Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé samedi que les Palestiniens étaient « contraints » de demander à l’ONU l’adhésion d’un Etat de Palestine à cause du refus d’Israël d’arrêter les implantations et de négocier sur la base des frontières de 1967.
« Nous allons aux Nations unies parce que nous y sommes contraints et ce n’est pas une action unilatérale », a déclaré M. Abbas à l’ouverture à Istanbul d’une réunion de l’ensemble des représentants diplomatiques palestiniens, en présence du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
« Ce qui est unilatéral, c’est la colonisation israélienne », a-t-il souligné.
« Avec (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu nous ne sommes pas parvenus à revenir aux négociations à cause de son refus de négocier sur la base des frontières de 1967 et d’arrêter la colonisation », a expliqué M. Abbas, déplorant l’échec des tentatives internationales en ce sens.
« Notre premier, deuxième et troisième choix, c’est le retour aux négociations », a-t-il répété.
« Comme le reste des peuples du monde (…) nous voulons être membres de l’Assemblée générale, membres de l’ONU, ni plus ni moins », a-t-il indiqué, rappelant que les Palestiniens vivaient sous contrôle israélien depuis 44 ans.
Un haut responsable palestinien a indiqué à l’AFP sous le couvert de l’anonymat que les démarches seraient finalisées le 4 août lors d’une réunion restreinte du comité de suivi arabe à Doha, avec la participation du Qatar, de l’Egypte et de l’Arabie saoudite.
La lettre officielle sera envoyée à l’ONU durant la première semaine d’août, selon la même source.
« Pour obtenir des résultats significatifs, nous devons parler d’une seule voix », a estimé le président palestinien, assurant que la décision d’aller à l’ONU faisait l’objet d’un large consensus, « du Fatah (son parti, NDLR) au Hamas » islamiste.
« Inchallah (par la grâce de Dieu, NDLR) la réconciliation palestinienne aboutira avant que nous allions à l’ONU », a-t-il déclaré, en référence à la réconciliation conclue le 27 avril entre les deux mouvements, actuellement dans l’impasse.
Selon lui, 118 pays reconnaissent déjà la Palestine sur les lignes de 1967, soit avant le contrôle israélien de Jérusalem-Est, la Judée-Samarie et la bande de Gaza, et le total devrait s’élever à 130 d’ici septembre.
Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, enlisées depuis neuf mois, les Palestiniens comptent demander à l’ONU l’admission d’un Etat de Palestine sur les lignes de 1967 lors de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies en septembre.
ISTANBUL (Turquie), 23 juil 2011 (AFP) –
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