Une commission créée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour répondre à la crise sociale sans précédent qui secoue Israël s’est réunie mardi pour la première fois avec l’espoir d’apporter « un avenir meilleur » aux Israéliens, selon un communiqué gouvernemental.
La commission, présidée par un économiste de renom, Manuel Trajtenberg, a ouvert ses travaux deux jours après avoir été formée par M. Netanyahu afin d’examiner les principales revendications de la contestation sociale qui enfle depuis trois semaines, à savoir davantage de justice sociale et un arrêt à la hausse effrénée des prix.
Selon le communiqué du bureau du Premier ministre, M. Trajtenberg a noté que le début des travaux de la commission coïncidait avec la commémoration de « Tisha B’Av », un jour anniversaire important dans le calendrier juif car il marque la destruction des deux Temples de Jérusalem.
« C’est un des jours les plus difficiles du calendrier hébraïque, mais tout comme la destruction (des Temples) il symbolise aussi un nouveau départ pour le peuple juif. J’espère que le début des travaux de cette équipe aujourd’hui va signifier un nouveau départ pour un meilleur avenir », a-t-il dit devant les membres de la commission.
La commission Trajtenberg se réunit au moment où la pression s’accentue sur le gouvernement israélien pour qu’il annonce des mesures et calme la contestation nationale qui ne fléchit pas depuis la mi-juillet et qui a culminé samedi avec près de 300.000 manifestations dans différentes villes du pays.
Selon le quotidien Haaretz, le Premier ministre de droite, qui professait jusqu’à présent un crédo libéral, s’est déclaré prêt à réviser son approche de l’économie.
« Je comprends qu’un changement de ma vision est impératif », a assuré mardi Netanyahu au professeur Manuel Trajtenberg.
JERUSALEM, 9 août 2011 (AFP)
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