L’idée qu’Israël fournit en abondance des renseignements sur l’Etat Islamique aux USA sert surtout d’appât pour que les Arabes se joignent à la coalition.
Un diplomate occidental anonyme a confié à Reuters, lundi 8 septembre « qu’Israël aurait fourni des images satellite et d’autres types de renseignements pour soutenir la campagne de frappes aériennes menée par les Etats-Unis contre l’Etat Islamique en Irak ». Il a ajouté qu’après qu’on en ait gommé toute preuve de ses origines israéliennes, ces informations seraient
Les sources des renseignements et du contreterrorisme de
Il y a aussi la possibilité éloignée que ce “reportage” soit destiné à servir comme un signal d’alarme pour attirer l’attention d’Israël sur le fait que ses mécanismes de partage d’information peuvent faire l’objet de
Le contenu le plus farfelu des propos de ce « diplomate occidental » serait que « les satellites d’espionnage israéliens survolant l’Irak, selon des angles et des fréquences
Cela n’a
Le diplomate occidental poursuit en avançant l’idée qu’Israël partagerait aussi ces informations « en récoltant des bases de données internationales sur les citoyens occidentaux soupçonnés de rejoindre les rangs de l’Etat Islamique… »
Il commente, admiratif : “Les Israéliens sont très bons sur les données des passagers et l’analyse des réseaux sociaux en Arabe, ce qui permet de se faire une bien meilleure idée pour savoir qui sont ces gens”, dit-il.
Israël aurait certainement été heureux de pouvoir se passer de ce genre de “compliment”.
Cette petite chansonnette dansante a été mise au point par ce “diplomate occidental”, à peine quelques heures avant que le Secrétaire d’Etat John Kerry ne doive atterrir au Moyen-Orient, dans une tentative urgente pour faire monter à bord de sa coalition, dirigée par les Etats-Unis, des partenaires arabes, particulièrement l’Arabie Saoudite et les Emirats, mais aussi l’Egypte et la Jordanie.
Il sait pertinemment qu’il est là pour vivre des moments difficiles. Dimanche 7 septembre, seulement, la réunion des Ministres des affaires étrangères arabes au Caire a décidé de
La Jordanie, le plus proche allié des Etats-Unis, a catégoriquement annoncé qu’elle ne rejoindrait pas la coordination menée par les Etats-Unis. Kerry va donc tomber sur un obstacle de poids, particulièrement au moment où il reste
Ce diplomate occidental tente donc de faire miroiter la possibilité de renseignements sensibles offerts par les Israéliens, dans la lutte contre le terrorisme – renseignements qui ne peuvent être mis à disposition que par Washington – comme un appât afin de faire réfléchir les puissances arabes réticentes et les amener à soutenir le plan Obama. Washington peut aussi trouver une deuxième sorte d’intérêt à cette tactique de « fuite organisée » :
DEBKAfile Article original Analyse Exclusive 9 septembre 2014, 1:13 AM (IDT)
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Bien vu…