On se demande pourquoi Israël a mis autant de temps pour mettre en application des règles simples de réciprocités.

Malgré toutes les bonnes volontés d’Israël à rechercher la paix avec ses voisins, ceux-ci obstinément interprètent cela comme des signes de faiblesse, et pire cherchent la capitulation d’Israël à travers à toutes leurs exigences. Le minimum de clairvoyance face à l’hostilité affichée (Propagande et attaques anti-israélienne, boycott, activisme pour délégitimer Israël, menaces en tout genre – voire les autres articles) consiste à appliquer les règles simples d’égalité dans les rapports qui lient les parties.

JERUSALEM, 23 mai 2010 (AFP) –

Une commission ministérielle israélienne a approuvé dimanche un projet de loi destiné à durcir les conditions de détention des membres du mouvement palestinien Hamas, en réponse aux « conditions inadmissibles imposées » au soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza.

« La commission ministérielle des lois a approuvé un projet de loi visant à retirer les avantages dont bénéficient des membres du Hamas détenus par Israël », ont annoncé trois députés israéliens de droite, qui ont eu l’initiative de cette proposition de loi.

« L’objectif est de donner au gouvernement les moyens de faire pression sur les groupes terroristes pour les amener à accepter un accord d’échange de prisonniers », ont-ils affirmé, accusant les mouvements palestiniens de garder Gilad Shalit « dans des conditions inhumaines ».

Avant d’entrer en vigueur, une telle proposition de loi, doit encore être adoptée en trois lectures successives par le Parlement, un processus relativement long, accompagné en règle générale de modifications substantielles.

Capturé à la lisière d’Israël et de la bande de Gaza en juin 2006 lors d’une opération revendiquée par la branche armée du Hamas et deux autres groupes armés palestiniens, le soldat Shalit qui a également la nationalité française n’a reçu aucune visite ni du CICR (Comité international de la Croix-Rouge), ni de sa famille, ni d’avocats.

Selon les propositions des trois parlementaires, les détenus palestiniens ne seraient désormais autorisés à être visités que par leurs avocats et une fois par trimestre par les représentants du CICR. Des restrictions devraient en outre affecter leurs conditions de vie. Ils ne seraient ainsi plus habilités à poursuivre en prison des études universitaires, et ne pourraient pas non plus regarder la télévision câblée ou recevoir des journaux et des livres.

Les autorités pénitentiaires auraient en outre la faculté d’ordonner leur détention prolongée en cellule d’isolement et de leur interdire pour des périodes indéfinies d’être visités par leurs familles ou avocats. Plus de 7.000 Palestiniens, dont 270 âgés de moins de 18 ans, sont détenus par Israël, selon le Bureau central palestinien des statistiques.

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, exige la libération d’un millier de Palestiniens détenus par Israël, dont des responsables de sa branche militaire accusés d’implication dans des attentats meurtriers, en échange du soldat israélien. Israël et le Hamas se rejettent la responsabilité de l’échec des dernières négociations sur un échange, menées par le biais de l’Égypte et d’un médiateur relevant du service de renseignements allemand.

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