Le docteur David Zengen, médecin-chef de l’hôpital Har Hatzofim à Jérusalem, compte parmi les signataires de la plainte pour calomnie déposée contre le « cinéaste » Bakri. Ce dernier a présenté un film d’un peu moins d’une heure qui, selon lui, serait un document relatant des faits survenus lors de l’opération Homat Maguen destinée à mettre un terme à la terrible série d’attentats meurtriers perpétrés contre des civils israéliens.
Le médecin rapporte qu’il était présent en 2002 à Jenin en compagnie de la cinquième brigade. L’armée l’avait appelé à effectuer une période de service en tant que réserviste: « Nous avons contacté le conseiller juridique du gouvernement, et nous lui avons demandé de déposer une plainte contre Bakri, et ce suite à la décision du tribunal d’instance qui a établi que cet individu ment. Les calomnies ne sont couvertes par aucun critère d’honnêteté intellectuelle. Il savait que son film était mensonger et servait la cause du terrorisme. »
Il explique le caractère important de l’implication du conseiller juridique: « L’unique raison pour laquelle la plainte pour médisance présentée par 5 soldats à été rejetée est que cette médisance concerne l’ensemble du public. Dans un cas semblable, le conseiller juridique est obligé d’entériner la plainte ».
Ehoud Barak et Mofaz ont apposé leur signature sur le document. Il pense que Mazouz se joindra à la plainte. Si la demande aboutit, ce sera la première fois dans l’histoire récente d’Israël que l’Etat aura pris part à une démarche visant à poursuivre ses calomniateurs.
Zengen, interrogé par Aroutz 7, dénonce la série de mensonges qui composent le film « Jenin, Jenin »: Un hôpital est prétendument présenté comme détruit par Tsahal. Or, le médecin fait remarquer qu’il est intact, et que le film lui-même contredit les dires de la propagande.
« Un homme âgé est montré comme blessé d’une balle dans le pied et d’une balle dans la main. Il n’en est rien. Je me suis personnellement occupé de cette personne qui a obtenu par la suite un document attestant de son état de santé à l’hôpital d’Afoula. On nous a accusés d’avoir tiré sur des enfants, ce qui est de la pure calomnie. »
Il poursuit en expliquant que l’excès de précautions a coûté la vie à des soldats qui auraient pu être épargnés: « Nous nous sommes conduits moralement de façon exemplaire, et c’est pour cela que nous avons payé le prix de 23 soldats morts au combat. Ce film est une tentative de noircir notre réputation aux yeux du monde entier. J’ai contacté personnellement le Conseil du cinéma et ils ont décidé de ne pas en autoriser la projection. »
Il lance un appel aux soldats, aux officiers et aux civils israéliens pour s’engager dans la guerre médiatique et protéger la respectabilité d’Israël: « Chaque soldat, chaque civil qui peut participer à la lutte pour la vérité est obligé de s’engager. Notre existence en dépend. Il faut lutter physiquement et moralement au niveau médiatique. »
par Yéochoua Sultan
![]() |
![]() |






































