Al Qaïda en Irak revendique l’attentat au Liban et poursuit sa chasse aux Chi’ites à travers tout le M-O, de Bagdad à la Méditerranée. Dans ces conditions, Israël ne peut se permettre de rétrocéder le moindre pouce de la Vallée du Jourdain.Israël doit, plutôt, se préparer à combattre al Qaïda ou/et le Hezbollah, à la baïonnette, à ses frontières de l’Est et du Nord.

Les forces d’Al Qaïda en Irak (ISIS), qui avançaient samedi 4 janvier, sur Bagdad, à partir des zones conquises de Falluja et Ramadi Article original, en territoire sunnite, ont également revendiqué avoir « pénétré le système sécuritaire du Parti de Satan (le Hezbollah) et… pouvoir écraser ses bastions ». Cela faisait référence à l’attentat meurtrier à la bombe du jeudi 2 janvier, contre les quartiers généraux et politiques du Hezbollah, dans le quartier chi’ite de Dahiyeh à Beyrouth, qui a fait au moins 4 morts et 77 blessés.

Le communiqué d’Al Qaïda ajoute que “ce n’est encore qu’une petite rétribution pour la lourde facture qui attend d’être présentée ces criminels monstrueux ».

Peu de temps avant cette revendication, l’armée libanaise a dévoilé que Majid al Majid Article original, chef des Brigades Abdullah Azzam, liées à Al Qaïda, était mort en prison du fait « d’une défaillance rénale ».

Les sources du contre-terrorisme et des renseignements de Debkafile doutent sérieusement de la véracité de ce compte-rendu. Il est, de loin, bien plus probable que cette figure de haute importance et agent opérationnel libano-saoudien d’al Qaïda soit décédé lors d’un interrogatoire – ou, sinon, sous la menace d’être transféré au Hezbollah, à moins qu’il ne permette à l’armée de faire le ménage et de se débarrasser de son organisation au Liban et qu’il ait choisi de mettre fin à ses jours, de ses propres mains, pour échapper à ce dilemme. Il aurait compris qu’entre les mains du Hezbollah, il serait à la merci des officiers des renseignements iraniens.

Al Majid a été appréhendé au retour de Syrie, la semaine dernière, où il a forgé un pacte de pleine coopération avec Abu Muhammad Al-Jolani, (ou al Golani), chef du Front al Nusra d’Al Qaïda, qui combat le régime Assad, comme Debkafile l’a révélé en exclusivité, le 1er janvier Article original. Ce pacte aurait fourni une base logistique, au Sud-Liban aux Jihadistes syriens.

Tous ces évènements s’additionnent au fait qu’Al Qaïda en Irak, Al Qaïda-Syrie et les Brigades Abdullah Azzam se sont rassemblées pour faire une puissante percée dans les défenses pro-iraniennes, visant à conquérir des bastions, sur une vaste bande de territoire en plein cœur du Moyen-Orient, le long de la ligne reliant trois capitales arabes : Bagdad, Damas et Beyrouth.

Al Qaïda se transforme en sabre Sunnite prêt à trancher l’Axe chi’ite, qui relie Téhéran à Damas et jusqu’au Hezbollah à Beyrouth.

Nos sources militaires expliquent qu’une escalade de grande ampleur, dans cette confrontation violente, se renforce, dans le très court terme, en Irak, en Syrie et au Liban, et qu’il ne s’arrêtera, de toute évidence, pas là. Il risque aussi d’y avoir des débordements en Israël et en Jordanie. Au cours du week-end, Israël a commencé à disposer ses ressources afin d’être en mesure de faire face à cette nouvelle marée verte.

1. Des préparatifs se mettent en place pour contrer les fronts d’Al Qaïda en Irak et en Syrie, qui tentent de pénétrer en Israël pour y mener des activités terroristes dans la même veine que ses attentats au Liban.

Il est devenu de plus en plus évident, plus que jamais auparavant, qu’Israël, en aucun cas, ne peut se permettre d’évacuer ses troupes de sa frontière Est, à savoir, la Vallée du Jourdain – ni abandonner ses atouts militaires et des renseignements, en Judée-Samarie. Ces deux exigences sont formulées par les Palestiniens, comme leur condition sine qua non, à tout accord et elles ont obtenu l’approbation du Secrétaire d’Etat John Kerry.

2. Israël se retrouve pris en étau, entre deux forces radicales extrêment dangereuses, aussi hostile l’une que l’autre, toutes deux jouissant d’un soutien puissant. D’une part, l’Administration Obama est avide de maintenir sa ligne de rapprochement avec l’Iran, au point d’autoriser le brutal Bachar al Assad de se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam. De l’autre, l’ancien allié des Etats-Unis, l’Arabie Saoudite cherche, à tout prix à soutenir les éléments islamistes proches d’al Qaïda, comme les forces sunnites en Irak et leurs homologues au Liban, dans le but de saboter les politiques actuelles de Washington.

Dans ces circonstances, Israël se trouve devant un dilemme de plus en plus insoluble, pour déterminer qui sont ses amis dans l‘arène moyen-orientale – et qui cela vaudrait la peine d’aider – et qui sont ses pires ennemis.

3. Au beau milieu de ces circonstances en bouleversement très rapide, John Kerry peut difficilement s’attendre à persuader le Roi Abadallah, lors qu’ils se rencontreront à Riyad, ce dimanche 5 janvier, d’apporter tout son soutien au dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, qui a donné son acceptation de la proposition de l’accord-cadre américain, en vue de poursuivre les négociations de paix avec Israël, à la seule condition d’un appui massif des autorités arabes de la région.

DEBKAfile Reportage Exclusif 5 Janvier 2014, 11:12 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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serge027

La seule option pour Israël est de combattre l’axe Iran/Hezbollah comme si Al Quaida n’existait pas, puis de combattre Al Quaida comme si l’Iran n’existait pas.
La priorité numéro 1 étant d’abattre le régime des mollah et d’empêcher l’émergence d’une bombe chiite, quitte à se mettre mal avec l’administration Obama. Israël n’a que trop attendu sur ce dossier.

Lucid111

rien à rajouter sinon se féliciter qu’Israël maîtrise ce sac de nœud de vipères, pendant que nous, ici, sommes seulement aux prises avec une lamentable histoire de quenelle. Leur serrer le pouce, c’est tout ce qu’on peut faire, Qu’on en finisse au plus vite, cela changera la face du monde, meilleurs vœux 2014 !