Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie s’opposeront à une résolution d’ultimatum à Israël

« US President Barack Obama chairs a UN Security Council summit meeting on foreign terrorist fighters in New York on September 24, 2014 »
Saul Loeb (AFP)
La Chine, la Russie et la Jordanie se seraient mis d’accord pour une résolution contenant un calendrier exigeant la fin de la souveraineté israélienne dans la bande occidentale du Jourdain et la création d’un Etat indépendant, selon des sources palestiniennes. Mais les mêmes sources rapportent que les membres de la délégation de Mahmoud Abbas à l’Assemblée générale de l’ONU à New York ont reçu un « non » définitif des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Australie concernant ce projet de résolution du Conseil de sécurité.
Les fonctionnaires ont rencontré des émissaires de tous les 15 Etats membres de l’organe des Nations Unies au cours des derniers jours afin d’évaluer la réponse à une telle résolution. La Chine et la Russie, ainsi que la Jordanie, auraient donné leur accord. Les autres Etats ne fournissent pas de réponse définitive.

De hauts responsables de la délégation ont déclaré au quotidien israélien Haaretz que la plupart des pays ont exprimé de la compréhension pour la situation difficile des Palestiniens à la lumière de l’opération Bordure protectrice et la suspension des négociations avec Israël. Certains représentants ont demandé plus de temps avant de prendre une position publique.
« Notre principal objectif à ce stade est d’obtenir une majorité de neuf voix, a affirmé l’un des responsables. « Même si à la fin les Américains utilisent leur droit de veto, cela mettra la position palestinienne dans une bien meilleure position pour prendre d’autres mesures, à l’Assemblée générale et auprès des organisations internationales. » Tous les projets de résolution de fond du Conseil de sécurité doivent avoir l’accord de tous les membres afin d’être adoptées. L’un des cinq membres permanents du Conseil – la Chine, la France, la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni – peut utiliser son droit de veto pour rejeter une résolution.
Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a vivement critiqué le discours du président de l’Autorité palestinienne, lors d’un diner dimanche soir avec le secrétaire d’Etat Kerry.
Jusqu’à dimanche, les Palestiniens continuaient à travailler les membres du Conseil de sécurité à la recherche d’une majorité, sachant que cela aurait surtout une valeur symbolique.
Les responsables palestiniens affirment que les États-Unis ont fait pression sur les pays arabes afin de recommander que la proposition palestinienne soit retardée de quelques mois.
« Nous avons entendu des commentaires dans les couloirs nous invitant à reporter [la résolution] pour diverses raisons, par exemple que cela saperait la guerre contre le terrorisme islamique ou affecterait les élections de mi-terme [aux États-Unis], » a déclaré une source à Haaretz. « C’est pourquoi [Abbas] travaille à réunir le groupe arabe pour les entendre déclarer qu’ils soutiennent le mouvement [palestinien], de manière à atténuer la pression américaine. »
Le porte-parole de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Rudeina prétend qu’un droit de veto des États-Unis sur la résolution du Conseil de sécurité « ne servirait ni les Américains, ni « la guerre contre le terrorisme menée par les Etats-Unis – parce que dans une telle situation, l’administration se tiendrait contre la justice et le droit international, et la plupart des pays dans le monde qui ont déjà reconnu un Etat palestinien sur les lignes de 1967. Les États-Unis se placeraient en opposition avec les nations du monde, et en particulier les pays arabes qui coopèrent avec lui dans la guerre contre le terrorisme. »
Selon Abou Rudeinah, la position palestinienne est soutenue par tous les pays arabes et a la compréhension de la plupart des pays. En ce qui concerne la position européenne, Abu Rudeinah affirme que tous les pays européens qui ont voté pour la « Palestine » il y a deux ans y seraient favorables cette année aussi, ainsi que d’autres pays. Il avance que la résolution serait proposée après les dernières consultations avec les pays arabes et les Etats membres, et sera présentée à tous, y compris les États-Unis.









































