C’est avec un immense chagrin et une vive émotion que j’ai appris la disparition de mon ami, mon frère, David Messas.
Depuis 1995 où il avait pris ses fonctions de Grand Rabbin de Paris, notre affectueuse amitié est restée constante et fidèle. Même après mon départ du Consistoire de Paris où j’ai exercé les fonctions de Premier Vice-président et de porte-parole de l’institution, nos liens n’ont fait que se raffermir.
Je me rappelle avec émotion ce petit bar en face du Consistoire où nous allions prendre notre café après des réunions dans une atmosphère de convivialité exceptionnelle. David me rappelait souvent ces rencontres.
David Messas était un homme d’une immense bonté, d’une douceur et d’une gentillesse égales avec tout le monde, ce qui le rendait très proche des fidèles de toutes conditions.
Issu d’une lignée de rabbins du Maroc, il était le fils du très regretté Chalom Messas, Grand Rabbin de Jérusalem. Il se référait en permanence à l’enseignement de son père qu’il vénérait et dont la mort l’avait rendu inconsolable.
Homme de grande érudition, David Messas a irrigué un Judaïsme ouvert à la modernité dans le strict respect de la Halaha. C’était un Rabbin grand, dans la pure tradition halahique, un Tsadik toujours humble, modeste, tolérant dans ses relations avec les autres.
C’était un personnage inoubliable qui ne laissait personne indifférent. Malade depuis plusieurs années, il n’avait jamais abdiqué, sans jamais se plaindre, avec un courage exceptionnel donnant à sa mission un caractère de sacré.
La disparition de David Messas est une perte irréparable pour la communauté juive de France et pour le Judaïsme dans son ensemble.
A son épouse Dolly, à ses enfants et à toute sa famille, j’adresse mon indéfectible amitié.
Adieu David. Ton souvenir demeurera en permanence dans nos cœurs.
Roger Pinto
Président du Mouvement Siona
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