© 2009 AFP (Franck Fife)
La Ville de Paris s’est activée pendant l’été pour affronter une éventuelle pandémie de grippe H1N1 avec la mise en place d’un “plan blanc élargi” sous l’autorité de l’Etat et elle affirme que “la rentrée scolaire va se passer dans des conditions normales”.La Ville de Paris s’est activée pendant l’été pour affronter une éventuelle pandémie de grippe H1N1 avec la mise en place d’un “plan blanc élargi” sous l’autorité de l’Etat et elle affirme que “la rentrée scolaire va se passer dans des conditions normales”.

Alors que plus de 1.200 cas ont été recensés et qu’il y a eu deux décès en métropole, la capitale a achevé son “plan de continuité des services” pour faire face à toutes les éventualités.

La rentrée scolaire, à partir du 2 septembre, “va se passer dans des conditions tout à fait normales”, assure-t-on au cabinet du maire, Bertrand Delanoë (PS), où l’on fait état de mesures d’hygiène renforcées: “les locaux sont adaptés pour cela avec tous les moyens de protection nécessaires (savon liquide, solutions hydroalcooliques, serviettes en papier…)”.

En cas d’alerte maximale (niveau 6), les “services fondamentaux de l’état civil, du ramassage des ordures, de la production de l’eau, du chauffage collectif ou des services funéraires seront assurés”, explique-t-on de même source.

Toujours en cas de pandémie, “32.000 agents (sur un total de 49.000) qui n’ont pas d’enfants de moins de 12 ans sont mobilisables” mais, précise-t-on à la mairie, “il n’y a qu’un seul pilote dans l’avion, c’est l’Etat”.

“L’Etat et la Ville sont obligés d’adapter le plan en fonction de ce que l’on connaît de ce virus, très contagieux mais de faible dangerosité”, ajoute-t-on.

“Nous sommes en train de nous organiser pour être en mesure de vacciner environ deux millions de personnes à Paris au fur et à mesure que les vaccins seront disponibles”, a indiqué à l’AFP Philippe Coste, directeur des affaires sanitaires et sociales de Paris.

Des cellules de crise sont prêtes dans chaque arrondissement, des centres de coordination sanitaire et sociale pour orienter la population sont prévus ainsi que des centres de consultation dédiés pour pallier l’insuffisante capacité des hôpitaux. La Ville mettra également à disposition de l’Etat des locaux, notamment des gymnases, pour procéder aux vaccinations.

Le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen souligne que les hôpitaux parisiens travaillent déjà “à flux tendu”. Il redoute un risque de “pic pandémique pendant le mois de septembre” et “les vaccins risquent d’arriver après”.

Sachant qu'”il faut faire un rappel au bout de trois semaines, on s’attend à ce que soit compliqué”, explique-t-on à la mairie, ajoutant que “pour les enfants, on ne sait pas quand le vaccin sera disponible”.

D’ores et déjà, cinq millions de masques sont disponibles pour les agents de la Ville investis de missions opérationnelles ainsi que des masques chirurgicaux pour éviter la contamination dans les collectivités comme les 450 crèches. Celles-ci, au même titre que les 660 écoles, pourront être fermées, sur décision de l’Etat, s’il y a plus de trois cas avérés en une semaine.

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