Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

Le 19 février 2014, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se sont de nouveau rencontrés à Ramallah pour examiner les conditions dans lesquelles pourrait intervenir l’accord israélo-palestinien.

L’un des points d’achoppement porte toujours sur ce que les palestiniens appellent « le droit au retour » en Israël, des descendants de ceux qui ont quitté la Palestine en 1948 et en 1967. Le secrétaire d’Etat américain serait enclin à l’envisager pour certains d’entre eux, mais Mahmoud Abbas exige l’application stricte de la résolution 194 de l’Onu du 11 décembre 1948 qui stipule que les réfugiés qui souhaitent rentrer dans leur foyer et « vivre en paix avec leurs voisins », doivent pouvoir le faire « le plus tôt possible » sauf à percevoir des indemnités pour ceux qui s’y opposent ou pour ceux dont les biens ont été perdus.

En fin stratège, Mahmud Abbas a donc répété qu’il était « nécessaire de trouver une solution juste à la question des réfugiés (telle que prévue par la résolution 194 de l’ONU), et résoudre toutes les questions conformément à la légalité internationale, pour trouver une solution politique pacifique ». Il considère ainsi que le droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël est une donnée intangible, incontournable (qui relève du Droit international) et que l’absence de paix trouvée entre palestiniens et juifs est la conséquence d’une absence de consensus sur la question. Bien évidemment les thèses qu’il assène sont fausses, non seulement parce que les conditions du retour des palestiniens prévues par la résolution 194 sont inapplicables mais en outre parce que la résolution a prévu une alternative au retour, en l’occurrence la perception d’indemnité pour les palestiniens qui auraient perdu leurs biens ou qui ne souhaiteraient pas revenir en Israël (comme cela se rencontre dans les sociétés démocratiques en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique).

S’agissant du retour des palestiniens, l’article 11 de la résolution du 11 décembre 1948 a subordonné sa mise en œuvre à des conditions, de délai (le plus rapidement possible, non 65 ans plus tard), de dispositions d’esprit (ceux qui veulent vivre en paix avec leur voisins, non ceux qui veulent détruire Israël), d’existence physique de biens immobiliers (il s’agit de ceux qui avaient un foyer, désormais ils n’en n’ont plus) et enfin quant au titulaire du droit (les personnes ayant quitté leur foyer, non leurs arrières petits enfants). Faute de remplir les conditions, les descendants des palestiniens concernés ne peuvent prétendre qu’au versement d’indemnités.
En réalité, les raisons pour laquelle Mahmoud Abbas et les palestiniens s’attachent tant à ce soit disant « droit au retour des réfugiés palestiniens » sont étrangères à la reconnaissance d’un droit particulier.

Il s’agit tout d’abord d’instituer une culpabilité collective du peuple juif dans la création d’Israël, comme si les juifs étaient collectivement responsables de la souffrance et des malheurs du peuple palestinien, (ce mécanisme reprend un peu la culpabilité du peuple juif, mécréant et assassin, inventée dans le texte des Evangiles, et rabâchée pendant deux mille ans dans les Eglises chrétiennes). Pour les palestiniens, c’est un peu comme si les juifs devaient s’auto flageller pendant l’éternité ou tout au moins jusqu’à ce que les descendants des palestiniens de 1948 se soient établis sur la terre du mandat Britannique.

Invoquer ce droit imaginaire au retour des réfugiés palestiniens, permet en outre de délégitimer Israël. En effet, s’il était reconnu l’existence d’un « droit au retour » des réfugiés palestiniens (qui deviendrait ultérieurement « un droit au retour des palestiniens » à l’instar de ce qu’Israël a institué pour les juifs de diaspora), cela signifierait qu’Israël s’est construit artificiellement sur la terre d’un autre peuple à qui il est tenu à restitution avec une disparition programmée, lorsque les descendants palestiniens s’y seront établis.

Enfin, et surtout, si le droit au retour des réfugiés palestiniens n’a aucun fondement juridique, historique ou en équité, (puisqu’il s’agit d’un concept inventé comme le peuple palestinien lui-même), il motive ses troupes dans la poursuite du combat contre Israël.

C’est précisément l’objet du discours de Mahmoud Abbas lorsqu’il soutient, le 19 février 2014, qu’il ne cherchait pas à « inonder Israël avec des millions de réfugiés » palestiniens comme s’il pouvait décider seul du nombre qui viendrait s’établir en Israël (pour sa part, le secrétaire d’Etat américain serait favorable à l’exercice de ce droit pour quelques milliers de palestiniens). Bien évidemment, il n’est pas possible de dire à des millions de personnes « vous avez des droits, mais vous ne pouvez pas les exercer, ni en jouir », sauf à amplifier leur détermination, la sécrétion d’adrénaline et l’envie de lutter pour conquérir des droits dont ils seraient bafoués.
Il en est de même lorsqu’il soutient qu’il n’est pas nécessaire de « re-diviser » Jérusalem pour permettre l’établissement d’une capitale palestinienne dans le secteur oriental, occupé et annexé, de la ville. De qui se moque-t-on ? Il suggère d’une part que Jérusalem est occupée, mais que dans sa grandeur d’âme il y renonce. S’il était titulaire d’un droit, lui seul pourrait y renoncer, il ne pourrait le faire pour des millions de personnes. Ses paroles n’engagent que lui.

Toute la stratégie palestinienne vise donc à cultiver une frustration artificielle, en suggérant qu’Israël n’a pas le droit d’exister puisque fondé sur une spoliation injuste. Bien évidemment, le but exclusif des palestiniens n’est pas de créer un Etat viable (ils sont incapables de s’entendre entre eux, comme les musulmans en général), mais juste de détruire Israël et le miracle qui se produit depuis 65 ans.

S’ils veulent poursuivre leur thèse absurde, il serait préférable, pour eux de rechercher un droit au retour dans le pays d’où venaient leurs auteurs. Pour les palestiniens qui sont arrivés en Palestine pendant la période de la Palestine mandataire, le droit au retour pourrait s’exercer en Grande Bretagne, pour ceux qui sont arrivés en Palestine à l’époque de l’Empire Ottoman, le droit au retour pourrait s’exercer en Turquie, pour ceux qui sont arrivés en Palestine pendant la période mamelouk, c’est l’Egypte qui pourrait être leur prochaine destination, pour ceux qui sont venus en Palestine à l’époque des croisades, c’est incontestablement en l’Europe que le retour pourrait être organisé ; pour qui sont arrivés pendant les invasions arabes du 7ème, c’est un visa de longue durée en Arabie saoudite qu’il faudrait solliciter. Enfin, pour ceux qui étaient juifs et qui ont été convertis à l’Islam au 7ème siècle, il ne s’agira pas d’un « droit au retour » mais d’une « obligation au retour » que dans le judaïsme on nomme « téchuva », en se convertissant préalablement au judaïsme.

Si au contraire les palestiniens envisagent sérieusement de créer leur Etat afin d’y être souverain, ils doivent dépasser le fantasme de la destruction d’Israël, cesser de se convaincre de la faute originelle des juifs dans leur soit disant malheur, et comprendre que le seul droit dont ils sont titulaires, c’est celui de rester là où ils se trouvent.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

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5 Commentaires
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Richard

Les arabes quittent de partout leurs pays pour aller cracher sur le reste du monde, et il n’y a qu’en Israel qu’ils parlent de « retour », et il existe encor un bon ramassis de collabos pour chercher a leur donner raison.

barmoha andr

Les Juifs ont inventé Hollywood pour dominer le monde ??…..

Les Juifs ont inventé Hollywood parce que les antisémites ne voulaient pas d’eux dans les studios de l’Est des USA.

Les Juifs ont inventé « Hollywood » !!…
Diffusant de la musique, de la danse, des histoires, de la joie et du rêve…

Les Indiens ont inventé « Bollywood » !!…
Diffusant de la musique, de la danse, des histoires, de la joie et du rêve…

Les arabo-palestiniens ont inventé « Pallywood » !!…
Diffusant de la propagande, avec des histoires à dormir debout, de la mort, du rêve, celui de devenir « Shahid », avec 72 vierges « nymphomanes et bien dressées» qui l’attendent, dans un paradis pour islamo-fasciste…

CQFD André BARMO’HA

Laure

Les Juifs expulsés de façon sauvage par les pays arabes n’ont pu compter sur aucune aide, si ce n’est le droit de pouvoir s’installer en Israel, ou autre pays dans le monde. Leurs biens leur ont été confisqués, et ils n’ont pas bénéficié de cette manne que l’Europe distribue aux réfugiés palestiniens et à leur descendants depuis des décennies,dont ont profité et profitent encore grassement les Arafat,et autres successeurs, n’est-ce pas monsieur Abbas? Si le problème des réfugiés est résolu qu’allez-vous encore trouver comme autre ruse et chantage? il est temps de mettre dans la balance les indemnités dues aux Juifs expulsés des pays arabes.

Armand Maruani

{{Si on fait les comptes , les pays arabes devraient verser des milliards d’indemnités aux victimes juives .}}

{{Quant à leur  » droit de retour  » bidon qu’ils arrêtent de nous amuser .}}

{{Il faudrait arrêter et condamner Abbas pour ses crimes , en particulier celui de Maalot .

On ne discute pas avec des menteurs et des criminels , qu’il aille se faire foutre .}}

Ami Artsi

« en l’occurrence la perception d’indemnité pour les palestiniens qui auraient perdu leurs biens ou qui ne souhaiteraient pas revenir en Israël (comme cela se rencontre dans les sociétés démocratiques en cas d’expropriation »

Eh, Maître, c’est {{NOUS}}, Juifs, qui avons été expropriés ! Pas les Arabes dits « Palestiniens » !