs de Bagdad.
Les appels au secours du Premier Ministre irakien en pleine panique sont, jusqu’à présent, restés lettre morte, et son armée en pleine désintégration doit encore lancer une nouvelle contre-offensive, si elle devait reprendre tout le territoire perdu.

Si, de l’avis unanime, seuls les Peshmergas Kurdes Article original sont en mesure de vaincre les Islamiste sunnites, cette alliance avec Al-Maliki ne pourrait en passer que par une intense négociation sur l’indépendance énergétique du Kurdistan irakien.
Les Etats du Golfe Arabique ont, aussi, tout lieu de craindre ce qui ressemble à une prise de contrôle, par le Jihad Global, d’une partie considérable du Moyen-Orient, dont ses puits de pétrole syriens (Raqqa, Deir Ez-Zor) et irakiens (Mossoul). Ce qui fait de l’EIIL le groupe terroriste le plus riche du monde. S’ils peuvent venir en aide à l’Irak, ils éviteront, néanmoins, de donner la main à l’Iran qui le contrôle encore en sous-main…
Tout est donc réuni pour une
En ce qui concerne Israël, l’avancée de l’EIIL a des implications évidentes : cette fondation d’un Etat entier aux mains du Jihad Global se forme juste sur le seuil de sa porte. Elle a de nombreuses ramifications en Syrie, jusqu’à sa frontière et non loin de l’Europe, où des tueurs de ce groupe ont déjà opéré et où d’autres sont prêts à passer à l’action.
Pour le moment, il n’y a que des régimes arabes sur la ligne de front : le Régime Assad à Damas, celui d’al Maliki en Irak et le gouvernement libanais infiltré par le Hezbollah. Mais, tôt ou tard, Israël deviendra une cible de premier choix, et l’est déjà, ne serait-ce que par les attentats de l’Etat Islamique, à Bruxelles, dernièrement.
Déjà, le renforcement des organisations affiliées à al Qaïda contribue à l’installation des Jihadistes dans la Péninsule du Sinaï. Jusqu’à présent, l’armée égyptienne d’El-Sissi est parvenue à les combattre avec un certain succès. Mais l’écho des victoires des milices de l’islamisme en Irak et en Syrie ne tardera pas à renforcer le mental des terroristes d’
Pour conclure, on peut dire que la prise de Mossoul est un jalon dans le processus de démantèlement de nombreux états de la région, principalement, ceux créés par les Accords Sykes-Picot, en 1916, entre les empires français et britannique, au moment de la défaite de l’Empire Ottoman.
La plupart des Etats créés alors tombent lentement en pièces détachées, déchirés par des
Les plus inquiets sont les régimes arabes, dont l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie, le Liban, le Bahrein, et bien sûr, le Yémen et la Libye. Ces deux derniers font actuellement l’expérience d’un processus de désintégration similaire à ceux traversés par la Syrie et l’Irak.
L’Etat Islamique en Irak menace déjà d’entrer en Jordanie pour venir y

La conséquence évidente de ce chaos généralisé baignant dans le sang, c’est que les Jihadistes ont toutes leurs chances d’en sortir en position dominante, par l’Irak, la Syrie et demain, peut-être, par le petit royaume Hachémite.
Par Marc Brzustowski.
Sources : Ron Ben Yichaï, Ynet Article original ; Khaled Abu Toameh, gatestoneinstitute Article original
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ce triste échec est négatif pour tout le monde , je m’explique lorsque les américains avait créer le plan
Marshall pour reconstruire l’europe incluant l’allemagne beaucoup de gens s’y opposaient et le résultat
50 ans plus tard prouve le sénateur Marshall avait raison car les ennemis du passé sont maintenant
des peuples civilisé comme l’allemagne et l’italie ….. Georges W. Bush a voulu faire la même chose
avec l’irak en donnant la vrai liberté de vote aux Shiites , ce qu’ils n’avaient jamais eux et l’iran profitait de ce moment de transition de l’irak pour foutre la merde …… aujourd’hui tout les Shiites du moyen-orient son menacer par les sunnites…… si l’iran aurait chercher a faire la paix dans la région au lieux d’empoisonner
tout le secteur prouve seulement que l’iran est membre de l’axe du mal et maintenant l’iran regarde
impuissant la mort en direct par sa faute de milliers d’irakiens Shiite
les historiens du future diront au moins G.W.Bush aura essayer…. oui c’est un nouveau vietnam
» Le démantèlement des états issus des Accords Sykes-Picot » dont vous parlez, montre à quel point ces états sont artificiels: créés selon les besoins des puissances qui comptaient, à cette époque (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, essentieellement ), et à leur convenance, faisant fi, donc, des rivalités des clans, tribus, coteries, chefferies, et s’asseyant allègrement sur les subtilités d’interprétation du coran, lesdits états s’effondrent sous nos yeux, minés par la haine qu’ils se vouent —-ce qui ne serait pas trop grave, mais qu’on cesse de nous claironner que l’islam est une religion de paix , d’amour…, c’est ridicule et indécent .
Par ailleurs, il nous faut constater la vanité, et l’inefficacité de nos gouvernants actuels, dans leurs interventions anti-terroristes, à l’extérieur. Partout, elles échouent!
Pire, le terrorisme, parfaitement installé sur le sol de nos pays d’Europe, et vraisemblablement, aux Etats-Unis aussi, fait des victimes, juives, pour commencer ( c’est classique).
Ce qui ose s’appeler « les autorités » est dépassé par les événements, paralysé par la peur d’agir contre ce qu’elle a voulu, commodément, considérer comme victimes : regardez les ridicules ronds-de-jambes que l’on fait devant le Nemouche, pour lui demander s’il accepte d’être extradé vers la Belgique !