Abbas : Je suis un héros. J’ai dit Non à Obama!
Abbas a refusé en bloc toutes les propositions américaines et même, a eu le brave culot d’exiger la libération de Marwan Barghouti, condamné à cinq peines de prison à vie pour terrorisme, en Israël.
En effet, tout allait bien pour lui, tant que Dahlan était considéré comme trop proche des Américains et surtout d’Israël.
Or, il semble que celui-ci cherche à revenir de son exil aux Emirats, avec le plein appui (financier) des monarchies du Golfe. On a vu, récemment, comment, avec ce soutien, le Général Al Sissi en Egypte, n’a fait qu’une bouchée de son prédécesseur. D’ici que l’exemple ait donné le même genre d’appétit à l’ancien chef de la sécurité à Gaza, l’affaire pourrait faire consensus à l’étranger, en vue d’une résolution plus accessible… Dahlan n’est pas sans traîner quelques casseroles et l’accusation de « collaboration avec Israël » n’est pas des moindres. 97 de ses proches militants viennent de subir la suspension de leurs salaires au sein du Fatah, car considérés comme séditieux… Après les règlements de compte Fatah-Hamas de juin 2007, ceux du Fatah versus Fatah rénové à Ramallah en 2014?
M.B

Si, par le passé, Abbas avait peur de la réponse du Hamas à la signature d’un accord de paix avec Israël, il est maintenant évident qu’il a aussi de bonnes raisons d’avoir peur de la réaction des responsables principaux du Fatah à tout geste qu’il ferait en faveur du processus de paix.
Ces rassemblements
Avant même que le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas ne quitte Washington pour prendre le chemin du retour à Ramallah, les responsables de l’Autorité Palestinienne se sont rués pour annoncer Article original que les pourparlers avec le Président Barack Obama, sur l’avenir du processus de paix étaient « un « échec ».
Ces responsables ont déclaré qu’Abbas avait rejeté l’essentiel des propositions faites par Obama, au cours de leur rencontre à la Maison Blanche, à commencer par l’idée de reconnaître Israël comme Etat Juif et de maintenir une présence militaire dans la Vallée du Jourdain. Abbas, selon ces responsables, a aussi, écarté comme « immature » la proposition d’Obama concernant le Statut de Jérusalem, parce qu’elle n’appelle pas à l’évacuation complète par Israël de la partie Est de la Ville.

Le rejet intégral, par Abbas, des propositions américaines, continues dans “
Au cours des mois passés, Abbas et ses principaux lieutenants et négociateurs ont répété à tue-tête leur ferme opposition à ces propositions, certains allant même jusqu’à accuser l’Administration américaine d’approuver la position israélienne et de faillir dans sa mission de médiation honnête dans le conflit.
Avant de se rendre à Washington, Abbas avait ordonné à l’AP d’organiser des rassemblements publics Article original en Judée-Samarie pour le soutenir.
Les employés de l’AP et les enfants des écoles ont été poussés dans les rues, afin d’ânonner des slogans de soutien à Abbas, l’exhortant à ne pas
Au moment du retour d’Abbas à Ramallah, l’Autorité Palestinienne a, à nouveau, organisé des manifestations de soutien pour lui. Le 20 mars, des centaines de salariés de l’AP et d’enfants en âge scolaire ont été envoyés pour accueillir Abbas devant ses bureaux présidentiels et le remercier d’avoir héroïquement résisté à la pression américaine.
Bassam Zakarneh, Président du syndicat des fonctionnaires publics palestiniens, a déclaré Article original que ces meetings sont destinés à féliciter Abbas d’avoir résisté « à la pression et aux
Les manifestations pro-Abbas se sont attirées les critiques de certains Palestiniens, qui disent qu’elles sont la copie conforme des manifestations organisées par les dictateurs et leurs services de sécurité, à travers tout le monde arabe.
“Ces rassemblements n’ont rien d’authentique ni de spontané” se plaint le professeur de l’Université de Cisjordanie, Abdel Sattar Qassem. « Ils sont
Abbas espère, maintenant, être transformé en héros, en disant à son peuple qu’il a eu le cran de dire « Non ! » à Obama et Kerry, tout au long de sa visite à Washington.
Abbas est cruellement en manque de soutien public, particulièrement à la lumière des tensions croissantes au sein même de sa propre faction dirigeante du Fatah. Au cours de ces derniers jours, ces tensions ont éclaté en confrontation ouverte, entre Abbas et le membre exclu du Comité Central du Fatah, Mohamed Dahlan.
Appuyé par certains
“C’est une
Le rejet par Abbas des propositions américaines est, également, attribué à la crise grave qui gangrène le Fatah de l’intérieur.
Si, par le passé, Abbas redoutait la réaction du Hamas à toute signature d’un accord de paix avec Israël, il est, à présent, totalement évident qu’il a aussi d’excellentes raisons de trembler devant les réactions de responsables importants du Fatah à tout geste qu’il ferait en faveur du processus de paix.
Tout ce qu’Abbas fait, pour le moment, consiste à continuer de demander à ses fonctionnaires publics et aux enfants en âge d’être scolarisés de descendre dans la rue et de chanter ses louanges par des slogans de soutien à son égard. Ces rassemblements sont destinés à envoyer un messager, non seulement à Obama et Kerry, mais surtout à ses rivaux au sein du Fatah.
Par Khaled Abu Toameh
21 mars 2014 at 5:00 am
gatestoneinstitute.org Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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{{ » Trois fois NON » ! . Est ce qu’une fois dans sa vie il a su dire » OUI » .}}
{{Pour Nous ces trois NON sonnent comme en écho aux trois NON de Khartoum .}}
{{Il faut être juste chez les arabes celui qui dit » oui » , il ne vit pas longtemps . Sadate le pauvre avait eu le courage de dire » OUI » on sait comment il a fini .}}
{{Ah ce » OUI » qui fait trembler le monde arabe !}}
{{C’est comme le » Casher » et le » Hallal « }}