Des graffitis anti-arabes ont été tracés sur des tombes du cimetière musulman de Mamilla à Jérusalem-Ouest, la police israélienne affirmant jeudi que ces inscriptions remontaient au mois dernier.
Les auteurs de cette profanation ont écrit « Mort aux Arabes » et « Prix à payer », sur les murs de 15 tombes de ce cimetière datant XIIe siècle, a constaté un photographe de l’AFP.
Une porte-parole de la police, Louba Samri, a affirmé à l’AFP que les « slogans avaient été peints déjà il y a plusieurs semaines » mais n’avaient pas été encore effacés par les autorités, sans expliquer les raisons de ce retard.
Le 8 octobre, des inconnus avaient profané des tombes dans deux cimetières de Jaffa, au sud de Tel-Aviv, l’un musulman, l’autre chrétien, et inscrit « Mort aux Arabes » et « Prix à payer », sur les stèles de 22 tombes musulmanes et de quatre tombes chrétiennes.
Des activistes pratiquent depuis des années une politique dite du « prix à payer », qui consiste à se venger sur des cibles palestiniennes à chaque fois que les autorités prennent des mesures qu’ils jugent hostiles aux implantations.
Sur une partie du cimetière Ma’man Allah, communément appelé Mamilla, où plusieurs saints soufis sont enterrés, est en cours de construction un « musée de la Tolérance » très controversé en raison de son emplacement.
Le musée est financé par le centre Simon Wiesenthal (du nom d’un ancien chasser de nazis décédé en 2005, NDLR), qui a édifié un musée éponyme à Los Angeles aux Etats-Unis.
JERUSALEM, 10 nov 2011 (AFP)
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