François Hollande, candidat socialiste à l’élection présidentielle, a estimé vendredi nécessaire que les femmes journalistes travaillent « partout », en rendant « hommage » à la journaliste de France 3 victime d’agression sexuelle lors des manifestations en Égypte.
« C’est la responsabilité des rédactions » d’envoyer ou non une femme mais « il y aurait une forme de démission d’empêcher des femmes d’aller faire leur métier de journaliste y compris dans les zones où elles sont en danger », a-t-il déclaré à la presse lors d’un déplacement à Villeurbanne (Rhône), où il était accompagné discrètement par sa compagne, la journaliste Valérie Trierweiler.
« Les femmes elles-mêmes doivent se mobiliser pour défendre ce qu’est l’exercice d’une profession partout. Car ce que veulent ces intégristes, c’est qu’il n’y ait plus de femme qui vienne regarder et témoigner des violences qui sont faites à d’autres femmes », a-t-il ajouté. M. Hollande a rendu un « hommage » appuyé à la journaliste de France 3, « pour le métier qu’elle exerce et pour les risques qu’elle a pris ».
En cette journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, le candidat à l’élection présidentielle a visité en banlieue de Lyon une association d’aide aux victimes, VIFF-SOS Femmes. Il a proposé « un grand programme éducatif » pour prévenir les violences faites aux femmes. « Nous avons besoin d’éduquer, dès le plus jeune âge, sur ce qu’est la différence des sexes, ce qu’est le comportement, le respect », selon lui. « Il ne s’agit pas de mettre des moyens considérables » mais de provoquer « une prise de conscience, une mobilisation de la société », a-t-il précisé.
VILLEURBANNE (Rhône), 26 nov 2011 (AFP)
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