Le discours du président iranien boycotté à l’ONU
LEMONDE.FR avec AFPremier acte d’une journée qui pourrait tourner au bras de fer entre la chef de la diplomatie américaine et Mahmoud Ahmadinejad, plusieurs délégations occidentales, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont boycotté le discours du président iranien, lundi 3 mai, en quittant la salle lorsqu’il est arrivé à la tribune, à l’ouverture de la conférence de suivi du traité de non-prolifération (TNP) à l’ONU.

Mahmoud Ahmadinejad s’en est pris violemment aux pays dotés de l’arme nucléaire, notamment les Etats-Unis, les accusant de menacer le monde de ces armes. « Comment les Etats-Unis peuvent-ils être membres du conseil des gouverneurs de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique »>Article original alors qu’ils ont utilisé l’arme atomique contre le Japon ? », a-t-il lancé, accusant également Washington d’avoir utilisé des armes à uranium appauvri pendant la guerre d’Irak.

Le président iranien a également réclamé, dans le cadre d’une réforme du TNP, « la création d’un groupe international indépendant, tenant son autorité de la conférence ». Ce groupe, a-t-il dit, « devra fixer une date butoir pour l’élimination totale des armes nucléaires, avec un calendrier précis ».

DE NOUVELLES SANCTIONS OCCIDENTALES EN DÉBAT

Ce discours intervient lors de la conférence quinquennale sur le TNP. Le sommet vise à progresser en matière de désarmement et à renforcer la surveillance des programmes nucléaires dans le monde, alors que le Conseil de sécurité débat d’un projet occidental de nouvelles sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire controversé. Les Occidentaux accusent l’Iran de chercher à se doter secrètement de l’arme atomique, alors que Téhéran assure que son programme d’enrichissement d’uranium est uniquement civil.

Le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé l’Iran à se conformer pleinement aux résolutions du Conseil, qui exigent la suspension de ses activités d’enrichissement d’uranium et une coopération totale avec l’AIEA pour rassurer le monde sur la nature pacifique de son programme nucléaire. Il a exhorté Téhéran à accepter l’échange de combustible nucléaire proposé par l’AIEA en octobre dernier, affirmant que « ce serait une importante mesure de rétablissement de la confiance ».

Cette solution est dans l’impasse, l’Iran insistant pour que l’échange de matériels s’effectue en une seule fois et sur son sol, ce qui est rejeté par les autres puissances. Le chef de l’AIEA, Yukiya Amano, a affirmé lundi devant la conférence que son agence était incapable de confirmer que toutes les activités nucléaires iraniennes étaient pacifiques.

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