Le président élu François Hollande a affirmé jeudi soir que le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, l’avait « éclairé sur la façon dont il jugeait la période et quelles informations il pouvait lui communiquer sur la crise grecque ».
Avec M. Juncker « nous avons évoqué l’avenir de l’Eurogroupe », a déclaré M. Hollande lors d’une visite de la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, après avoir rencontré le chef de l’Europegroupe à son antenne présidentielle.
« Il m’a éclairé sur un certain nombre de sujets », a-t-il ajouté, soulignant qu’il connaissait « bien » M. Juncker.
S’agissant de la crise grecque, le nouveau chef de l’Etat a jugé que « pour l’instant il y a une crise politique » et qu’il y avait « aussi un rebond de la crise grecque au sens de l’incertitude ».
A propos de la visite annoncée puis reportée d’Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche radicale grecque Syriza, M. Hollande a expliqué que ce dernier « avait demandé à (le) rencontrer ».
« S’il était devenu chef de gouvernement, cette demande aurait été satisfaite, a-t-il dit, ajoutant: « En « tant que leader d’un parti, je ne peux pas à ce stade le rencontrer ».
M. Tsipras a mis fin mercredi à ses efforts de former un gouvernement de gauche anti-austérité, cédant la main à son rival socialiste, Evangélos Vénizélos, qui dispose s’il le souhaite de trois jours.
10-05-2012-AFP (Paris)
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